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11/02/2011

Entre rade et Edimbourg...

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Décidément tout fout le camp sur la rade. Les dieux et les rois sont bretons, et les saucisses de port sont issues, goguenardes,  du haut duché savoyard. Il y a peut-être, maintenant,  plus que les joueurs de babyfoot pour avoir en mémoire tous les noms bénis des beaux guerriers d’antan…

 

Et moi demain, je pars voir si Edimbourg est toujours en Écosse !

Et non je ne vais pas à Dublin, il me semble que les batailles inter-celtiques ont toujours ce charme désuet d’avant…

 

Photo de Matthieu  

06/02/2011

Méd'Art

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Il faudrait avoir toujours un Médard dans le plac’Art,

Quelques artistes en réserve,

Il faudrait avoir toujours quelques gouaches en supplément,

Quelques couleurs en conserve,

Il faudrait avoir toujours la belle musique écrite,

Quelques instruments en verve,

Il faudrait avoir toujours les mots qui font les jolies lettres,

Quelques billets qui servent,

Et alors peut-être aurions-nous un instant de maîtres… ?

 

Décidément le rugby est un art contemporain.

La récupération est la matrice de son expression.

Maximum Méd’Art recycle les veilles balles perdues,

Pour composer quelques ballons, parfois inoubliables…         

02/02/2011

Les mots/les tampons!

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Le placage c’est comme le langage : Il faut laisser les syllabes cascader au fond de la gorge. Laisser aux mots et aux gestes le temps de tinter contre les parois de la caboche. Prendre le temps que les épaules articulent. Bien mastiquer. Bien mâcher la peur sur le bord encore un peu tendre des dents lactées de l’envie. Et puis la parole vient. Le vocable se dessine. Les babilles se défilent. Le courage apparaît. Le désir l’anime. Et là, l’enfant est prêt !

Le placage, c’est comme le langage. Il faut du temps, de l’éducation, une famille, et un brin d’affection…

 

Photo, Alain Meyer

31/01/2011

Drôle de saison: Une fleur en hiver

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Drôle de saison !

Plomb sous la voûte,

Mélasse aux dents des godasses,

L’îlot mêlée qui fume,

Main-courante figée.

Et pourtant,

Sur la colline,

Une fleur tricotée…

 

Tu, sais, de ces boutons taillés par le cœur gourd d’amour de quelques grand-mères jardinières…

 

Photo, Philippe Roussel  

29/01/2011

Le fils à Jo.

 

le-fils-a-jo-2011-19328-614741362.jpgLe fils à Jo, j’aurais tellement aimé signer avec lui,  goûter à son vestiaire, mouiller son maillot. Mais je n’ai pas pour lui cet amour que je voulais inconditionnel. Je n’ai pas ce penchant partisan  que j’espérais  pour la cause.

Je n’ai pour ce film que de la tendresse. Je l’ai vu comme un conte, comme une fable qui t’esquisse les fins de vestiaires, les toreros de comptoirs, et te fait sentir les effluves incertains des chemises froissées aux derniers soupirs de quelques trois mi-temps. Et qui bien sûr te parle à travers le prisme d’une balle de la difficulté à transmettre tes gènes sans toujours croire qu’ils sont encore toi…

Je le voyais plus grand. Ou alors est-ce moi qui désirais trop fort… ?

 

Je voulais écrire mieux. Ecrire plus. M’expliquer encore, dire mon sentiment. Etre plus gentil, certainement… Doit-on être plus agréable uniquement par penchant… ?

Entre flaques et cils...

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Entre les flaques de ma banlieue,

Dans la boue de mon jeu,

Entre les cils des bagnoles,

J’ai dessiné sur la buée de ma vie,

Mes rêves ovales, 

Les pendants australs,

Et quelques voyages sidéraux...

 

Photo, Dominique Hasselmann

22/01/2011

Pouvoir en passe...

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Une jolie passe peut changer la face d’un match. Mais elle peut changer en même temps celle de son créateur.

D’aucuns diront qu’elle pourrait même changer la face du monde ou plus surement celle d’un destin. Ce vieux Silvio sénile et turgescent me le confirmait l'autre matin…

En revanche pour Bourgoin, je crains que son pouvoir soit un peu juste…

Comme quoi le pouvoir a des limites. Le sieur Ben Ali le consentait lui aussi en poussant son or, hier soir encore...

 

Photo Cielstudio

17/01/2011

Pour le plaisir...

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Rien à dire. Rien à ajouter. Juste regarder...

Ha si! Grenoble 37 Tarbes 10

Photo, Vincent Platel

15/01/2011

Hé Hop!

