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06/05/2012

Vestiges...

 

 

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Entre terre et  pierre,

Entre les os décharnés et le marbre incarné,

Entre quelques battements et les siècles accrochés,

Il y aura toujours des hommes qui ont envi de jouer,

Et une drôle de vessie au milieu pour leur faire espérer que les lanternes restent allumées…

 

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Photo 1, Philippe De Jonckheer

Photo 2, Matthieu

 

22/04/2012

Tout avait mal commencé...

 

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Hier, tout avait mal commencé.

J’avais décidé de me rendre au stade un peu plus tôt que d’habitude. Rien que pour avoir l’indicible plaisir de humer l’atmosphère si particulière d’avant sacre. Rien que pour avoir le bonheur de serrer quelques louches amies, et palabrer futilement avec elles (si tant est qu’il soit aisé de discuter avec une paluche…) d’échanger sans pression aucune, mais quand même une bière à la main, sur les vertus extrêmement curatives de la gloire certaine qui incombe à tous bons champions.

J’étais donc sur l’autoroute de la félicité, celle la même qui me fait pester d’habitude quand elle m’enserre en ses horribles bouchons. J’étais donc sur elle, et en elle comme tout bon godelureau quand il sait qu’au bout de son bel effort il trouvera sa satisfaction… J’arrivai donc (encore !) presqu’à mon but, et déjà Lesdiguières se profilait à mon horizon, quand mon esprit reprenant un peu sa raison visualisa catastrophé mon beau ticket, mon sésame sacré, ma douce place imprimée que je venais lamentablement d’oublier sur la table maudite de mon funeste salon.

Je ne vous dis pas ma crise intérieure. Je ne vous raconte pas les coups assénés à mes beaux instruments de bord : passage à tabac de mon volant directionnel, pare-brise feuilleté KO plié, étranglement scélérat à mon pourtant fidèle levier de célérité, coup de tronche pathétique à ma figure déconfite se reflétant dans mon désormais défunt rétroviseur. La suite est trop horrible je vous la raconterais peut-être tout à l’heure…

Je restai là. Coi. Abattu. Encore roulant mais pourtant immobile, comme trucidé, voire crucifié ! Je ne sais même plus d’où me vint l’instinct de survie qui me fit faire demi-tour. Je ne connais pas la durée de mon voyage aller-retour. Je sais simplement que c’est une étrange transmutation qui me fit apparaître miraculeusement, juste avant le coup d’envoi, au sommet de l’escalier D  de la tribune Liénard où m’attendait tel le messie de la Bièvre, les bras écartés, la bise offerte, ce très cher et respectable ami, Philippe Pollard.

Pollard ! Ça te dit quelque chose, c’est le précieux géniteur de l’engeance pouponne qui apparaissait pour la première fois de la saison sur la feuille de matche hier soir. Je ne vous raconte pas la fébrilité du gazier, l’émouvant frissonnement parkinsonien de ses mains incontrôlables, les vers devaient d’ailleurs lui attaquer le fondement, il ne tenait pas en place et gigotait à tout instant  comme font les enfants quand ils sont envahis, par les larves obsédantes de pleine lunaison. Et ce n’est toute la cohorte venant des terres réfrigérées qui auraient pu réchauffer mon gazier, il était livide, le foie en marmelade.

Le matche, je ne vous le narrerai pas. Les hommes en rouge et bleu sont désormais sur un nuage. Ils sont sur les nuées, mais avec tout leur ciel dégagé. Ils peuvent tout faire, tout tenter, il y aura toujours un bras, une main, un pied pour conclure en beauté ou rattraper une éventuelle cacade. Je ne m’arrêterai qu’à cette fameuse 55 ème minute, quand le « petit » Alex, le fils de l’autre, mon voisin de travée, mon Pollard d’amitié, fit son entrée remonté sur la verte et tendre pelouse de notre cher Lesdiguières. A cet instant, les tremblements s’arrêtèrent, Les lombrics  entériques cessèrent leurs offices, l’impayable pater était en arrêt, son fils allait toucher le bouclier. Il était là, immobile. Il restait là sans bouger un cil. Il demeurait là, sans un mot sans un cri, alors que derrière lui toute la Bièvre hurler pour lui. C’est à ce moment là que je l’ai aperçu, la drôle de petite larme qui lui dégringolait la joue.

