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30/05/2011

Fulgence ce Hérault...

 

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Fulgence

Ouagadougou

Ou Pic Saint-Loup

La France

Burkina Faso

Le même Ouedraogo

Le bleu au fond des yeux

Sa peau c’est son maillot

Burkinabé

À Montpellier

Toujours le même Hérault…

 

Rien que l’envie de défendre les couleurs de l’endroit où il a grandi !

Je crois bien que c’est cela la vraie nationalité…

 

Photo, Eoin Mundow/Cleva Media 

 

25/05/2011

Conte de Pagelles: La suite

Conte de Pagelles, l’expo(complète) est désormais à la Maison des Associations de Toulouse. En voici l’affiche et le petit texte de présentation « Nos visions en mêlée » 

 

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22/05/2011

Les ailes du bonheur...

 

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Comme elles sont belles ces filles hirondelles qui agitent leurs ailes pour attraper le bonheur !

 

C’est quoi le bonheur ?

Juste un peu de vent,

Rien qu’une bricole,

Quelques cabrioles,

Deux ou trois coutures,

Un brin de culture,

Du vin pour la route,

Passer sous les gouttes.

 

Comme elles sont belles ces donzelles coccinelles qui agitent leurs pennes pour conjurer le malheur !

 

C’est quoi le malheur ?

Juste un peu de rien,

Rien qu’une faim sans fin,

Quelques camisoles,

Des voiles qui s’étiolent,

Du sang dans la blessure,

Plus de fenêtre au mur,

Une main sans histoire,

Tout un tas de petites gloires.

 

Comme elles sont belles les demoiselles qui s’emparent du ciel et de tous ses étages !

 

C’est quoi le ciel ?

Juste un peu de bleu,

Des larmes pour les yeux,

Rien qu’un grand trou d’air,

Ni fait, ni à faire,

Un truc à l’horizon,

Garni de démons,

Et de quelques anges de passage…

 

Comme elles sont belles les jouvencelles qui tendent leurs bras vers cet amant volage !

 

Photo, Sébastien Pultrone (enfin je crois...?)

16/05/2011

"Plus loin ensemble" Oui mais pas tout de suite...

 

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Il y a comme ça des jours à demi, des jours de pluie,

Il y a comme ça des soirées sans bal, des demies sans finale,

Il y a comme ça des matches chagrins, des espoirs sans lendemain,

Il y comme ça des « plus loin ensemble » que l’on imaginait beaucoup plus près sur notre horizon...

 

Photo, Peppino

10/05/2011

Les coccinelles

 

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Elles sont aussi belles que quelques coccinelles,

Elles libellulent leurs envies,

Elles butinent leur rugby,

Elles sont aussi princesses cigales,

Elles aiment chanter et faire les demoiselles,

Elles dansent ovale jusqu’à la fin du bal,

Elles ont le cheveu en tourmente et ce noir  au regard des lacs perdus de ma Lozère.

Elles sont vraies,

Elles sont vivantes,

Elles sont ce jeu tout simplement !

 

Elles, ce sont les filles du Rugby Club GUC Grésivaudan. Les coccinelles, qui en 5 ou 6 saisons sont aujourd’hui en demi-finale du championnat de France de deuxième division. A deux matchs de l’accession en poule élite du rugby féminin.

J’aurais pu choisir une photo d’équipe, voire même une photo de liesse après leur victoire en quart de finale contre Montpellier. Mais j’ai choisi ce magnifique portrait. Il me semblait qu’il y avait dans cette seule photo toute la beauté et la force collective de ces filles exemplaires…

 

Photo : Sébastien Pultrone (le chéri de Sum...)   

30/04/2011

A Brocéliande...

 

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Dans la mêlée de Brocéliande, les petits chevaliers viennent au monde avec le heaume sur la tête et le Saint Graal dans leurs mains. De là à dire que leur table est ovale…

 

Photo, Alain Meyer

18/04/2011

Les oeufs de Pâques...

 

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Le pré,

Le bonheur,

Les cœurs,

Les œufs,

Il y a comme ça des icônes qui n’attendent pas les Pâques pour que ressuscite mon âme d’enfant…

 

Photo, Alain Meyer

 

Depuis quelques temps je vous abandonne un peu. Certains travaux en cours m’accaparent un brin et me tiennent éloigné de mon clavier bien plus que je ne le voudrais… Mais je garde bien blotti au fond de mon cœur à outils tous mes sentiments ovales. J’aime cette belle fin de saison qui voit briller mon FCG, comme si ce beau temps d’avril éclairait par avance, son retour en Top 14…        

 

04/04/2011

Ballade Tango

Petite ballade Tango, interprétée par mon pote Pascal Agostini, dit le Peck, frère de charnière et de bières,  à nos années folles où le rugby était pour nous bien plus qu'un simple jeu... Il est aujourd'hui l'entraîneur des tangos de Privas en Ardèche. 

http://www.youtube.com/watch?v=uFOVs5jRbFg&NR=1 

26/03/2011

Toujours!

 

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Le rugby,

Toujours,

Au sein,

Au large,

Auprès,

A l’inté’,

A l’exté’,

Aux abords,

En débord,

En débit,

En répit,

En repu,

En repos…

Mais sans fin, il faut que tu restes là, en bordure de ton océan, pour goûter à ces embruns que tu respires encore…

 

Photo, Salvi       

13/03/2011

Les bulles sous le banc...

