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03/12/2010

L'étoile boiteuse

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C’était un petit d'homme, un sapiens bien plus ancien que l’âge de pierre mais pourtant pas assez grand pour celui des billes. Il avait décroché du ciel une agathe. Une sorte d’étoile boiteuse, toujours en rebonds d’étincelles et vrilles d’ellipse. Et pourtant, de son inconscience encore balbutiante, il savait déjà que celle-ci illuminerait tous les jours de ses nuits sans lune.

 

Alors il souriait !

 

Photo, Philippe Roussel

29/11/2010

Ce jeu...

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Tu sais,

Ce jeu où les ailes te poussent,

Ou l’élan devient l’envol,

Où l’essai devient l’essor,

Où le plus léger devient le plus fort.

Ce jeu même !

Qui peut aussi être tout le contraire :

Avec le lourd en labour,

Avec le dur en muraille,

Avec le massif en centrale,

Ce jeu que tu croyais savoir,

Ce jeu que tu croyais respirer,

Ce jeu qui devait t’aimer…

Et bien tu le perds !

Tu le brises,

Tu l’épuises,

Et puis il disparaît.

 

Demande à l’équipe de France, elle va t’expliquer…

 

Photo de Pascalou  enfin presque... 

23/11/2010

De fil en aiguille...

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Je lie,

Tu couds,

Il faufile,

Nous piquons,

Vous brodez,

Ils attachent…

Tu le connais toi ce jeu de couturière où des types sans un dé ni quelques aiguilles se tricotent le cœur rien qu’avec leurs mains ?

 

Photo, Philippe Roussel     

21/11/2010

Désir Amore à mort...

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Le décès de mon désir a occis le souffle de mon inspiration.

Pourrais-je rebondir encore ?

Le décès de mon désir à rompu l’ivresse de mes expirations.

Pourrais-je jaillir toujours ?

Le décès de mon désir a effacé le charme de mes respirations.

Serait-ce donc ça le manque d’amour ?

 

Photo, Matthieu  

15/11/2010

Désespoir de mon espérance ou espérance de mes espoirs!

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Désespoir de mon espérance ou de l’espérance de mes Espoirs !

Je dois vous dire que s’il y a bien une équipe  qui fait naître en moi tous les espérances, c’est bien celle des espoirs grenoblois. Et je dois aussi vous avouer qu’elle abat de sa surprenante fougue  toutes mes désillusions, tous mes accablements de spectateurs…

Tu sais, ces foutus gaziers avec la nonchalance déterminée de leur jeunesse, avec la certitude de leur beau tempérament et leur fabuleuse complicité, me font venir au stade avec quelques rides en moins… Ils me ramènent à l’envie, me ramènent à la vie, me font renaître au rugby !

Et bien oui ! Cette satanée bande a pris l’excellente habitude de jeter tout son cœur sur le terrain. De jeter dans la bataille tout un flot de sueur et d’ardeur, d’y rajouter quelques pincées, voire quelques pelles de talent, et d’arroser le tout d’une union indéfectible, et de l’épicer si besoin d’une bonne et belle générale…

A mes amis, les dix dernières minutes de cet épisode m’ont fait remonter la sève de mes 20 ans. Nos lascars étaient menés de 8 points quand une bataille rangée fit rage sur la ligne de front du bord de touche. Ça tombait comme à Gravelotte, pas un pouce de cédé ni d’un côté, ni de l’autre. Mais le sang ne coula que sur deux cartons, un de chaque côté… Avec pénalité à suivre  pour les toulousains. Allez comprendre… ?

 

Secoués les toulousains ! Retour dans leur camp.

Transcendés les enfants du Connétable !

La rage au cœur et une pénalité entre les perches !

16/11.

5 minutes à jouer. Renvoi.

Rucks sauvages en cascade dans les 22 grenoblois, pénalité pour eux ! Lucas Dupont la joue à la main et la vague déferle, elle balaie tout le terrain pour finir à deux mètres de la ligne adverse.

Faute toulousaine et carton jaune !

Mêlée grenobloise.

Ça joue autour.

Ça pick, ça go de tous les côtés !

Essai refusé !

Re mêlée,

L’arbitre indique que le temps est écoulé.

Ça re go, ça re pick !

Pénalité pour les rouge et bleu !

Lucas la joue encore à la main !