 

Tu sais quoi ? Le bouclier je ne l’ai même pas vu !

De bêtes amis, des compagnons imbéciles m’avaient benoitement invité à dîner. Au coup de sifflet final, je me suis enfui. Je n’ai donc pas goûté à la liesse. Pas entendu les cœurs accrochés, les corps en accord et les voix entichées. Pas vu non plus aux étoiles les artifices, même pas deviné le champagne éclaboussé.

J’ai rejoint ma vieille bagnole, réanimé mon levier asphyxié. J’ai ressuscité mon rétro, pansé toutes les plaies de mon pare-brise. Alors que je m’éloignais, la clameur victorieuse vers son ciel résonnait, et moi je repensais à cette larme, à tout ce que j’avais vu dans cette perle lacrymal. J’ai trouvé dans le reflet de cette ondée affective toute la gloire de tous les pères. J’ai découvert dans le reflet de cette source innocente toute la fierté et tout l’attachement qui ancrent les hommes au terroir des générations. J’y ai vu aussi toute l’inclination que j’ai pour ce jeu, tout ce qui m’y attache. Tout ce qui fait que l’on aime les couleurs d’un seul horizon…

Je ne sais pas si Alex sera un roi en rouge et bleu, je ne sais pas plus s’il sera un jour un prince de Lesdiguières. Seul l’avenir nous le dira. Il à l’avenir et c’est déjà beaucoup, il a l’avenir et c’est déjà tout !

 

J’arrivais enfin à la table obligée des libations amicales. Je racontais à l’envie toute ma joie ovale. Tout en m’asseyant auprès de ma moitié éprise, je claironnais à la compagnie le score fleuve de la soirée finale. Le sourire coquin de ma douce complice saisit à pleines dents le lobe conquis de mon oreille érogène, et me susurra tendrement la question qui depuis toujours me tue :

« Et  combien d’essais ? »

 

Aujourd’hui je suis « mort »…Mais j’ai quand même voté ! Des fois que je ressuscite…

 

 

                                                        

15/04/2012

Voilà c'est fait!

 

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Je pourrais en rajouter sur la liste. Je pourrais énumérer tout les patronymes et toutes les belles volontés qui ont su bâtir cette magnifique utopie. Je pourrais aussi servir entre deux tranches de pain affectif toute la splendide litanie des jolies valeurs du rugby… Imager à souhait les cœurs qui se greffent et les corps qui s’astreignent. Ennoblir à l’envie la guirlande des justes mots qui transforment en rêve toutes les peurs des vestiaires. Vous plantez là sur un tee  les augustes transformations enrichies qui fondent en or toutes vos misères. Je pourrais faire ça et en faire plus encore. Je pourrais écrire tout partout, et même jusqu’au bout de la terre, qu’hier après midi j’avais bien plus que trois frères. J’avais agrandi mon cercle, multiplié mes gènes, fait pousser les ramures de mon arbre généalogique. Mon voisin était mon cousin, les filles mes frangines et tous les autres bien plus que moi-même. Je n’étais pas dans un stade, j’étais au-delà de ça, j’étais en deçà de ça.  J’étais dans un ventre,  un cocon utérus, une matrice protectrice. Mais j’étais aussi tout là haut, encore bien plus haut, par dessus les crêtes, au dessus des têtes. J’étais en voyage, j’étais sur un nuage, le bleu était ma mer et le rouge ma terre, je n’avais plus qu’une patrie, elle toute ici et n’avait même pas de frontières.

