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07/01/2013

Ovale oecuménique.

 

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Tu sais ! Ou plus certainement, tu ne sais pas… Je ne suis pas quelqu’un de croyant.

C'est-à-dire que j’ai du mal à croire au ciel, à ses élus, au paradis.  Aux écrits fussent-ils sacrés, augustes ou vénérables. Et pas une chapelle n’échappe à mon indifférence, même la perspective joyeuse et bandante de la polygamie n’arrive pas à me soumettre au divin. J’aime ma liberté d’esprit et de non-appartenance. Je suis avant tout issu de l’humain, et je partage mon ADN avec la totalité des homo-sapiens sans jamais m’arrêter à un quelconque baptême, régime, ou autre circoncision de circonstance.

Tu auras donc compris qu’aux lieux saints, je préfère les beaux seins. Et que mon endroit sacré préféré m’accueille avec plus de tendresse, de chaleur et de  charité que je ne pourrais jamais lui rendre…

Et pourtant, moi le laïc invétéré ! Moi le croyant invertébré ! Moi le mystique décérébré ! L’autre soir, j’ai assisté à la Grand Messe.

Non pas la messe mesquine et rétrécie, où le bigot décati psalmodie ses travers étriqués. Où la génuflexion assumée et assouvie tient lieu de performance spirituelle, sportive et transcendantale.

Non ! L’autre soir, j’étais dans une cathédrale à corps ouverts, j’étais dans une mosquée à cœurs donnés, j’étais dans un temple partagé.

L’autre soir, l’ovale était œcuménique, le céleste était terrien, voire paillard ou païen. Il y avait du sacré dans ce Lesdiguières. Il y avait cette chose inexplicable, qui rend quelquefois les instants accomplis. Il y avait la magie toute humaine qui fait que quelques hommes en bataille rendent la vie plus jolie. Il y avait du rouge et du bleu et puis les autres en face. Il y avait cette envie. Il y avait cette faim, cette appétence au sublime, ce dépassement sans fin.

Il y avait eux, puis il y avait nous.

Il y avait dans le don de ces hommes au combat autre chose que la simple expression sportive.

Il y avait tout ce que l’on souhaite tous, avoir ou être. Il y avait la communion, et peut-être même un peu plus que l’eucharistie…

 

Photo, Jacques Robert  fcgrugby.com

                 

02/01/2013

Les vues sans voeux...Mais quand même!

 

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Que l’on soit à l’orée d’une pige à recommencer ou bien au beau milieu du gué, je ne crois pas que les souhaits ou autres sucreries bienfaitrices saupoudrées sur des lendemains plus ou moins lointains, plus ou moins dorés et qui ne seront  jamais écrits, jamais devinés, jamais tranchés, jamais tout aussi radieux que tous ces vœux que l’on nous chante, je ne crois pas que toutes ces virtuelles offrandes n’aient jamais accroché la moindre parcelle de félicité au revers des innocents récipiendaires… 

Comme à mon habitude, je ne m’arrêterais donc pas sur les exhalaisons d’un bonheur que je ne sais pas vaporiser. Je ne dirais rien de cette santé que je ne sais pas moi-même conserver. Pour l’amour, je crois que c’est encore plus compliqué…  

En revanche, et comme ces deux magnifiques vues me l’ont soufflé, comme le FCG, avec toute la force qui les anime, qui vous anime ! Je vous engage, pour vous, pour les vôtres, pour pouvoir mieux vivre, mieux respirer, mieux aimer… Je vous engage, et pas forcément en rouge et bleu, je vous engage à vous battre et à ne jamais rien lâcher ! 

 

 

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Photos, Jacques Robert fcgrugby.com

 

 

23/12/2012

Je crois à nouveau au Père Noël!

 

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Tu sais quoi ?

Et bien depuis hier soir, je crois à nouveau au Père Noël !

J’ai même vu sa meute de rennes faire chavirer toutes les âmes d’une arche médusée.

J’ai vu des cadeaux, des grelots, des marrons, des tampons, des bonbons.

J’ai vu les étoiles dans le regard des demoiselles, des guirlandes s’agitées aux branches des manivelles.

J’ai vu le bonheur en paquet, les cœurs plus que gonflés.

J’ai vu l’envie, le désir, le champagne, le mental et même la dinde et le foie gras chanter.