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Bon ! Ceci n’est pas une bête réclame pour dalle Gerflor ou quelque autre revêtement stratifié. Non, Je me disais simplement que je ne suis pas bien loti, et je voulais avec cette triste vue vous faire part de mon plus profond dénuement. Comme je suis un brave garçon que la décence étouffe, mon bon ami, le photographe Thomas Bianchin, a collé sur mes génitales parties une de nos deux œuvres communes. Œuvre que les meilleurs d’entre vous qualifieront (je n’en doute pas une seconde) de majeure dans la littérature Ovalienne. Et d’ailleurs je suis encore surpris que quelques éminentes récompenses littéraires  ne soient pas encore accrochées au cou de notre Ruck’n’Roll. Mais ceci est une autre affaire…    

J’en viens donc au fait. Dernièrement j’examinais la liste inter-minable(s) des illustres lustrés  adeptes de la brosse à reluire des pompes talonnées que notre cher locataire de l’Elysée avait Légion Honorifiés, quand au beau milieu de la lecture de cette kyrielle de sous-conseillers généraux, et autres milliardaires gras et dégoulinants je me rendis compte éberlué que sa glorieuse hauteur avait jeté dans son tombereau honorifique rien d’autre que son tailleur de costars. Certes, je reconnais volontiers que la tache est ardue, que pour mesurer ce corps et cet esprit  en constante mobilité et renversements étonnants, il faut à l’artiste aux ciseaux bien plus que la science couturière. Il lui faut en effet quelques qualités westernisantes pour  attraper au lasso l’objet de sa  dévotion décoratrice…

Mais quand même ! Il y a des limites au mérite !  

Sans parler des membres la confrérie argentière ornés eux aussi de la distinction chevalière au titre de leur grande inclination aux causes comptables et lumineuses par cet excellent, mais laborieux ex-ministre de la besogne et revendeur à la sauvette de biens  hippo-soldés qui finirent, comme l’aurait dit la belle Isabelle Adjani, de mettre mon humeur dans un état proche de l’Ohio.

C’est pourquoi aujourd’hui je me présente à vous nu comme un ver, et réclame solennellement à la République qu’elle pique en grandes pompes, à mon pubis ou à l’ourlet de mes bourses, voire au revers de ma clavicule sa plus haute distinction cajoleuse.

 

Je la mérite et pi c’est tout !

 

NB. Ceci est un frais billet dit de l’eider entravé, qui ne demandera qu’à être régulièrement renouvelé. Il vous suffira mes chers lecteurs, mes chers dévots, mon public aimé, de plébisciter cette fraiche rubrique pour que je la ponde à nouveau.                                   

11/01/2011

Voyage en mères...

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De l’importance du port d’attache,

Et de ces voyages d’entre les mères,

Qui font que les petits marins

Traverseront  les océans,

En se riant de la tempête. 

 

 

 Photo, Philippe Roussel

10/01/2011

Chez-nous

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Chez-nous, la cordillère descend jusqu’au bord de notre jardin. Et dans ce potager, poussent quelques plants de conquistadors qui vont cueillir leur trésor jusque dans l’éternité de cette  haie.

 

Photo de mon très cher Peppino

08/01/2011

Salle d'attente

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Si tu savais comme je les aime ces cliniques ouvertes où sur le banc d’attente les patients impatients attendent fiévreux que la maladie les gagne…

 

Etrangement, la seule façon de rester vivant !

 

Photo, Philippe Roussel 

05/01/2011

Dèjà...

Voilà, à peine quelques jours que cette année est déflorée, et déjà je perds un ami. Un de ceux que tu rencontres par, à travers et pour le rugby. En apprenant sont départ hier soir, j’ai jeté ces quelques mots. Je vous les livre ici avant de les dire devant lui…  

 

Le Mich nous a quittés. Il avait poussé dans les froides contrées du Haut Bugey où la rudesse climatique ankylose le fabuleux destin des artistes du débordement et condamne à jamais  les jolis faiseurs de passes croisées. Mais cette froide dureté fait  aussi magnifiquement pousser et rougir de plaisir les faciès des secondes barres et des beaux piliers. Sa chevelure avait la couleur de son jeu. Il arborait fièrement la flamboyance de son tempérament. Son rugby avait les veines gonflées par quelques bouillonnements ancestraux. Il aimait les ruades des mêlées, le parfum du camphre, et les rictus de ses plus tendres opposants. Le Rouquin ne jouait pas ! Il guerroyait. Il était de ces soldats insatiables qui ont le cœur aussi gros que leurs batailles. Il aimait la mailloche et les festins d’après. Il goûtait au partage, à la fraternité. Il était de ces hommes qui masquent leur tendresse derrière le swing de leurs poings. Qui ont l’affectif trop grand pour qu’il entre tout entier dans leur sourire. Le Mich, son amitié il fallait aller la chercher, il fallait la plaquer, l’arracher comme on arrache une gonfle dans un maul encore bouillant. Après, l’effusion n’était pas de mise, tu pouvais sentir son assentiment dans la ferveur de sa poigne, dans  la rusticité de son inclination. Il était comme tous ces hommes qui ont du mal à verbaliser, qui gardent au fond de leurs poches bien bourrées tous les mots d’attachements qu’ils n’osent jamais prononcer, le Mich en vérité, c’était un grand, un très grand sensible qui aujourd’hui ne poussera plus dans la mêlée de nos sentiments…

 

Adieu le Mich! Ou plutôt à bientôt... 

 

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31/12/2010

Je ne vous souhaite rien...

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Aux quatre coins du monde ou dans quelque univers, il y aura toujours un fou pour attraper le ciel…

 

Je ne vous souhaite rien,

Je n’ai pas assez d’imagination pour ça.