Et puis au bout d’un moment,

À presque l’instant de l’épuisement,

Je suis revenu,

Je suis redescendu,

J’étais heureux,

Même pas nerveux,

Je me suis dit,

Voilà, c’est fait !

Et puis je suis parti.

 

En essayant d’oublier, que le plus dur reste (peut-être) à venir… Tout en  Profitant encore un peu de cette splendide érection qui ne veut pas mollir…

 

Photo, Dauphiné Libéré C. Agostinis

11/04/2012

Sept ans après...

 

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Il y a sept ans, le matin d’un match qui devait être vital, je postais sur le forum du F,C Grenoble, un message qui allait m’amener à écrire un peu plus que je ne l’aurais cru… A ma grande surprise, le lendemain, ce message fit l’introduction de l’article de  Michel Garcin dans le Midi Olympique sans pour autant avoir réussi le miracle qu’innocemment je l’avais chargé. Notre équipe avait perdu. Le FCG partait à vau-l’eau. Et son futur ex président continuait à confondre son bourru de  manager british avec le sourire ultra brite d’un défunt crooner hollywoodien…

          

Ce message était celui-ci :

 

« Voilà les gars, je ne sais pas si vous êtes des professionnels avec des contrats aux closes libératoires, aux alinéas carcéraux, primes de maintien ou intéressement de descente. Je ne sais pas si les quinze qui vont entrer sur le terrain sont les meilleurs ou les copains de l’entraîneur, que peut-être on aurait dû mettre untel parce qu’il va plus vite ou un autre parce qu’il est de la région (si ce n’est que ça, je vais leur trouver des mémés et des pépés qui ont inventé la noix, la houille blanche et le remonte-pente). Tout ce que j’espère, c’est que comme moi le matin d’un match où tu joues la descente. Tu te lèves avec la boule au ventre et t’as l’impression d’avoir avalé toute la mauvaise foi des présidents du monde. À midi, la première bouchée, tu l’as dans la entre les dents mais elle ne passe pas. Du coup, tu ne bectes rien et même ce rien tu le dégeules dans les douches trois minutes avant le match, t’as envie de dire allez-y sans moi, je ne peux pas, je suis une merde, un incompétent, je vais rester là à ranger vos petites affaires, à faire un peu de ménage. C’est à ce moment-là que ton pote Jojo, il te tire un coup de tronche de tueur d’abattoirs, te dit que t’es le meilleur, que tu vas faire gagner le match. Tout à coup, tu fais deux mètres de haut, t’es Conan le barbare. Le premier gus qui se présente, tu le pulvérises, il part en orbite, t’es pas un plaqueur, t’es la muraille de Chine et ton type en face, pour lui, ton embut n’est plus qu’un vague souvenir, une terre inconnue, un truc inaccessible.

Là, tu fais un match à faire mettre à genoux les pesages, mettre au garde à vous les tribunes, pleurer les jeunes filles, se signer les grands-mères. Une clameur monte si haut que même dans le Vercors ils applaudissent, du coup la Chartreuse est jalouse. Tu fais rougir les Trois Pucelles, elles n’ont qu’une envie, c’est de descendre t’embrasser. Tu sors du terrain, t’es plus qu’un gagneur, t’es plus qu’un vainqueur, t’es un torero, t’as les deux oreilles. Et le soir à la bière pas besoin de se parler, juste boire un coup, rire et chanter. Tu voudrais que ça dure toujours, que la nuit ne s’arrête jamais, toi et tes soudards, vous êtes les plus grands, vous êtes les plus beaux. »

 