J’ai vu la liesse lumineuse éclairée  les ramures des gradins.

J’ai même vu ses lutins faire la nique aux toulousains.

J’ai vu les rois mages et leurs offrandes en plaquage.

J’ai vu la Bûche se faire découper,

Et j’ai même vu Jonathan Best pleurer…

 

 Et s’il fallait donner un prénom au vieux père écarlate, je crois bien que Fabrice lui siérait comme un bonnet !

Alors tu peux me croire, désormais,  et ce jusqu’à la fin de la saison, toutes les semaines et cela sans exception, je mettrai mes souliers au pied de mes pagelles, et comme depuis toujours je resterai sage et tranquille en attendant fébrile et impatient que Noël soit encore recommencé…

 

Photo Jacques Robert : Fabrice Landreau, le père Noël du FCG… (Grenoble 15 Toulouse 6)      

          

05/12/2012

Lucas m'a "tué"!

 

 

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 Lucas m’a tué !

Ou bien alors si vous me trouvez un peu excessif, on dira qu’il m’a mis à « oilpé ». Qu’il m’a découenné le slibard, déshabillé les frangines, fendu mon restant d’âme et écorché tout net ma belle sentimentalité fleurant à l’envie les relents de cerneaux moisis et la pétafine aussi négligée qu’une vieille demoiselle n’ayant eu pour tout amant que le bâton sec et rugueux servant à tourner dans des gamelles pas non plus jeunes la bonne polenta de nos frères bergamasques !

Oui il m’a tué !

Ho non, il ne m’a pas saigné comme un goret, mais plutôt tué à la manière freudienne… Il m’a tué obligé comme un fils tue son père pour pouvoir grandir. Il a tiré un trait sur ces belles années où je l’ai vu se mettre debout, campé sur ses deux jambes et sur son joli mental, où je l’ai vu avec les yeux de l’amour, où je l’ai vu avaler quelques montagnes, où je l’ai vu cravater quelques essais et oindre à qui de droit quelques jolis placards.

Depuis la reconquête, il était comme mon gamin, lui et son frangin, je les avais adoptés !

Il était mon petit gars ovale, toujours fier et valeureux, toujours en rouge et bleu. Il était le baromètre de mon trouillomètre. J’sais pas pourquoi, mais rien qu’à le voir, j’avais l’impression que rien ne pouvait arriver. Qu’avec lui, le FCG, c’était mieux que la sécurité sociale !

Et puis voilà, tout d’un coup, tout de go ! Voilà que le moufflet veut s’en aller.

Putain ! J’en ai les larmes au groin, j’en ai les crampons à l’estomac et l’huile camphrée ne lubrifie plus que mes vieux viscères.

J’ai comme une envie de le maudire, de le renier, voire de le bannir ! D’arracher sa belle gueule de la porte vermoulue du placard décati de mon affect.

Et puis tu sais quoi ?

Et bien je n’y arrive même pas ! Je n’arrive pas en en vouloir à ce foutu gamin. Parce que son rugby, ce n’est plus le mien. Ce n’est plus le rugby de l’amitié, le rugby à jamais, le rugby des virées, et des frères d’armes.

Aujourd’hui, le  rugby : c’est surtout son avenir, c’est sa carrière, c’est son boulot, c’est savoir choisir, et peut-être se tromper aussi…

Alors Lucas, je vais juste te souhaiter bon vent. Je vais juste espérer pour toi le meilleur. Je vais te voir partir avec l’espoir de te voir grandir encore… Mais je ne peux m’empêcher d’espérer aussi, que ceux qui vont rester te feront regretter de n’être pas resté attaché au décor de Lesdiguières…

 

 Photo : Lucas Dupont, jeune joueur emblématique et en devenir du F.C.G, qui devrait porter la saison prochaine les couleurs de Montpellier.

 

                       

27/11/2012

Le rugby ou la vie?

 

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Passe,

Passe,

Ou passe-passe,

Vrille,

Grille,

Feinte,

Crainte,

Choc,

Estoc,

Plaque,

Estomaque,

 Ruck,

Roc,

Raque,

Mêle,

Pèle,

Pioche,

Fauche,

Croche

Arme,

L’âme,

Larme,

Le jeu,

Le peu,

La peur,

Sueur,

Odeur,

Vainqueur,

Ou vain cœur,

Tout ça, c’est du rugby  ou la vie ?  