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La victoire,

Ça s’échappe des mains,

Ça file dans le vent,

Ça frappe une barre,

Ou ça s’évapore avec le mental dans les fumeroles de ta bricole…

Et alors, ta victoire se cache sous les bancs.

 

Photo, Matthieu  

09/03/2011

Les souteneurs appointés...

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Sur les trottoirs des landes scarifiées,

Les souteneurs nonchalants,

Attendent stoïques,

Que leurs services soient appointés…

 

Photo, Salvi

01/03/2011

Tournoiement à Edimbourg: The End!

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Décidément, cette journée semblait placer sous les meilleurs MAPA (synonyme d’auspices ou plus précisément d’hospices en ce qui nous concerne…) deux victoires françaises accrochées à notre tableau -Là je t’arrête lecteur ! Je vois bien que tu ricanes. Dis-toi que notre victoire est largement aussi importante que celle des bleus. Car c’est un succès authentifié ! Acquis dans des conditions d’ébergement déplorables ! Financée par une carte bleue muette, sans code, ni cryptogramme, autant dire inutile ! (bon là, c’est vrai je charrie un peu, car nous en avions une autre beaucoup plus efficace et généreuse, ce qui compensa largement la pingrerie d’un certain trésorier qui ne devrait pas le rester longtemps d’ailleurs…)  Sous la houlette d’un triste sire aussi compétant que Georges le fantôme ou un pet de cet in-con-pétant de président  Pino- Donc je me répète, DEUX victoires brillaient dans notre ciel pas encore étoilé (à ce moment là, il n’était que 17 heures environ…) Nous prenions donc congé de nos hôtes, qui voulaient à tous prix que l’on emportât les restes mortifiés de leur buffet sans vie…poliment nous refusâmes avec tact et doigté. D’ailleurs Fabrice notre coach bilingue (ses nombreuses conquêtes peuvent en témoigner…) Suggéra avec beaucoup d’à propos que la SPA locale devrait être très heureuse de nourrir son chenil avec ces restes royaux. Et moi, je conseillais quand même, d’en garde deux ou trois sachets pour mon morfale de Béru qui depuis sa plus tendre enfance se nourrit toutes les deux heures de tout ce qui lui tombe sous la canine (oui, oui ! au singulier, il n’en a plus qu’une…)  Nous serrâmes les  louches des vaincus et embrassâmes les plus belles de leurs femmes (privilège des vainqueurs…) et nous partîmes sans tambours ni trompettes voir si les bocs sonnaient mieux ailleurs.

Tu sais comme moi, fidèle reader, que les triomphes se fêtent.  Il nous tardait de bénir notre apothéose dans une chapelle des plus ardentes. De faire à l’envers le parcours divin que les saints d’ici avaient dessiné tout au long des étapes bénies que sont les pompes à bières (mais pas funèbres) distribuant pourtant à longueur de vies les extrêmes onctions de fin de nuit (putain ! elle est pas belle cette phrase !). Donc pour faire court, nous montâmes à l’abordage du premier pub mal défendu que notre équipage de pirates pilla sans aucune retenue…

A 20 heures notre excellent Nigel, nous avait réservé une table au Maxi’s. Restaurant réputé de bonne tenue, proposant une cuisine écossaise d’excellente qualité, chic mais pas guindé, où d’après lui, notre tempérament latin pourrait exprimer toute les déclinaisons de notre savoir vivre fleuri…

Seulement, à 19 heures 30 précisément, le financement de cette étape gastronomique nous claqua entre les doigts. The plastic money card de notre Nicolas bien aimé poussait son dernier soupir entre les lèvres pas tellement pulpeuses de son ultime amant de passage. Cet enfoiré de distributeur de billets refusait obstinément de nous livrer quelques livres… Il faut dire qu’il avait déjà beaucoup donné, trois mille pounds en deux jours, il fallait bien reconnaître que nous avions fini de traire la bête… Heureusement, le Mich de chez Perrin, notre excellent ex-coach, travailleur méritant de France Télécom, le Mike Giver de l’anti dépression et de la transmission numérique séminale, eut la sublissime idée d’appeler Pino, notre cher président déficitaire et immuno-déficient en science comptable et gestionnaire…

A genoux sur le trottoir, notre spécialiste en bigophonie expliqua dans les grandes largeurs l’ampleur de notre désarroi à la gouvernance sérénissime. Celui-ci, généreux et prolixe (quand il ne s’agit pas de sa propre bourse…) fidèle à ses origines mafieuses et trafiquantes nous délivra sans broncher le code de la cassette grosélandaise. La totalité des genoux de la bande rejoignirent ceux du négociateur sur le pavé détrempé, un immense « Alléluia » résonna entre les walls de la stree et nous partîmes ragaillardis vers notre dîner espéré.

Resto feutré, décor cosy, haggis de bonne éducation, saumons et agneaux estampillés Scotland, nous avions ici une bonne adresse. A part pour le vin, dont l’origine clandestine semblait plus obscure que les fondements de l’église anglicane tout entière.