Sept ans plus tard, je réalise le chemin parcouru. Bizarrement, j’en suis à me demander si je ne devrais par remercier le destin qui nous fit basculer dans la fédérale humilité et dans les joutes anonymes de ces enceintes fanées où l’on réapprend à respirer ovale sans les appareils incertains de la ligue hôpital qui entretient les fragiles équilibres sur le fil ténu des droits télévisuels et autres règlements aléatoires… Et j’aime à croire aussi que ce message lancer avec le désespoir au cœur un matin de tristesse aura fini par rester accroché aux limbes éternelles, aux esprits bienveillants qui imprègnent à jamais les matures et les vergues de ce bon vieux Lesdiguières. Je crois sincèrement que nous sommes repartis de la base, avec les hommes et les projets tous imprégnés d’une bonne dose d’humilité. Avec l’ambition de ne pas voir plus loin qu’un certain horizon. Avec quand même un vrai désir de rebâtir plus haut et plus fort qu’autrefois, de reconquérir prudents toutes les territoires perdus dans les illusoires desseins aux lignes approximatives…        

Alors, je voudrais ici,  remercier sans forfanterie aucune, ce bon président Chérèque. Ce lascar avec qui j’ai partagé le maillot sous quelques joutes arthritiques, et autres parties rhumatisantes. Cet ami, à qui je dois avouer, qu’il m’impressionne bien plus par sa conduite sereine des affaires professionnelles et sportives, plutôt que par ses charges « rageuses » qu’il essaya de me faire admirer au sein de notre horde des Gros Elans. Troupe qui survit sans lui, qui grossit avec lui, et qui vieillit aussi avec lui-même… Je mets dans le lot, Landreau et ses deux compères de bord de lignes. Et bien sûr, tous les joueurs qui firent sept ans durant le si beau « métier » de passeur d’ovale.

Il faut évidement que j’exprime là ma seule réserve. J’ai toujours aimé le rugby de la jeunesse. J’ai toujours cru en la salvatrice formation. Et il faut le reconnaître, celle du F.C.G. est tout à fait remarquable. Il me semble aussi que l’on a peut-être pas toujours donné à quelques éléments en devenir la chance qu’ils auraient méritée. Je pense à John Quinnez, à Hugo Dupont bien sûr, et à quelques autres aussi… Je crois qu’avec un peu plus de confiance, ils auraient pu passer le cap. L’avenir est certainement à eux, mais sous d’autres horizons…Je le regrette !

Je ne pourrais pas terminer ces quelques mots sans évoquer mon cher Peppino. Je crois dur comme fer que de son paradis rugby, il a aidé à forger de toute son âme les belles et brillantes victoires de ses « petits ». Il faudra au bout de l’aventure, lui dédier la belle histoire que furent ces sept magnifiques années.   

 

               

01/04/2012

Ovale Casanova

 

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Tu le connais toi cet amant volage casanovant les demoiselles,

 

 

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Ce galant transi qui banderille les filles,

 

 

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Ce camelot galant qui breloque les sourires des donzelles,

 

 

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Cet amoureux caressant laissant à chacune de ses étreintes sa trace éternelle sur le velours des joues de ses attachements…

 

Photos, Alain Meyer

27/03/2012

FCG, la sécurité!

 

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Grenoble est largement en tête de la Pro D2 et devrait donc monter dans l’élite du rugby français.

C’est aux petits détails que l’on juge les grandes équipes. C’est dans l’organisation et la précision que se fait la différence.

Chez nous au pays de la noix, on a même pensé à la sécurité !

Il y a des airbags pour les placages…

 

C’est pas beau ça !

 

Photo, Jacques Robert.

 

  

19/03/2012

Sortie de route...

 

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Tu as beau avoir les arceaux, les airbags, le par buffle et les jantes larges. Il peut t’arriver quand même, quelquefois, une mauvaise sortie de route…  

11/03/2012

Au bord du champ...

 

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Destrier sans licol à l’abandon,

À son col une coiffe sans toison.

Il arrive que les chevaux se montent à cru,

Et que les batailles se livrent à nu.

 

Pour une fois la photo est de moi…

01/03/2012

Les petites jubilations éternelles...