 

12/11/2012

juste avant l'enfantement.

 

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Dans la claire lumière,

Dans l’obscure hésitation,

Juste avant l’enfantement,

Quand les corps et le cœur balancent encore entre la chaleur matricielle,

Et le désir du commencement,

Comme une énième naissance,

Comme une histoire d’enfance,

Comme un bonheur à mettre au monde tout simplement…

 

Photo J.Robert (fcgrenoble.com)  

 

06/11/2012

A la mi-temps de l'Olympe...

 

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A la mi-temps de l’Olympe,

En ce temps-mort où sonnent encore les fronts,

Où résonnent toujours les cris et les maux.

Quand les Titans sont aux écuries,

Les Taures à l’abreuvoir,

Et les Héros en recharge de bravoure.

Il arrive parfois que naisse sur leur champ,

L’esquisse altière d’un port d’offrande,

La naissance évidente d’un regard  vainqueur.

C’est dans la respiration des dieux que s’ébauche parfois leur engeance…

      

Depuis quelques temps, chaque semaine, je puise dans le reportage Photos du jour (Grenoble/Biarritz) et j’accroche à un cliché  de J.Robert, mes mots. Simple ressenti ou flash subliminal, ils viennent et s’imposent d’une manière évidente…

Cette fois-ci, étrangement, c’est au repos que j’ai trouvé mes mots…   

30/10/2012

Fond d'écrin...

 

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Tu le connais toi ce fond d’écrin où le halo hèle sa lune alors que la coc’ des monts s’aligne bien pure sur les rails dégradés des gradins.

Immaculation d’un soir,

D’un espoir,

De croire,

Qu’ici,

Ce soir,

Ou plus tard,

Rien ne sera jamais tâché…

 

Photo, F.C. Grenoble rugby

 

21/10/2012

Adam, La Pomme et son paradis...

 

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Une pomme,

La pomme,

Sa pomme,

Adam a son Eden,

Et Bruno son paradis,

A l’ombre de ses pagelles,

Au contour de son rugby,

Adam a sa demoiselle,

Et la pomme son paradis.

 

Photo Jacques Robert : Bruno Delatte dit « La pomme », intendant du FCG et mascotte indéboulonnable depuis quelques décennies. Tant que des hommes comme lui resteront dans des clubs comme ça, je continuerai à croire en mon rugby…

 

07/10/2012

Le petit gars tout net...

 

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Tu sais, au début, il ya  les intentions, les desseins, les projets, le but. Mais comme toujours, entre les désirs et la réalité, il peut y avoir un peu de brume, quelques imprécisions, voire certaines nébulosités artistiques incontrôlées.

Et puis, en plein milieu de ton rêve, tu colles un petit acteur pêché au bord d’une commanderie banlieusarde. Tu le lies à quelques gars presque tous natifs d’un ailleurs plus ou moins lointain, plus ou moins distrait. Tu les baptises à ton envie, tu les trempes au limon baptismal de ton Isère, tu les oins jusqu’au groin de la douce liqueur de Chartreuse, tu en fais des allobroges, des gaulois, des guerriers. Tu les mastiques au gratin, tu les murçonnes au matheysin, tu les coffres au Saint Marcellin. Enfin bref ! Tu les estampilles  sur le front du beau cachet des armées de Lesdiguières.

Et puis uns fois que tu as fait tout cela, tu verras forcément en plein milieu de la bataille, tu verras ton petit gars plein centre de ton appétit. Tu verras le petit gars tout net, précis, immaculé. Tu verras ce fils de tous les autres, cette engeance fidèle à tous les esprits, te dessiner sans flou ni rature, les jolies chimères que tu osais espérer…

 

Dans la vie, il y a ceux qui rêvent les choses, ceux qui les espèrent, et puis ceux qui les réalisent.

Je crois bien, qu’ici, à Grenoble, nous avons une belle bande de réalisateurs.

Merde !

Qu’est-ce que je peux aimer leur film…

 

Photo jacques Robert : Lucas Dupont, trois quart aile du F.C.Grenoble

 

02/10/2012

Où il est le bonheur?

 

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Vous savez où il est, vous, le bonheur ?

Dans le pré ?

Dans le cœur ?

Dans les blés ?

Dans les fleurs ?