Pour tout te dire mon cher anagnoste (bon là, les moins burnés au niveau du savoir prennent un dictionnaire…) il n’y avait pas foule dans notre auberge. Deux ou trois tables galloises nous accompagnaient dans nos agapes, l’ambiance  était un peu morose, voire mélancolique comme une amoureuse un matin de chagrin. Tu nous connais mon bel esclave (seuls ceux qui auront pris leur dictionnaire un peu plus haut, peuvent suivre…) quand il s’agit d’ambiance, le Gros Elan s’agite ! On a commencé par un Flowers of Scotland de bonne tenue, et puis Max, notre légionnaire légendaire, soixante quatre ans de conflit avec lui-même, membre émérite du front de libération de la croix de Savoie et de quelques unes de ses frangines, Chevalier du taste-vin des Abymes et des enfers, se mit au garde-à-vous pour nous pousser une émouvante Marseillaise. Quand un légionnaire monte au front, la troupe le suit ! Et là, entre ces murs historiques et une bouchée pas encore avalée, nous avons fait vibrer les cordes de nos armes vocales, nous avons rempli les sillons profonds de cette rengaine révolutionnaire et nationale du sang pas très frais de nos voix pas très justes, ce qui nous amena quand même, à faire suivre tout le répertoire… Les tables galloises nous applaudissaient de tous leurs poireaux. Les cuistots venaient même nous embrasser. La serveuse faisait un œil de velours à  ce grand fou de Claudius qui l’avait émoustillée dans un solo vibrant d’une version naturaliste et érectile de la célèbre comptine « L’homme, la femme, le chien ». Il n’y a que l’aubergiste qui décidément n’arrivait pas à apprécier nos belles chansons réalistes et imagées… A maintes reprises il vint pour arrêter cette représentation magnifique et spontanée. Et à chaque fois, mon Béru lui faisait sentir la grosse verrue qu’il arbore en bord de lèvres en lui faisant, sans respirer, un baiser des plus énamourés… Le type était devenu fou. A la fin, il nous a jeté l’addition sur la table, sans que nous n’ayons pu prendre le moindre entremet final.

Tu sais bien lecteur assoupi, que le vieux rugbyman sait toujours remercier la gent généreuse. Nous décidâmes donc sans façon de gratifier ce goujat hôtelier de la plus belle des sortes. Tout le bataillon prit de concert sa chaise sur l’épaule. A peine un instant pour accorder nos sièges musicaux. Une main sur la glotte et l’autre au maintien de notre cornemuse empaillée, et nous étions parti pour le défilé de la garde royale. Nous fîmes trois fois le tour du resto, saluant au passage toute la gentry Wales présente. Public qui était d’ailleurs au bord du décès tellement le rire les étouffait. Nous décampâmes ainsi au son si doux de nos musettes organiques…

« Woin woin woinwoinwoin Woin woiiiinnn…”    

Nous avons empilé nos assises sur un trottoir, 50 mètres plus loin, quand notre morceau folklorique prit fin… Sur le pas de sa porte, le patron atrabilaire hurlait à la mort !

 

Dis lecteur béni tu veux connaître la suite ? Bon d’accord ! Je te la fais présentement…

Tu ne me croiras pas, mais dans cette calédonienne capitale, c’est un pub irlandais qui nous tendit les bras. C’est la musique tout d’abord qui nous attira dans ses entrailles. Trois jeunes gaillards, officiaient aux instruments, des pointures,  aux classiques airs de l’Erin, d’autres plus pops, et certaines chansons des Pogues. Et pour les écouter toute une belle assistance variée et intergénérationnelle. Moi tu sais, je les sens bien ces doux instants. Je les hume ces moments sacrés et vénérables où l’on va pouvoir mettre le feu au décor… Et là, je dois dire que mon instinct naturel de chasseur d’émotion ne me trompa point.

L’anglo-saxon est un garçon plutôt stoïque, qui ne sait pas faire deux choses à la fois. Quand il y a de la bière de la musique et des demoiselles, il s’occupe avant tout de la première… Il est accoudé avec sa brune ou sa blonde gazéifiée, et les femmes pourtant sans barbe se rasent… . Je n’ai jamais pu supporter la mélancolie féminine, et ce soir là, il y avait pas mal de spleen à recolorer. En quelques notes et deux ou trois mesures, nous avions déjà remaquillé de la donzelle. Nous allions chercher les gamines, leurs mamans et quelques grand-mères. Une poignée d’étudiantes espagnoles un peu perdues sans les trompettes de la faena, finirent avec nous sur le sable de l’arène au milieu de notre corrida ! Les filles tournaient à bras rompus. Les chopes tintaient à nos oreilles émues. Nous étions biens ! Nous étions heureux ! Nous étions vivants ! 

La piste brûlait, les musicos se régalaient, la transe tournait au paroxysme… Quand une nana m’attrape par l’épaule et me dit :

« It’s funny, for a Welsh, you dance as French!”

Et moi de lui répondre :

« It’s normaly, ma chérie, I’m born dans les genets de ma douce Lozère ! D’ailleurs tu vas voir, je vais te montrer ma spécialité Folklorique… »

Et je grimpe sur le comptoir ! Ça tombe bien, la musique est lascive…Jeu de hanches suggestif et je vire mes deux godasses. Les filles se mettent à hurler. J’envoie ma chemise au pressing ! Merde les filles redoublent ! Bon dieu, c’est bien parti, je vais faire un triomphe !

Seulement là, il y a les deux sbires de l’entrée, harnachés comme des héros des forces spéciales, qui se pointent.