 

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Tu sais, de ces joies qui te remontent de l’enfance. De ces jubilations d’essais de bitume plantés entre les chromes des bagnoles. De ces drops mythiques accrochés aux lampadaires à la gloire des rouflaquettes d’un certain Barry John.

C’est cela que tu gardes au fond des tripes même lorsque celles-ci t’abandonnent… C’est l’intensité éternelle des choses de rien. C’est la grandeur du peu. L’immense importance du futile. La beauté du bonheur partagé alors que tes années et tes culottes étaient encore courtes.

Ça reste là.

Ça grandit avec toi.

Ça ne t’oublie pas.

Pas sûr que cela meurt avec toi…

 

   

17/02/2012

La 500 ème!

 

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La 500 ème fois que je plonge dans l’en-but de ce blog.

Pas toujours avec bonheur.

Quelquefois avec maladresse.

Certaines avec tristesse…

Mais comme sur le pré,

Toujours avec l'ovale accroché au cœur !

  

11/02/2012

La relativité du Parra-dis.

 

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Pour atteindre son Parra-dis, Il faut que le trinh appartienne à la noblesse,

Que le Rouge se fende la poire,

Que le Faux-fana soit bien plus que réel,

Que le Clerc devienne son maître,

Que le Bobo-aux zieux atteigne les vues de l'adversaire,

Et que le Médor se marre ou plus surement que le Médard morde.

 

Tout en sachant, comme le disait ce bon professeur Einstein, en s’accrochant à l’équation de ses piliers, que tout dépend de la relativité de l’entrée en mêlée !

 

05/02/2012

Tête de mêlée

 

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Se pourrait-il que tout se termine par une mêlée ?

 

Photo, Philippe De Jonckheere

02/02/2012

Le rugby!?

Le rugby !?

Quelques tranchées sans cimetières,

Et quelques bières décorées.

Quelques funambules sans ciel,

Et quelques azurs décrochés.

 

Mais encore !

Des abordages,

Des sabordages,

Des îles découvertes,

Et quelques trouvailles négligées.

 

Et puis !

Du sang aussi ! Mais pas bleu.

Des larmes. Plein !

Du cœur,

Du beurre,

Quelques crémières.

Une valse à trois temps,

Quelques hymnes défroqués,

 Des oripeaux à boire,

Et des flacons habillés…

 

Et alors !

Au milieu de cette si belle guerre,

Une ou deux inspirations divines,

Qui te font oublier,

Qu’un jour tu devras expirer !

 

25/01/2012

Prise d'élan

 

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La vie est un élan, le jeu en est sa prise…

 

Photo trouvée ici, grâce à Sophie

17/01/2012

En même temps que la jeunesse

 

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Le cadeau que m’a fait mon fils pour Noel. La BD de Jean Harambat « En même temps que la jeunesse » Aux éditions Actes Sud, format 16.5x22.5, 160 pages.

 

Un petit régal de tranches de rugby. Sorte de carnet de voyage, de carnet de vie en ovale, de carnet d’amitié sur le pré. De petits bouts de rien à l’autre bord du monde où les vestiaires et les bières sont toujours les mêmes. Le trait spontané, quasi naïf, et les couleurs sans lumière renforcent le sentiment d’instantané éternel. J’ai beaucoup aimé…   

06/01/2012

Ta mère talenquère

 

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C’est accroché au cou de ta mère talenquère que tout commence.

Cette vision demi-poucet qui te révèle la queue du taureau ou les cornes en mêlée.

Alors tu grimpes sur la pointe de ton nez pour attraper les flâneries de la muleta ou les voyages en chistéra.

Et de ton cœur gros mais pourtant pas très haut, tu rêves déjà, de tes premières passes taurines ou oblongues

 

Photo trouvée ici.