Dans les cieux ?

Dans les yeux ?

Dans la vie ?

Dans le lit ?

Dans l’humeur ?

Dans le beurre ?

Et bien non !

L’autre soir, moi je l’ai vu,

Le bonheur est dans l’en-but !

 

Photo Jacques Robert : J. Pélissié demi de mêlée du FCG

  

24/09/2012

Le joli Baptême!

 

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Sans chapelle,

Sans chapelet,

Ni minaret,

Il y a comme ça des signes ostentatoires du bonheur qui font quand même un joli baptême !

 

Photo, Pépinette

12/09/2012

Lesdiguières: Les"Bouchet" sont doubles...

 

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 Il y a comme ça des jours où la pelouse affame. Il y a comme ça des « marchés » où le « Bouchet » a faim.

Tu sais pas quoi ? Moi comme un éternel cancre, j’ai raté le festin !

Même pas là pour voir le Lolo à la découpe, même pas là pour le voir vautrer sa fougue et ses tripes dans l’intimité estafilée du sombre embut montois. J’ai raté la corrida. Pas vu le louchebem poser les banderilles et peindre les dorures sûr son habit de gala.

Voilà, ce garçon est tout ce que j’aime, il croit en lui et en son destin. Quelques années que je le croise. Quelques lustres à lui brosser le poil. Quelques froides après-midi passées, les mains et les os livrés aux quatre maudits vents de la rade de Bachelard pour le voir lui et ses marsouins partir à l’abordage de tout un tas de gaillards pirates.

C’est pas un mental, c’est une mentalité ! Dans son regard tu peux voir les dents, et quand il te croque, c’est en souriant. Il est l’emblème de cette belle reconquête. Il est parti de loin, et à force de travail et de volonté, il a su murir et devenir un beau fruit de la formation grenobloise. De celle qui fait son travail à l’établi du rugby. De celle qui usine à longueur de boue et par tous les temps.

Chez nous, on aime le labeur, on aime le cœur et l’envie. On goute aux hommes qui ont tout cela chevillé aux viscères et à l’âme. Et en parlant d’homme, je voudrais aussi évoquer le grand capitaine Farley. Ce grand échalas d’Andrew, malheureusement blessé depuis le début de saison, et qui reprenait dimanche dernier avec les espoirs contre l’équipe d’Annecy. Déjà dans la semaine, il était venu voir « Titus » (François JEAN) l’un des deux entraîneurs de cette équipe de jeunes, pour lui demander si cela ne dérangeait pas, et qu’il ne voulait pas gêner le travail de son équipe … Tu vois un peu le bonhomme !

Le dimanche arrive, et notre irlandais préféré attaque dès le début du matche, multipliant les conseils et les encouragements, donnant autant de sueur que de voix. A la mi-temps les entraîneurs le sorte et la belle jeunesse le remplace. L’Andrew est sur le bord du terrain, il trépigne. Pousse comme s’il était en mêlée. Saute à chaque touche. Au bout de 10 minutes, il va voir le Titus, et lui dit  avec son accent so british :

« Heuuuuu dit Tityouss, si le faut je rrentrrre encorrre un piou ? »

Mort de faim le gazier ! Il n’avait qu’une seul envie, jouer !

Titus en rigolant :

« Ho Andrew ! On va laisser les jeunes jouer un peu, y viennent juste de rentrer. »

Et l’irlandais de rire…

 

Voilà, de Bouchet à Farley, tu as tout ce qui fait la réussite d’un groupe. Ce n’est pas qu’une question de professionnalisme, c’est aussi une histoire d’hommes qui ont le jeu et le désir de le partager comme seule ligne de vie et de conduite.

Et je dois bien vous avouer, que j’adore ça !

 

Photo de Jacques Robert: Laurent Bouchet le jeune talonneur grenoblois.   

 

                  

                    

07/09/2012

Drôles de bolets...

 

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Drôles de bolets serrés comme en mêlée qui poussent le long d’un pré, au bord d’une saison si particulière…

 

Photo, Vincent Platel

02/09/2012

The head in front of wall: Ou Jonathan et son paradis.

 

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Tu sais de ces sas ampoulés qui sentent le camphre juste avant que ne vienne sous la clameur des projecteurs l’odeur de la sueur et  de la bataille.