« Come down, and fast ! »

Moi :

« Attends grand, je peux pas faire ça aux demoiselles, laisse moi juste deux minutes, tu vas rigoler ! »

 L’autre :

« DOWN !! »

Et il me choppe le mollet à me faire péter les veines… Là j’ai compris qu’il valait mieux que je descende d’un étage… Mon public était déçu, et ma bande morte de rire. Ma questionneuse qui s’était égarée sur mes origines me ramena mes frusques, et le sbire me fit la bise…

Puis on remit le fire au floor, jusqu’à la fermeture, à deux plombes du mat’ !

Une mamie, qui trois heures avant m’avait juré qu’elle ne pouvait pas danser à cause de ses vieux genoux, ne voulait plus quitter la piste. Elle a fini par partir, tirée par son mari incrédule. En nous quittant, elle nous envoyait des baisers à pleines mains !

C’était la fin d’une journée bien remplie. Mon Béru me soutenait pour le retour. Nous étions contents comme des enfants.

Tu sais mon doux lecteur, c’est un peu cela que l’on recherche avec ma tendre bande. C’est retrouver le bon air de l’amitié, et les heures heureuses de nos âmes de potaches. C’est rire, c’est manger, c’est boire, et courir encore un peu…Et surtout croquer à pleine dents les moments joyeux que nous accorde le temps…

 

Le lendemain, alors que mon esprit et mon foie hésitaient entre l’Alka et le Seltzer, nous vécûmes les heures obligées de l’attente dans le no man’s land aéroportuaire où seuls survivent quelques sandwichs sans patrie…

 

The End !

 

N B. les faits de ce récit ne sont en rien fictionnels. Il s’agit de faits bien réels, vécus et bus jusqu’au fond du verre et à peine déformés par ma vision un peu troublée... Toute ressemblance avec une quelconque histoire inventée ne serait être que fortuite…

 

Remerciement : A Francis pour son organisation qui fut malgré mes dires…Irréprochable. A Nigel pour son extrême gentillesse et son accueil. A la bande de vieilles cornemuses en shorts pour nous avoir permis de courir encore un peu, et pour leur sympathique réception d’après match… Enfin à tous les participants de cette escapade joyeuse et délirante !              

28/02/2011

Contes de pagelles: L'expo!

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Voici l'affiche de l'exposition de Philippe Roussel, alias Salvi. Qui me fait l'immense honneur d'exposer mes mots accrochés à ses vues...

27/02/2011

Au jardin...

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Entre les choux,

Entre les fleurs,

Entre les choux-fleurs,

Il y a toujours un talonneur qui pousse…

 

Photo, Salvi

26/02/2011

Tournoiement à Edimbourg: part 5

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Nigel !

 

Dimanche matin : La tintaine dans le ciboulot et l’haleine plus chargée qu’un triporteur de la banlieue de Beyrouth, nous étions pourtant, avec mon alambic vertébré de chambrée, dans les premiers sur la ligne de départ pour le grand prix du breakfast. Moi je suis assez tartines et confitures, alors que mon lascar fait plutôt dans l’exotique.

Genre : Crêpes roulées de poitrine fumée avec crème de marron et Nutella à cœur.  Ou encore, haricots locaux sur canapé, couverts d’un drap de confiture de myrtille…

Putain ! Si t’es pas bien, ne viens jamais breakfaster avec mon zig. Sinon tu te retrouves direct au water, à genoux dans le zag. C’est un truc terrible ! A faire chialer l’ami Ricoré…

Une fois le buffet dévasté, nous avions Culture. Le château d’Edimbourg attendait notre assaut. En parlant d’assaut, pour grimper jusqu’aux vieilles pierres, il fallait subir ceux du weather. Un vent à te coller un slip sous le kilt, et un crachin poitrinaire tombé d’un ciel tuberculeux. Il fallait être motivé pour rendre visite à toute la dynastie des rois en-tartanisés. Une vraie pagaille dans l’arbre gynécologique calédonien, entre les Alexandre, les Robert, les jacques et leurs libellules…Sans parler de ces foutus angliches et leurs rois Edouard qui voulaient à longueur d’histoire crever les baudruches musicales de leurs voisins avaricieux et revêches. D’ailleurs, aujourd’hui encore le bazar continue ! Les anglais font du business et ce sont les écossais qui encaissent…Et de temps en temps ils se mettent sur la gueule !

Fin de l’aparté culturel. Et retour aux choses essentielles :

Ce midi, nous avions rugby !

Attends mon grand, te moque pas !

Un match international !

Les old boys de la Rugby Trinity Academy nous attendaient de bières (non pas de cercueil…)  fermes en ce dimanche midi. Nigel nous recevait dans son club, son fils officierait au sifflet (je sais ! je l’ai déjà dit…) Notre motivation était en panne d’érection. Il faut dire que le temps ajouté à notre effectif quelque peu fluet n’engageaient pas au corps à corps à la baïonnette. A peine 14 que nous étions, et une majorité pas de la dernière rosée… heureusement, malgré la légende, l’écossais est prêteur, et ce sont deux beaux gaillards qui vinrent faire regrimper nos actions, ou plus surement, notre moyenne d’âge…