Je ne peux pas gommer les mauvaises humeurs.

Je ne sais même pas dessiner le bonheur.

Je peux seulement essayer de vous faire croire,

Qu’il faut continuer de sauter pour attraper le ciel….

 

Photo, Philippe Roussel 

29/12/2010

Le dernier troll de l'année...

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Ai couru hier dans les frimas nocturnes d’une année presque occise. Ai laissé sur la cocaïne réfrigérée du pré les empreintes effrénées de mon cœur aux guibolles absentes. Ai partagé les joies du jeu avec la moitié de mon âge. J’ai joué avec la jeunesse, me suis amusé avec mes vieilles années. Et sous ces lampadaires à l’éclairage myope, je me voyais pourtant sourire. Car dans la joie des muscles en souffrance, dans la moquerie des passes envolées, dans le miroir de mes sueurs luisantes, je retrouvais le farfadet que j’avais été. Celui là même qui tapisse mon enfance, celui des contes à rebours et des histoires jamais oubliées. J’ai encore sur moi tatouées toutes ses grimaces de guerriers. J’ai encore dans ma gorge nouée toutes ses larmes avalées. Il est de ces gnomes qui puisent leur sang dans l’histoire des hommes, dans l’étang des nuits et dans les jours noyés.  Il a au cœur les cultes païens et les prières originelles. Il aime les ripailles, les femmes alanguies et le vin au miel des ciels d’Italie.

Si vous allez quelquefois sur les bords des batailles où sur les terrains partagés des lutins aux canines protégées ferraillent. Approchez vous un peu. Regardez de plus prés. Aiguisez vos yeux. Et alors vous le verrez, le rictus de ce petit troll qui m’a toujours habité…                 

 

 La jeunesse, complice d’un soir s’était déjà enfuie,

Je suis resté un moment seul avec lui.

Seul avec mon jeu.

Seul avec le rugby.

 

L’ovale c’est un peu comme l’amour, on s’enlace…

 

Photo de Matthieu

24/12/2010

Mon père Noël est tout noir

 

Mon père Noël est tout noir. Non pas qu’il soit natif de Bamako ou que ses rennes élus aient été élevés dans les prairies de la côte d’ivoire où les cadeaux des urnes sont aussi improbables que ceux de notre cher grand-père. Mon père Noël est plus sombre que le vieux tout red car j’ai pour lui quelques vieilles rancœurs qui traînent dans la profonde hôte de mon enfance. J’ai quelques estafilades au cœur qui suintent encore, quelques cicatrices faites par les épines d’un sapin dont les pieds furent quelques matins de Christmas aussi vides que la nuit sidérale. Tu sais, ces périodes de vaches trans-parentes où toute la famille gratte le fond du ciel des tiroirs insondables sans jamais pouvoir y trouver le soleil. Et ce n’est même pas le manque de rien ou de presque rien qui me fait encore mal, mais bien plutôt cette obligation froide qui m’était imposée de devoir dire ou jouer devant mes complices de bitume la liste pourtant vide des présents que je n’avais pas espérés.  Alors oui ! Oui. Mon père Noël est tout Black ! Et ce n’est pas le deuil de mes quelques illusions originelles qu’il trimballe, mais bien la marque évidente de la seule chose qui me fait encore rêver. Il est tout black, il porte  sous son bras la plus belle de toutes ses offrandes, et il a au côté gauche une frêle fougère argentée.

 

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Présent arrivé hier de l’ile au long nuage blanc…              

18/12/2010

Top-Bonheur

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Le bonheur c’est comme la haute couture,

Il faut un peu de couleur,

Deux ou trois  accessoires,

Et quelques bouts d’essais,

Après, le bonheur peut défiler !

 

Photo, Laurent Lardière 

17/12/2010

L'essentiel du vent

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Quelquefois, en pleine tempête, il arrive que tu attrapes l’essentiel du vent.

Mais il se peut aussi que,  malgré ta voilure,  le vent soit plus fort que toi.

Et alors, il se peut encore, que la mer se dérobe sous tes pas...

 

Photo, Laurent Lardière

12/12/2010

L'ovale de peu...

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Tu sais il n’y a que ce jeu, ou plutôt un instantané de ce bonheur pour étonnamment réconcilier la gouache d’un Zola avec le divin. Pour entrelacer dans un emmêlement humain une étrange passion christique collective et les faciès mâchurés par la houille de la sueur, du sang et du champ laborieux et populaire. Et il me plait même de penser, que ce ne sont que dans les strates de ces matchs de peu, que les gens de rien en arrivent à sublimer ce game.

 

Photo de l’excellente Corinne Bultel       

07/12/2010

Armstrong...

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Armstrong  le rugby quelle histoire

C’est plutôt marrant

Une nana gonflant sa poire

Joue d’un instrument

Sans trompette et sans fard

Elle fait son numéro

Armstrong, sans crier gare

Les filles sont au tempo

Sans fanfare tôt ou tard

Elles luiront bien plus haut…

 

Photo Philippe Durand : Sum, demi d’ouverture à la partoche des coccinelles du GUC