 

 

29/12/2011

Les voeux gueux en rouge et bleu

 

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Voilà. Je me remets aux mots. Quelques mois que mon clavier n’a pas souri aux joies innocentes d’une victoire en rouge et bleu. Quelques longues semaines où ma libido en berne n’a pas pu honorer une pourtant belle foison d’essais. Et ce, malgré les efforts redoublés et tenaces de ma moitié s’offrant volontaire et nue sur le haut de la rampe d’un classement érectile et lumineux. Serait-ce l’âge ? Le manque d’hormone ? Ou la perte de foi en un jeu que j’imaginais divin ?

Si je devais répondre à ces interrogations, je vous avouerais, sans forfanteries, que je n’ai pour l’instant, et ce malgré mon âge avancé, aucun besoin de la précieuse pilule bleue qui rend aux jockeys déprimés en mal de victoire  un moral quasi chevalin. Mes hormones grimpent encore aux arbres  comme les jeunes filles en fleurs sur le pommier de ce cher Adam.

Je crois bien que c’est le côté divin qui a fui mon âme déçue. Depuis un certain 2 juillet, la croyance céleste en ma religion Rugby en a pris un coup. Depuis ce fameux jour où le Nikon vital  de mon ami Peppino a cessé de photographier l’objet de mes convictions, mon amour pour l’ovale évangile s’est un peu assombri…

Bien sûr, je viens toujours au stade. Bien sûr que comme les vielles bigotes, je trempe mes mains décaties dans le sempiternel bénitier aux eaux sanctifiées. Certainement que je romps le saucisson et que je partage les bières. Assurément que je refais la messe, réécris les sermons, et m’extasie sur les belles homélies. Mais il manque aujourd’hui à ma foi un petit souffle de vie…

Alors en cette fin d’année, comme à mon habitude je ne vous souhaiterai rien. Pas de santé débonnaire. Pas de sous trébuchants ou de gloires certaines. Je n’aime toujours pas les vœux qui se font des nœuds et étranglent sans vergogne le triste destin des amis recevant…

Je n’aime pas les vœux,  je conchie cette maladroite pratique qui vous enterre dans l’année les plus belles amitiés.

Je n’aime pas les vœux, je préfère à ces gueux le sourire juvénile des jolies espérances.

J’imagine alors que l’autofocus affectif de mon cher sicilien, celui là même qui savait si bien saisir les effrois marmousets et les rires des poussins, que cet œil lumineux, complice et paternel qui accrochait à son grand cœur en couleur toutes les trognes des gamins en devenir. J’imagine et j’espère que ce souffle qui nous a été enlevé, se retrouvera magnifié et conquérant dans les formidables jambes et la belle rage d’un Lucas Dupont et que celui-ci saura avec ses complices de jeu, rendre à notre éternel photographe tout le penchant qu’il avait pour eux.

 

Il se pourrait alors que le F.C.Grenoble penche vers le Top 14.                                   

25/12/2011

Mon Sapin à Noel...

 

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Il est toujours planté mon Sapin à Noel,

Sans les branches de ses bras fourbus,

Sans les boas de ses guirlandes clinquantes,

Il est toujours planté mon Sapin à Noel,

Sans la star de son faîte écimé,

Sans le fatras des présents à son pied,

Il est toujours planté mon Sapin à Noel,

Toujours pareil !

Comme pour mon tout premier Noel…   

13/12/2011

Mort aus bigoudis!

 

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Casque  d’or en débord de heaume,

Cheveux en cascade,

Tresse en culbute,

Mèches en fuite,

Mort aux bigoudis !

La fille est au rugby…

 

Photo, Alain Meyer

01/12/2011

C'est beau un stade le jour!

 

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Un soleil d’horizon qui patine sur les strass d’un stade, et les monts par-dessus qui se mirent dans les glaces de sa glisse.

Au ciel, rien qu’une mer bleue et entière pour chavirer les étoiles, et dedans, au creux, au fond, vingt mille cœurs pour emplir de sang quelque espérance imaginée.

 

Photo, Eric Blanco