Composition annoncée. Echauffement esquissé. La bataille écosso-grosélandaise pouvait commencer ! Alors là, il faut que je te dise tout de suite mon vieux lecteur (ouais ! je considère que le lecteur m’ayant suivi jusqu’ici sera dorénavant considéré comme un vieux pote liseur…)  Pour la plupart d’entre nous, il s’agissait de notre première expérience caléd’ovale. First game au pays du biniou. Dépucelage encollé au pays du scotch ! Mazette, on n’a pas été déçu. L’écossais est un garçon (même âgé) pragmatique, pour qui la ligne droite est le chemin le plus court pour péter dans la gueule de ces félons de frogs. Je dois dire que ces messieurs nous donnèrent un bon quart d’heure durant, une grande leçon de géométrie… 25 temps de jeu, pour autant de pick and go. Un cornemusier lancé en appelait toujours un autre, avec quelques déblayeurs pour faire joli sur la photo. Nous qui étions entrés sur le terrain avec des intentions de Bolchoï, il a fallut que nous quittions nos collants pour passer fissa le permis de bulldozer. Les poumons en zone rouge et les épaules brûlantes nous résistâmes, on se demande encore comment… C’est au moment où l’apoplexie était à son comble que survint l’événement du match.

Nous venions de récupérer le ballon (on ne l’avait même pas fait exprès…) Une envie de rendre tous les pick et tous les go à nos zozos nous animait, quand au détour d’un ruck, pollux, le mime mêlée, hurle dans ma direction :

« Georges à hauteur, viens,  lancé ! »

A côté de moi, Roger (un peu essoufflé) me regarde.

L’autre hurleur de plus belle :

« Mais putain tu vas y venir espèce de burne, faut que j’te pousse »

Roger me dit :

« Mais à qui y parle ? »

Moi :

« Euh là Roger tout de suite je vois pas… »

Et je te passe en un éclair tout le bottin de la grosélande. Mais pas de Georges à l’appel.

Le nabot avec un 9 dans le dos nous fait carrément une crise de nerf :

« Mais y vas y venir cette enclume ! Vas falloir que j’aille le chercher avec des baffes dans la gueuuuuuleeee !!! »  

Moi à Roger :

« Fais pas attention Roger, je suis sûr que c’est un coup des scottishs, y nous ont refilé un fantôme en plus de leurs deux players. Les fantômes ce n’est pas ce qui manque dans ces contrées. Encore un vieil international décédé qui avait envie de rejouer. J’l’ai toujours su, le pollux, il a un don pour ces choses là ! c’est pour ça qu’il est le seul à le voir »

Bon sur le coup, le pollux a fini par ce prendre un gros caramel, vu que son fantôme lui a posé un lapin… »

Et puis tant bien que mal, on a résisté aux mangeurs de haggis. Il n’y a que Marc sur son aile qui s’est fait un claquage à un ischio pourtant calcifié. Claquage survenu sur son vingt septièmes en-avant… Bon pour l’élongation, ça devrait aller. En revanche pour son cancer des mains, même la chimio ne peut plus rien…

 

Pour la petite histoire, nous avons atomisés les mangeurs de panses 3 essais à 2 !

Et l’explication pour le fantôme de notre demi, c’est tout simplement de la dyslexie. En effet pour notre cornaqueur énervé,  Roger s’était transformé en Georges. Va comprendre Charles !

Toujours est-il que Georges, le fantôme, continue de nous accompagner. Et s’il reste encore un peu avec nous, je crois bien qu’on le fera naturaliser…

 

Après cette splendide victoire nous regardâmes au club house de nos hôtes, la difficile victoire française à Dublin. Quelques bières précieuses nous aidèrent à faire passer une collation pour le moins surprenante…Tu m’étonnes que les britanniques aient été les plus grands colonisateurs du monde. Ils voulaient tout simplement fuir le plus loin possible la bouffe que leurs bourgeoises s’évertuaient à leur préparer…

 

A suivre…                                                                            

23/02/2011

Tournoiement à Edimbourg:part 4

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Bon, vous allez me dire que je m’acharne sur le programmateur. Vous allez même peut-être penser que je lui en veux, qu’il m’a surement fait quelque chose : Que possiblement, jamais il ne me donne le ballon, qu’il me saute toujours lors de nos plus belles actions, et que peut-être même il le fait avec nos femmes… Et bien là, je vous répondrais que vous avez l’esprit bien mal placé. Que je n’ai rien contre lui personnellement, mais que j’en ai surtout après ses nombreux atermoiements.

 

Ce garçon est étourdi,

Voir même un peu absent.

Qu’il erre,

Qu’il divague,

Oubliant les petits’dej’,

Se gourant aux réservations,

Son budget est élastique,

Nos bourses pour lui sans fond…

 

N B. Passage mis en mode poésie car ce garçon est lunaire, un rien  évanescent…

 

Et puis il faut dire que ce fameux samedi soir n’a pas aidé à me le faire aimer. Car notre planificateur chéri, n’avait rien planifié : Même pas listé une cambuse avenante, ni même validé un sombre bouge, encore moins coché une église, voire un estanco ou même un mobil home, où quelques soubrettes édentées au teint de Ale livide et au regard de Leffe éventée auraient permis à une horde aux abois de mordre dans quelques fricots d’arrière cuisine et de se tremper les dents dans divers lambics frelatés. Alors que personne ne l'ignore, les soirs de 6 nations à Edimbourg, nous ramènent aux plus belles heures de l’union soviétique où les magasins d’état avaient essentiellement comme étale, sur leurs trottoirs efflanqués, la queue éternelle de ses clients plantés. Oui mon cher lecteur, dans la capitale kiltée, et dans le déclin d’une journée ovale, il est plus difficile de s’accrocher au coup d’une pompe à bière qu’à celui de la princesse Anne. Et je ne te parle même pas de l’exploit de se sustenter…