Ça pock, ça gi ! Ça Rick, ça rock, ça ruck ! Enfin j’sais plus… ! Mais Boronga poussé par tous ses copains s’écroule derrière la ligne !

16/16

Moi je suis debout sur mon siège et j’hurle à la mort ! Et autour de moi une bande de loups hystériques en font tout autant…

Putain de merde ! Il y avait bien longtemps que je n’avais pas éprouvé ça à Lesdiguières… J’ai le cœur en vrac. Les larmes au bord des lèvres. C’est bien vrai que je ne suis rien qu’une  midinette !

Le petit Johan rate la transformation. J’ai mal pour lui…

Le public est droit dans les tribunes et remercie pour ce vrai moment de bonheur !

 

Je ne sais pas si ces gamins ont des contrats. Je ne sais même pas s’ils intéressent quelqu’un. Mais moi tout ce que je peux dire, c’est qu’à l’étage supérieur, il y en a plus d’un qui feraient honneur…

 

 

Photo, Mak Boubeker      

              

13/11/2010

En tempête...

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Je ne connais rien au temps. Je veux dire par là que j’ignore tout des phénomènes météorologiques. Les anticyclones et les dépressions sont pour moi d’essence psychologique plutôt que natif du golfe Stream. Je pourrais cependant, faire illusion en vous citant toute la belle liste anthropomorphique des noms de baptême de tous les cyclones et autres ouragans.

Et pourtant, il y a bien des iles. Des traits de plages. Des bords de ligne, où je sais prévoir des tempêtes parfaitement localisées…

 

Photo, Philippe Roussel

11/11/2010

Wanted

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Nom : A. Wallaby

Age : Environ 35 ans

Description : Faciès patibulaire marqué par quelques estafilades et autres sutures profondes. Regard fuyant. Teint autrefois plutôt clair assombri désormais par les événements et autres intempéries croisés…

Celui-ci a fait les quatre cents coups sur tous les continents. Mêlé à de nombreuses affaires de haut vol, notre personnage a trempé aussi dans de multiples histoires sombres et boueuses…

 

Une récompense est promise à celui qui nous permettra de le retrouver, car nous avons  quelques CONTES à régler avec lui…

 

Photo, Matthieu   

 

07/11/2010

De l'usure au désir

Voilà, comme une sorte de lassitude.

Comme un sentiment qui s’use.

J’aurais pu vous parler de l’étiolement de la liste de ce bon Lievremont …

J’aurais pu tout autant vu dire mon sentiment sur l’impuissance grenobloise à aimer la victoire en dehors de sa propre couche…

J’aurais pu encore discourir sur le beau tempérament berjallien dans la remarquable verroterie du Stade des Alpes où les toulousains nous ont rappelé que comme presque toujours ce sont eux les plus forts à la fin…

Sans non plus oublier la propension évidente qu’ont les équipes d’en bas à mettre la tête en dessous à celles du dessus…

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 J’avais effectivement tout un tas de bons et loyaux sujets à partager avec vous.

Et puis, je suis tombé sur une prise, sur une capture. Et ce beau butin m’a donné l’envie de vous parler d’amour. De vous parler des gentes demoiselles et du cœur qui anime leurs mains pour se saisir et se disputer l’unique objet de leur désir.

 

NB. Et longtemps je me suis demandé s’il fallait que je mette « désir » ou « désirs »…

 

Photo, Philippe Durand    

01/11/2010

Le rêve!

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Tu sais, j’ai fait un rêve étrange. Mon corps éthéré traversait en un éclair tout un horizon d’univers, une flopée de galaxies, et finissait par se réincarner dans un monde au ciel aussi black que tous les All. Et là, dans un improbable pré, balayé par les vents solaires, je découvrais médusé, une incroyable trace d’humanité !

 

Photo, l’extra-terrestre Philippe Roussel    

 

27/10/2010

Le mystère

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Le mystère des mêlées et de la sensualité, c’est toujours la victoire de l’ombre sur la lumière !

 

Photo, Laurent Frappat

 

23/10/2010

En abandon...

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Je t’aime,

Un peu,

Beaucoup,

Passionnément,

A la folie,

Pas du tout…

Quand refleurissent les corolles des loteries ardentes, tu peux voir au beau milieu de leur pré,  un vieux carcan d’attelage en rouille, abandonné là par quelques yacks en vadrouille…

Se pourrait-il que les bœufs soient amoureux ?