 The head in front of wall! Ou quelques années passées dans le dur. Ou quelques pensées calées dans le couloir de l’espoir un soir d’éventuelle fortune. Tu sais de ces avant-matchs où tu te repasses en équilibre sur le fil de ta trouille toutes les quêtes qui non pas de qui ! Pas de quoi ! Pas de cons. Ou alors si ! Mais un seul placé juste devant qui fait que ta quête n’est pas un espoir d’obole mais bien plutôt une histoire de conquérants…

Alors là, le temps se suspend. Et seul, tu repenses à ces sept saisons égrainées pour qu’enfin arrive le moment de la récolte. Tu te revois dans les entrailles des stades fédéralistes où les tribunes centenaires s’adossent fatiguées à leurs buvettes épuisées, sortes de béquilles frangines qui maintiennent à fût et à flot quelques guerriers édentés et ce rugby suranné que certains s’évertuent à chérir. Tu ressens à nouveau tous les coups, toutes les bouffes, les pignes et les cuites. Tu vomis aussi toutes tes peurs, tes craintes, tes dons et tout le houblon. Tu happes les balles, le cuir et les jupons. Tu chantes à tue-tête. Tu espères, tu doutes et imagines…

Tes rêves ne sont pas si fou, te voilà professionnel.

 The head in front of wall! Et ton esprit contre la faïence. La pro D2 dans tes poches et pas grand-chose pour les remplir. La guerre pour ne pas (re) mourir, quelques pirouettes, quelques branches, l’espoir, et ne pas s’enfuir… Et puis Fabrice, quelques atermoiements, les bons choix et certainement un peu de chance. Une demie sans mousse et la soupe à resservir, en oubliant cette fois la vilaine grimace. Et puis enfin, le feu sans artifices, la gloire sans maquillage, un con à ta quête et quelques dorures à tes souvenirs.

Et te voilà, La tête conte le mur. Te voilà à chauffer les cervicales de ton mental pour affronter les lys et la capitale. Mais tu le sais, au rugby il n’y a pas de rois, pas de sang bleu, pas de passe-droit. Tu le sais bien, toi qui viens de la fédérale, toi qui reste un des seuls rescapés de cette magnifique aventure.

 

Hier soir, toi et les tiens, vous avez été magnifiques. J’ai tellement aimé toutes ces années de rédemption. Je crois que ce que j’aime surtout, ce sont les histoires impossibles, les histoires des gens de peu, les chroniques des types à genoux, mais qui croient en leur avenir. J’ai toujours cru en la reconquête, j’espère simplement que maintenant vous allez me faire croire au paradis…

 

Photo de Jacques Robert, où l’on peut voir Jonathan Best juste avant d’affronter le Stade Français, vendredi soir.

                  

 

16/08/2012

Par dessus...

 

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Tu sais,

De ces perches que l’on devinait par-dessus le chaos de quelques vieilles mêlées caillebottées ou autres mauls millénaires et coagulés.

06/08/2012

Eternité

 

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Ruck en roc,

Roc en stock,

Minérales mêlées,

Mauls pétrifiés,

Lutte éternelle,

Bataille à jamais nouée.

Il y a comme ça des matches qui s’éternisent…

 

 

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17/07/2012

Sur le bord...

 

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Une balle au bord de mon âme,

Mon enfance sur le tapis,

Et toi dans mon lit.

 

Quelques intervalles,

Quelques acrobaties,

Et sur le bord de mon âme aussi,

Toi, la femme de ma vie.

10/06/2012

C'est la crise!

 

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Tu sais,

C’est juste l’après bois,

La clairière des pagelles,

L’en-bout de nos buts,

La couche de nos désirs,

Le lit de l’ultime coup de rein.

Il faudra donc croire que l’endroit ne plait plus à nos joueurs à l’envers.

Pas même un cœur, pas même un corps pour goûter à la grass divine.

Il est vrai que les dépôts ne paient plus même dans la banque de l’en-but.

Ovale !

 L’austérité te gagne,

La crise te déteint,

Ta note détonne,

Ton intérêt est en baisse, mais il faut se rendre à l’évidence, pour toi, ce n’est même pas une bonne nouvelle…

24/05/2012

Au nid...

 

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Au creux

Au nid

Au ventre

L’ovule

L’ovale

L’enfant

Tout est toujours une histoire de mère…

 

Photo, Mugabo