C’est pourquoi et contre notre gré, que nous divaguâmes dans les rues luisantes, au son des chants étouffés s’échappant des gargotes où nous ne pouvions pénétrer. Au fil du temps, nous perdîmes des âmes, laissant moult compagnons dans l’huile indécise de friteuses surannées ayant fris toute la mer d’écosse et ses patates associées… Nous nous retrouvâmes qu’une poignée à battre le pavé devant une trattoria en vapeur, boursoufflée de ses tables par trop enlacées… Une négociation sévère, au front d’un patron volubile nous avait laissé l’espoir d’une table prochaine. Frigorifiés mais déterminés, nous attendions pires que des horse guards de la Queen, dévisageant le moindre suspect  susceptible de dynamiter notre futur casse-dalle. Quand arrivèrent deux types, dont un, en fauteuil roulant,  et leurs donzelles souriantes et emmitouflées. Sans moufeter, ils nous font un splendide cadrage-débordement (en sofa roulant ce n’est pas fastoche…) et s’engouffrent dans le palais à pasta. Le patron les embrasse, et les installe pile poil à l’endroit de nos auges. Coup de mou dans la garde royale, morale en mode inanition, estomacs dans le goudron. Alors que nos regards faisaient du gringue à nos pompes, un cri terrible secoua l’Ecosse. C’était notre Papy, l’ancêtre corse, soixante et quelques années de trafiques en tous genres (et pas des plus jolis…) qui venait de péter un câble. Il hurlait à la mort, ou plutôt à la faim (et pas la fin…) L’injustice que nous venions de subir, l’anéantissait. Il frappait contre la porte. Braillait qu’il voulait tout faire sauter, qu’on ne le connaissait pas, qu’il était d’une île de frapadingues. Qu’il allait crever les pneus de l’autre crevure, et que si c’était des roues pleines, il les lui ferait bouffer.

On sait mis à trois ou quatre pour le maîtriser. Il a fallu le camisoler avec nos écharpes. Béru l’a bâillonné avec un vieux string de sa chère Berthe qui traînait dans ses poches (il a toujours un fétiche d’elle sur lui, c’est rapport à son odeur qu’il adore…) Un moment après, une autre table s’est libérée. On a pu calmer nos hypoglycémies. Pour l’ancien, c’est une autre histoire. Assis sur sa chaise, toujours saucissonné dans nos fichus, on l’a nourri à la petite cuillère, et c’est pas facile avec une ficelle de string coincée dans les dents…

 

Une heure du mat’, nous sommes tous rentrés à l’hôtel. Devant notre chambre, la 102, mon gravosse me dit :

« T’irais pas t’enfiler le dernier… ? »

Moi:

« Why not my friend!”

Et bras dessus, bras dessous, on a pris la direction du bar !

« Two whisky please ! »

« Which one ? »

Et là mon sublime compère de répondre :

« N’importe ! Tu peux même les mélanger, chez-nous, on boit que du rouge limé ! »

 

A suivre…

22/02/2011

Quand le compte y est...

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Tu vois, le rugby c’est bien plus qu’un simple jeu. C’est aussi un endroit où tu viens avec toutes tes peurs, avec toutes tes fêlures, tes fragilités… Quand tu rentres sur le pré, tu les balances sur le tapis, tu les additionnes à toutes les autres, en prenant le pari de  collectivement toutes les dépassées… Il y a des jours comme ça, où  l’addition tombe juste. Sans aucune retenue. Sans rien à ramasser… Et alors, le compte y est !

 

Photo de Mak Boubeker : Le vestiaire des Reichel grenoblois après leur somptueuse victoire sur Narbonne. Avec assis au centre, torse nu, mon frangin Titus, un des entraîneurs de cette heureuse troupe…

 

PS : Interlude affectif au milieu de mon récit scottish. D’ailleurs je me demande si je dois continuer de le publier… ?    

21/02/2011

Tournoiement à Edimbourg: part 3

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 Avec la perception de nos chambres nous découvrîmes les premières lacunes de l’enclume organisatrice. Car Francis, forgeron en fer mou de ce trip, semblait n’avoir pas négocié les petits déjeuners avec nos âtres… Une négociation au fer chaud, quelques lustres de pratique, et  the magic Nico’s bristol nous ouvrir les taules.

La préparation psychologique pour Murrayfield pouvait commencer !

A pintes moins le quart, quelques bornes à pieds, and a few bugs minutes about ! Nous arrivâmes enfin au Colysée écossais : L’esprit des Highlands souffle dans les travées. Les guerres contre l’Albion originelle y saignent encore. Les cornemuses sonnent aux fronts des hostilités jamais oubliées. Elles ouvrent aussi le passage au bus des joueurs écossais, elles dégagent au pas solennel le chemin glorieux. Un instant je m’imaginais natif de cette lande, je pouvais sentir les frissons me gagnaient au son des panses instrumentales. A ce moment précis, j’avais le goût du haggis dans la bouche, et du whisky sans âge coulait dans mes fistules. Je percevais même la vicieuse brise marine s’infiltrer sous mon kilt (brise qui tout le match durant eut un effet chapitesque sur la jupe plissée de mon gravosse…)  

C’est vous dire si j’étais naturalisé !