 

Photo, Philippe Roussel

19/10/2010

Des espoirs, et de l'avenir du FCG à celui de ma retraite...

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Décidément, je ne vaux pas grand-chose. En plus d’être le genre d’encourageur volatile, voire évaporable, je suis aussi un manifestant absolument fantôme. Et pourtant j’ai commencé à user mes os au boulot quasiment à l’heure même où je déployais ma première et somptueuse feinte de passe sur les pelouses insoumises de mon vieux quartier prolétarien … Pour ma défense, il faut quand même que je vous avoue, que mon abandon de poste sur le front miné de mes futures belles années de retraité fut justifié par ma présence hurleuse et volontaire sur celui tout aussi explosif du superbe match opposant les espoirs grenoblois à leurs homologues de Montpellier. Bien m’en a pris, j’assistais sous le crachin à un match superbe. Il faut dire que d’avoir croisé le joli sourire de l’inconditionnelle admiratrice des circonvolutions de ma plume acrobate avait retendu un soleil sur l’horizon de mon humeur chagrine.

Ces satanés joueurs  espoirs font preuve d’un sacré gros tempérament fourré à la belle confiture de leurs certitudes. Ces gaillards jouent, s’envoient et s’acharnent sans jamais se départir d’une glorieuse bonne humeur. Ils emportèrent le scénario  de ce match dans les dix dernières minutes en plantant deux essais qui auraient mérité d’être inscrits au palmarès de quelques festivals de cannes. Et là, je voudrais ajouter, qu’il y a dans cette équipe, quelques jeunes premiers qui pourraient être intégré ou réintégré dans le casting de la production plus professionnelle et hollywoodienne… Et je pense notamment à Jonathan Quinnez, ce garçon transpire la classe autant qu’il mouille le maillot dans l’exercice du plaquage sanglant. Le voir sur la pelouse d’honneur à l’étage supérieur me remplirait de bonheur, tout autant que le retour de Lucas Dupont me mettrait en joie…

Après cette goûteuse mis en bouche, je grimpai dans ma tribune empli de toute l’espérance que la belle jeunesse venait de me distribuer. Ô bien sûr ! Vous allez dire que je fais maintenant mon malin, et qu’en vérité à l’heure du coup d’envoi je n’en menais pas large. Et bien, effectivement, en guise de confiance, j’avais surtout des doutes… Doutes qui furent rapidement levés par la magnifique entame d’une smala grenobloise enfin retrouvée. A croire que le ciel mouillé et la bise aiguisée avaient affuté les tempéraments jusque là pas trop trempés des hommes en rouge et bleu. De l’envie. De la hargne. Des intentions. Voilà ce que je demande quand je m’en viens à Lesdiguières. Avant d’espérer le Top 14 ou même une simple place qualificative dans les cinq premiers… Moi tout ce que je souhaite en pointant ma face dans les travées de ce stade mythique, c’est de voir des types qui s’envoient ! C’est sentir le désir, la jubilation, la joie de jouer, les sentiments partagés… Et je crois que si tu n’as pas déjà ça, ce n’est pas la peine d’espérer d’aller plus loin ou plus haut… Et je voudrais dire, que Marvin  O Connor (Driscoll) et Pierre Aguillon sont les joueurs emblématiques de cet état d’esprit. Et puis, voir dimanche matin, dans l’émission « Rencontre à 15 » le père Aguillon entonné la chanson dans un vestiaire en fête, me conforte dans l’idée que l’avenir du FCG est (peut-être) un peu plus radieux que celui de ma future retraite…                          

16/10/2010

La belle burqa...

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Je n’aime pas la religion portée en ostentation. Mais j’aime beaucoup la belle broderie de cette vivante burqua…

 

Photo, Philippe Durand  Les Coccinelles du GUC "en prière"

09/10/2010

Le trésor...

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Tu sais,

Je ne l’ai jamais dit à personne.

Un jour, le jour de mes trois pommes.

J’ai trouvé une cassette.

J’ai inventé un trésor.

Et depuis,

Je partage tout mon or…

 

Photo, Alain Meyer

 

PS : Aujourd’hui, mon or est européen… 

05/10/2010

Un amour de rien.

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Ne penser à rien,

Ne penser qu’à ça,

Ne penser qu’à toi.

Avoir tes lignes en mémoires,

Avoir tes hanches en espoir,

Avoir sous ma main ton grain.

Tu es de ces amours en attache,

Tu es de ces câlins sans chagrin,

Tu es de ces baisers sans relâche.

