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07/04/2013

NZ: En cinémascope...

 

 

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Ile du Sud. Sur la route de Qeenstown. Où les Lochs naissent et disparaissent comme les monstres ailés qui s’entredéchirent dans un ciel d’éther.  C’est ici, sur le chemin, dans ces travellings qui te chavirent, que j’ai enfin réalisé que les guerriers de cette terre ne portent pas sur leur échine le fameux deuil de leurs adversaires… C’est tout simplement par humilité, car seul le all dark suffit devant la beauté cinémascope et le technicolor de leur incroyable décor. 

 

 

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05/04/2013

NZ: Interlude...

 

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La bas, même les chiens sont tout black !

04/04/2013

NZ: No Oval's Land...

 

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Waipu Cove, Nord du Nord.

Trente bornes de sable pour renaître,

Juste le plus bel endroit pour aimer,

Rien que toi, l’amour et la mer.

 

C’est ici que j’ai perdu ma référence rugby. Pas trouver dans ce paradis la moindre trace ovale. Bien essayer de courir les trente bornes de sable qui m’auraient amené jusqu’à la bière de Wangarei. Là où tu es sûr de trouver une équipe Maori occupée à tuer quelques fûts suicidaires. Je suis pourtant parti, mais ma sirène m’a rattrapé, et je n’ai pas pu résister…

 

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03/04/2013

NZ: Les dunes des brebis...

 

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Tu sais, il me semblait quelquefois que les collines devenaient erg. Que les pâtures ce faisaient dunes. Et qu’à l’ombre de ces pacages ensablés, poussaient quelques oasis irréelles.Ici point de chamelles, mais dans ce pays ou le plat est un ennui ou alors c’est affaire de rugby, chaque crêtes, chaque lignes pouvaient te jeter aux yeux quelques brebis.   

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02/04/2013

NZ: Dopage!

 

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J’ ai enfin percé leur secret…

01/04/2013

NZ: L'ovale des foins...

 

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J’ai croisé là-bas que des stades de petites guerres.

De ces champs que l’on n’ose même pas appeler de bataille,

De ces drôles de pâquis où les pieds gazelles des pagelles se perdent dans le foin,

Où des projos improbables et sans aplomb n’éclairent que les passes sans maintien,

De ces terrains sans grande Culture et qui pourtant te racontent mille chagrins,

De ces endroits qui se foutent pas mal du World et de sa Cup pourvu que trois fois la semaine quelques crampons aluminés s’échinent complices à labourer leurs matins.

 

Faner le carré de son pré avant que l’on y moissonne…

  

31/03/2013

NZ: L'Eden pas toujours Park....

 

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Il n’y a plus de cieux, plus de bleu, plus de mer plus de vert.

Il n’a  plus de bas, ni de haut, ni même un envers,

Même le céleste a déguerpi.

Mais il y a dans cet Eden, pas toujours Park, des ciels qui te dessinent parfois un paradis…

 

NZ: Les essais du bout du monde...

 

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Tu sais, c’est une drôle de lande. Sans beaucoup d’effort, tu peux aller embrasser la langue des séracs alités. Et puis, en quelques instants, sans que tu n’y prennes garde, alors que la route t’étourdit à force d’enlacements. Une mer tasmane, plus bleue que le sang de nos rois, t’étreint sans aucun consentement.

Tu sais, je crois bien que c’est un peu grâce à ça, que les hommes d’ici pointent à nos embuts de formidables essais du bout du monde…  

 

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30/03/2013

NZ: La farandole...

 

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Comme une gondole farandole,

Comme un étal phénoménal,

Comme un arbre à fruits,

Comme le songe ovale de mon enfance,

Comme la rêverie de mes premiers émois rugby,

Il n’y a qu’ici.

Là-bas.

Que j’avais une chance de croiser dans la réalité ce que furent mes premières nuits d’avant jouerie.      

 

27/03/2013

NZ: Finale sur la plage...

 

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Hawke’s Bay, Napier :

Comme une finale de Coupe du Monde,

Entre le blue et le Black,

Et tout au milieu,

L’écume du combat…

26/03/2013

Dessine-moi un Champion!

 

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Merde ! Je n’y suis plus…

J’sais pas vous, mais moi samedi soir je n’y étais pas. C’est à croire que j’avais encore la tête dans le long nuage blanc de cette terre ou les rugbymans sont tout en noir.

Non ! Je t’assure, je crois bien que j’ai fais semblant. J’étais là, mais ma gueule n’y était pas. Bien sûr que j’ai posé mon cul dans la tribune, mais pas une fois il ne s’est bougé des gradins. Et je ne te parle même pas de mes trippes, pas un seul spasme, pas même une petite colique. Pas la boule des soirs de grande fortune. Pas l’impatience qui d’habitude me va si bien.