Le problème, c’est que ces foutus écossais ont tout donné dans leur autocar. Ils ont peut-être un peu continué dans le vestiaire,  ont encore fait illusion au chant des fleurs de leur terre… Et puis après terminé ! Plus personne ! Le foie mangé en un quart d’heure par des gallois affamés. La cornemuse c’est formidable, mais pour gagner un match, ça fait un peu juste, il faut aussi jouer  au rugby…

At the end of the game, le froid commençait à nous gagner les os. Ceci dit, nos gorges trop longtemps échauffées réclamaient leur dû. Les gosiers, c’est comme les vessies quand l’heure sonne, il faut les délivrer… A la chute des tribunes, une baraque à bières nous tendait les bras -Tu sais, on est de ces garçons qui ne se refusent jamais : les baraques, les gamelles, les émotions, les sentiments et les donzelles, on a jamais su les repousser- C’est donc d’un pas déjà amoureux que nous commandâmes une tournée houblonnée. Derrière la banque, trois lascars dans autant de mètres carrés. Saisissant ma bibine, je demande l’addition. Là notre trio limonadier pur malt se matent (putain c’est beau ! on dirait du Gainsbourg…) L’histoire des regards dure une bonne minute. Le premier commence à marmonner :

« Twentyeeeeeeeee…. »  

Le second prend le relais :

« Thirtyeeeeeee…. »

Et le troisième qui avait l’air d’être le plus déterminé :

« Forty eight pounds ! »

Pour toute réponse, un éclat de rire maréchal ! Je jette un regard derrière moi, et je réponds à ce mastroquet escroqueur :

T’es sûr ! On n’a pas invité tout le stade ! Ou alors tu nous prends pour des émirs chassés par une quelconque révolution… On n’a pas de lingots dans les poches, rien que des  vieilles pièces de ta banque royale. Va falloir que tu refasses le compte, sinon je mange le faux certificat de tes luxuriantes études »

« Sorry sir! This is an error. I think twenty height pounds is exactly »

“OK guy it’s better! Tiens, mon pote te rend ton diplôme… »

Et là mon Mich Béru fit mine de lui vomir sur les pompes…

Nous partîmes sans boire la deuxième. Faut dire qu’un demi dans une bouteille en plastoc ne t’engage pas à la biture…

76 000 âmes réhydratées les artères du centre de la capitale. Nous avancions serrés dans le froid humide de la nuit d’Edimbourg. Ne sachant pas encore que la galère allait continuer…

 

A suivre... 

20/02/2011

Tournoiement à Edimbourg: Part 2

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Mon Béru !

Là mes chers lecteurs, bien avant que je vous cause de cornemuses rieuses, de pintes très colorées ou même d’ovale international, il est indispensable que je vous décrive ici même, et dès à présent,  l’instant sentimental de cette tournée, qui aujourd’hui encore, me retourne le cœur...

Ce bon Nigel, notre écossais au clan pas très distinct, ce cher scottish qui nous suit depuis près d’une décennie. Celui qui essaya quelquefois de nous arbitrer dans nos pérégrinations joueuses et  alcoolisées. Celui là même qui fait la fierté de la police britannique et le désespoir du corps arbitral mondial, nous attendait au pied au de notre zingue. En bon chanteur des flowers de son beau pays, notre hôte nous accueillait. Nous étions tous très contents de le retrouver, surtout que pour une fois, nous l’avions privé de sifflet. Plus question qu’il règle la circulation à nos carrefours de matchs. Interdiction lui était faite de siffler nos rucks en sens interdits, et de verbaliser les franchissements  de nos passes en avant. Terminé ! Fini ! Gentil G O et puis c’est tout ! D’ailleurs son fils le remplaçait désormais. Ce qui à vrai dire, n’était pas fait pour nous rassurer…   

La dernière fois qu’il avait officié, s’était à Séville, et les arènes de notre stade s’en souviennent encore… Ce jour là, le torero n’était autre que Pollux, et la bête à trucider, le merle en kilt au milieu. Putain, ce jour là le Nigel nous fit pis que prendre… et à la fin notre cher demi de mêlée l’a pendu…Enfin presque ! Nous l’avons arrêté juste avant qu’il ne l’empale avec un piquet de touche et qu’il ne le hisse à la barre transversale. Tu vois un peu le tableau ! Un écossais avec pieu dans le cul, pendu par les pieds avec sa jupe sur la tête… Tu parles Charles ! Traumatisé le buveur de whisky. Depuis, rien que la vue d’un terrain de rugby le fait pleurer,  et à la moindre balle ovale, il se jette sous une bagnole. C’est vous dire l’état du gazier quand au fin fond de la troupe qu’il recevait, il aperçu son tortionnaire. L’effroi dans son regard, des spasmes dans tous les membres, une légère chiasse perlait à ses ourlets,  et sa mâchoire inférieure, en mode morse, envoyait en permanence des S.O.S. Les sirènes de l’aéroport se mirent à hurler, et les chiens à aboyer.