Tu es tout ça !

Et presque rien…

 

 

Photo, Joël Salmon   

01/10/2010

Ovale Paris Match!

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Dans l’ombre de mes princesses,

Toujours tout contre elles,

Entre les bras de mes déesses,

Dans l’embrasure de leur palais,

Entre les lignes de leurs gloires,

Aux confins de leurs faiblesses,

Dans les odeurs de leurs alcôves,

Dans leurs Buckinghams,

Dans leurs Palaces,

Dans leurs misères,

Et dans leurs taudis aussi,

Toujours le même paparazzi !

 

 Photo, le Paparazzi

 

28/09/2010

En rupture?

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De corps à cris, de cris à corps,

De corps à cœurs, de cœurs à corps,

De corps accorts en désaccord de corps,

Plaquer ! Ne serait-ce pas la plus simple des ruptures...?

 

Photo, Philippe Roussel 

22/09/2010

Tu sais *Fabrice...

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Tu sais Fabrice, je voulais vraiment fermer ma grande gueule. Je ne désirais pas l’ouvrir, vu qu’en ce début de saison je suis plutôt un supporter volage. Un de ceux qui se la ramènent que quand ils n’ont rien d’autre à bénir… Samedi, c’était ma première surprise-partie de l’année, mon premier rencard  avec Lesdiguières, ma première buvette aussi... Et dans cette belle soirée où l’été indien semblait fléchir, juste avant le match, je faisais part à mes associés de houblon des doutes qui m’habitaient sur la composition de ton équipe.

Moi, connement, avec ma mentalité de rugbyman empaillé aux sentiments exacerbés qui me font monter les larmes dès que l’on évoque les matchs de guerriers de l’époque où les mêlées n’étaient même pas encore télécommandées et où les tees n’appartenaient qu'à ces endimanchés de golfeurs. Et bien,  je croyais moi,  que pour se présenter sur la pelouse de notre bon Connétable, il fallait tout de même connaître un peu de l’histoire commune… Savoir le sens des étoiles entre le Drac et l’Isère, et que Finet et Alberto ne sont pas des poètes locaux ou les pendants de Monsieur Stendhal. Que les Pepelnjak ne sont pas des fromages de brebis mais une foutue engeance de polak qui a grandi sur les terrils de Saint Martin d’Hères pour finir noir de suie dans la grande mine de labeur des avants grenoblois. Je croyais à tout ça et bien plus encore…

Je croyais surtout, que pour faire un groupe, une famille. Il faut quand même que quelques survivants se souviennent de l’histoire familiale… Que pour travailler, pour rire, pour pleurer, pour mourir, survivre ou jouer, il faut bien sûr que les hommes se connaissent. Samedi dernier, il n’y avait pas moins de onze ou douze nouveaux joueurs sur le terrain à l’entame du match. Le capitaine n’avait qu’une saison derrière lui, et le plus ancien au club qu’une de plus. Je trouve sincèrement que cela fait un peu juste… Et que l’on ne vienne pas m’agiter sous le nez toute la litanie du rugby professionnel. Que Toulon le Racing l’on fait ! Qu’ils sont maintenant cosmopolites. Qu’ils ont table rasée et qu’ils sont sur le point de réussir… Ils l’ont fait c’est sûr ! Avec quelques champions du monde.  Ça aide…

Je ne fais ici le procès de personne, le rugby est un jeu difficile, le gérer certainement plus encore… Mais il me semble qua pour aller de l’avant, pour réussir les parcours ardus. Il faut que quelques choses se tissent entre les hommes. Et que pour tisser cela, il ne faut pas toujours défaire le canevas…

 

* Fabrice Landreau, manager du F.C. Grenoble

 

Photo, Starmust38

 

Grenoble 16 / Bordeaux 16

 

20/09/2010

Et pourtant...

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Et pourtant, Dans le ciel ténébreux de nos destins laborieux, deux ou trois fois par semaine, une lumière divine éclairait généreuse nos pauvres âmes en mêlée mais jamais égarées…

 

Photo, Philippe Roussel

18/09/2010

What god?

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Je me suis abonné à toutes les écritures,

Me suis prosterné à tous les autels,

Fait tous les sacrifices,

Adoré toutes les idoles…

Mais  je n’ai jamais croisé aucun dieu, qui invente de tels sourires.

 

Photo, Joël Salmon