Tu sais, de ces soirées perpignanaises, de ces flamboiements toulousains. De ces soirs dantesques où le navire chavire quand la barque tourne bien. Les poings levés et la tête à l’envers,  le corps en embut et la fête à la bière. Etre tout simplement content, quand tout va bien…

Non, je t’assure ! Il manquait quelque chose, il n’y avait pas l’effluve des grands soirs, l’odeur de la peur, l’odeur des chasseurs. Il n’y avait pas le truc magique, la poudre de perlimpinpin…

 

Bien sûr, que je me suis pointé à la buvette tennis, que j’ai serré les mains. Mais tu sais, au bord de ce vieux comptoir historique, là où il fait toujours beau. Les tronches y étaient, mais pas les mots. Il n’y avait pas les fantômes, les oiseaux. Et je te dirais même que je n’ai pas senti Peppino. Même les coureurs de la main-hurlante ne me semblaient pas chauds. Pas le feu non plus sur les bancs, sur les tréteaux. Et je ne te parle même pas de la froideur des souliers vernis, là-bas, tout en haut…

 

Je crois bien qu’il faut que je me l’avoue, jusqu’au maintien j’ai tout donné ! Après, tu crois qu’il suffit de se pointer pour que la musique recommence… Mais tout doucement, sans que tu te méfies, la partoche s’effiloche, ça cacophonise, tes instruments non plus le La et tes solistes t’abandonnent.

 

Il me semble qu’aujourd’hui, j’ai besoin d’un autre rêve. Tu sais un truc collectif, une utopie, une fable, une chose mythique. Il y a quatre ans on n’imaginait rien de tout ce qui est arrivé. Alors modestement, comme le Petit Prince, je te le demande Fabrice !

« Dessine-moi un Champion ! »

 

Grenoble 9 / Montpellier 16                      

25/03/2013

NZ: All blacks sounds ou la mer des mêlées...

 

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Tu vois, si tu vas en Nouvelle Zélande, il y a une chose qu’il ne faut pas rater, c’est la traversée en ferry entre Wellington et Picton, le passage entre l’île du Nord et l’île du Sud.

Trois heures qui ne seront jamais perdues. Trois petites heures suspendues où la vieille côte  de la baie des Hurricanes laisse plonger son dos usé entre Tasman et Pacific. Et puis très vite le bateau se glisse dans le dédale des sounds, des baies et des ilots. Et là, si tu as la chance d’attraper la bonne lumière, si tu as les dieux ovales avec toi. Tu pourras deviner, comme posées sur l’argent des flots de cette mer, toutes les mêlées All Blacks que cette terre a enfantées…            

21/03/2013

NZ: Sur la route de Milford Sound...

 

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Sur la route de Milford Sound, tout au bout du monde des Blacks. Dans cette forêt dense, étrange, humide et féérique, tu commences à comprendre que c’est ici, que les sombres guerriers viennent cueillir l’adiante argentée qui leur grossira le cœur… 

 

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19/03/2013

Voilà, je te l'avais bien dit...

 

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Voilà, je te l’avais bien dit… Je n’ai pas eu le temps ou plutôt pas eu le goût de prendre le temps de poser ici quelques images. Quand tu es sur la route. Sur les routes. Il faut savoir oublier son clavier. Oublier les rendez-vous habituels pour ne pas rater les rendez-vous à ne pas manquer. J’avais là-bas rencart avec un ciel d’olympe où des nuages athlétiques se disputent dans des couloirs imaginaires tous les titres olympiques. J’ai croisé en chemin des fjords Cathédrales ou des croisés inventés jettent par-dessus des remparts sombres et magistraux des monceaux de cascades comme pour ne pas perdre cette étrange Jérusalem. J’ai compté les moutons plus nombreux que les étoiles, j’ai même compté les collines, les crêtes et les cimes, j’ai compté les piquets des enclos infinis qui se perdent en pointillés tout au bout de l’horizon. Je n’ai pu faire le tour des hanches magnifiques de toutes ces plages féminines qui te draguent alanguies en te faisant croire malignes que tu es le premier à les regarder. J’ai tout aimé. J’ai tout bu. Tout dévoré.

Et puis rassasié, je suis tombé ébahi sur la plus belle des choses. Des pagelles faméliques, timides comme ces chapelles minuscules qui se cachent du sacré de peur qu’on les démonte.

Des poteaux pas plus hauts que l’ambition du plus drôle des butteurs. Rafistolés. En attelles. Une transversale charpentière et deux fanions sans gloire plantés là comme pour défier le vent.

 

Je suis resté à genoux, en me disant que décidément, je me trouvais dans le plus beau pays du monde…

 

21/02/2013

Je me sauve!