Et c’est là que le miracle opéra ! Leurs yeux se sont croisés. Leurs cœurs se sont répondus. Leurs mains se sont trouvées, et nos deux tourtereaux sont tombés dans les bras l’un de l’autre. Ils se sont embrassés comme les amants du pont neuf. Merde ! On s’est tous mis à chialer, et une tendre érection à hisser les voiles du pantalon de mon cher Béru. L’instant était magique, nous savions maintenant que la tournée pouvait commencer. Dans le minibus qui nous convoyait vers notre hôtel, une sympathique connivence nous unissait. Il me tardait d’arriver et de prendre nos pénates pour qu’enfin nous emplissions nos poumons de cet air si particulier qui souffle dans les pubs. Et c’est d’ailleurs dans l’un d’eux que la carte toujours aussi bleue Du regretté Nicolas, mit la première de ses nombreuses tournées de bière et que nous pissâmes sur celle du trésorier...

Bon Dieu ! Les doutes qui m’étreignaient au départ semblaient évanouis.

Ce pourrait-il que cette courte tournée soit réussi…?

C’était sans compter sur les lacunes monumentales de Francis l’organisateur, j’allais très vite déchanter…

Et même m’apercevoir qu’en Ecosse les fantômes abandonnent les châteaux pour jouer au rugby…  

 

 

A suivre…

 

19/02/2011

Tournoiement à Edimbourg: part 1

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Voilà, de retour d’Edimbourg, je vous colle la première partie du récit de notre périple de trois jours. Je ne sais pas trop si celui-ci a un intérêt pour  « Esprit en mêlée » alors je compte sur vous pour savoir s’il faut que je continue la publication des autres épisodes...    

 

Les tournées les plus courtes seraient-elles les meilleures ?

C’est ce vieil adage que l’on colle habituellement à la farce, à la gaudriole, et peut-être même à certains engins péniens qui quelquefois ont besoin d’être rassurés sur leurs performances… que j’avais en tête aux aurores de ce samedi matin alors que j’attendais en compagnie de mon cher Savournin, sorte de Bérurier émerveillé que je trimbalais pour son dépucelage de tournoiement. Oui, c’est bien cela qui me traversait l’esprit alors que nous patientions sur ce parking mortifié, exsangue à cette heure indue de ses flux de carrioles carbonées et consuméristes. Mon Béru, lui,  finissait sa nuit contre une bande de caddies emmanchés comme une sombre partouze, et moi je m’interrogeais encore sur la justesse de ce voyage. N’aurais-je pas dû me fier à l’instinct de notre éternel secrétaire, lui qui jusqu’ici n’avait jamais raté une virée, et venait il y a quelques jours à peine de se désister sous le prétexte d’une contrainte filiale un peu foireuse. Comme si son engeance était un prétexte suffisant à le priver du plaisir d’apostropher et de baver sur quelques radasses de comptoirs désireuses de soutirer quelques piastres à ce cuistre. Non ! Décidément son renoncement ne me disait rien qui vaille. Et je commençais à croire que ce voyage en terre Scottish devait peut-être cacher un quelconque fantôme de vestiaires. Et ce n’est pas l’arrivée de ce bon Nicolas affichant une mine de licenciement qui aurait pu me rassurer. Les pognes au font des poches, et des poches au fond des yeux, lui aussi renonçait. Une dysenterie conjugale avait eu raison de lui.  Mais ce saint parmi les saints, venait tel un roi mage nous faire don de sa carte bleue ! Il venait sans partir, nous la remettre en mains sales. Il faut dire que la dite carte était notre visa (pas beau l’astuce !) pour  Murrayfield. En effet, celle-ci avait servi à la réservation des billets, et sans elle, pas de sésames. Il nous la livrait comme ça tout de go ! Avec en prime la martingale ! Il nous la filait ainsi, innocent, avec la clé miraculeuse. 2132 était son code secret. Et cet homme béni nous le révélait. Je tombais à genoux. Un élan ecclésiaste me fit me signer. En ce jour vénérable Saint-Nicolas et le père Noel ne faisaient plus qu’un ! Si j’avais eu le temps j’aurais accroché quelques guirlandes à mon lascar qui forniquait encore avec les chariots. Il faut dire que le don était de taille, car notre trésorier officiel, notre quintal hors taxes de comptabilité, notre Picsou ferrailleur, notre Harpagon zélandais, lui, nous avait offert l’immense privilège de faire voyager le bristol azur du club,  sans nous confier les quatre chiffres souverains. Autant dire qu’il nous filait une bouteille de rouge sans tire-bouchon, une lunette sans les étoiles, voire même une branlette espagnole sans les nichons. Mais le temps filait à l’écossaise (question d’actualité…) et pendant que les retardataires, enfin présents, finissaient d’embrasser les pieds de sainteté, je chargeai les bagages, et je secouai mon pervers qui décidément ne débandait pas contre ses poussettes. Et nous partîmes, sur les chapeaux de roues en faisant de gros poutous à notre bienfaiteur ajourné.

Easyjet n’a que le jet d’assuré ! Car monter et t’asseoir dans ces foutus zingues est plus compliqué que de voyager sur un véhicule de la sémitag. A l’embarquement c’est la curée ! Les plus forts sont les servis, les autres se callent où ils peuvent. Et si t’as pas tes démonte-pneus, tu peux te lever de bonne heure pour t’extraire de ton siège… Courbatus mais soulagés nous arrivâmes quand même à Edimbourg. Où là, le légendaire tournoi nous attendait.

 

A suivre...