 

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Voilà, demain je me sauve. Je m’en vais. Je pars voir aux antipodes si la tête est vraiment à l’envers. Trois semaines pour saisir le pays du long nuage blanc. Trois semaines pour embrasser quelques amis et leurs horizons. J’essaierais en route de poser ici quelques images, quelques vues et quelques mots pour raconter mes pas. Pourtant, étrangement, j’ai toujours eu du mal à photographier mes voyages, comme si vouloir se saisir de l’instantané me privait d’une part de rêve. Le souvenir des gens et des lieux est bien plus précieux planqué tout au fond du disque dur de votre souvenance…

 

A très vite !

19/02/2013

Quand les piliers se marrent...

 

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Tu sais, c’est de ces instant où les frimas colle aux doigts, où les essais sont givrés, où la terre comme le moral se détrempent.

Tu sais,  c’est toujours à ce moment là que les piliers s’en mêlent, que les talons font front, que les fronts s’affrontent. Que le bel esprit en mêlée nous le démêle, que les premières barres se marrent, et que la victoire les drague.

Tu sais, il s’agit de ces joueurs cubiques, de ceux à qui d’habitude les beaux gosses font la nique. Et bien, c’est dans ces fameux soirs thermomètres dans ces nuits refroidies que les piliers libérés te réchauffent et accrochent enfin le sourire des demoiselles.

 

 

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Photo, Jacques ROBERT. fcgrenoble.com

 

12/02/2013

Tu sais Fabrice...

 

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Bon. Tu sais Fabrice. Je ne vais pas m’amuser à tatouer sur la couenne  de ton moral amaigri toute la litanie des chagrins en tribune. Je ne vais pas non plus te filer la liste et son caddie pour que tu fasses volontaire toutes les commissions attendues par toute la smala des rombières ovales. Je ne dégueulerais pas le moindre procès verbal. Je ne vomirais pas sur mes godasses pas très reluisantes toutes les sentences dont je me suis pourtant goinfré…

 Non. Ma requête bien que sportive, à pourtant un caractère personnel et familial. Tu le sais, depuis quelques années, mes coïts amoureux se conjuguent en rouge et bleu. Ma douce moitié, le soleil de mes aurores, la prunelle de mes doubles foyers, l’astre de mes nuits sans étoiles, a pris la gourmande habitude que je l’honore, vaillant comme un pilier, à chaque fois que ton équipe marque un essai. Et là, mon cher manager, je dois bien reconnaître que depuis plus de deux saisons, tu as eu l’embut prolixe. Tu as gâté ma dulcinée au-delà de toutes ses humides espérances. Au détriment d’ailleurs d’un prépuce que je sens l’âge venant un peu moins enclin aux multiples voyages…

Je disais donc que mon accorte et moi  nous étions en accord !

Tout allait bien jusqu’à ces dernières semaines. Bon pour moi cela était un peu comme des vacances. Ma raideur soufflait, son derme échauffé reprenait son teint d’adolescente.

Mais tu sais comme sont les femmes (enfin surtout la mienne…) Madame a ses habitudes. Son biorythme orgasmique est maintenant aussi bien réglé que la botte de Wilkinson. Elle transforme, elle valide tous les plongeons victorieux. Moi je ne suis que sa chose, son instrument. Tu comprends bien qu’aujourd’hui nos rapports, grâce à toi, sont un peu distendus.

Alors Fabrice, je t’en prie, fais quelque chose !

Menace. Punis. Rabiote les salaires. Supprime les primes. Renvoie dans les talenquères. Ou bien même chez leurs mères. Mais diantre ! Fichtre ! Que tes joueurs. Que nos joueurs, rendent à ma femme le bonheur !

 

Tu sais Fabrice, bien plus que les essais, bien plus la félicité de mon aimée. Et peut-être même bien plus que la victoire. Ce sont les têtes levées, les corps fourbus, la fierté partagée, le maillot mouillé, et quoiqu’il arrive, le devoir accompli qu’il ne faut pas laisser s’envoler. Toutes ces choses qui sont aussi précieuses que fragiles, aussi difficiles à construire qu’à conserver…

 

PS. Elle compte sur toi contre Agen.

 

Bien à toi.         

           

30/01/2013

Une danseuse du Crazy Ruck?

 

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Depuis toujours, le rugbyman se oint, se camphre, se pommadise.

Sans pour autan faire de la mécanique, on peut aussi rajouter que notre animal se graisse, voire s’huile…

Mais saviez-vous que celui-ci quelquefois se maquille ?

De là à dire que le rugbyman est une danseuse du Crazy Ruck…

 

Photo de Thomas Bianchin : Florian Faure F.C. Grenoble  

22/01/2013

De traviole.

 

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Rugby graphique,

Butteur tango,

Ovale virgule,

Lignes à gogo,

Le roulis du jeu, la force de l’enjeu, l’image bascule, le projectile aussi, et le destin se fait peut-être des nœuds…

 

Photo, Thomas Bianchin

    

 

16/01/2013

L'étoile mystérieuse

 

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En bordure d’une drôle de galaxie,

Une étoile satellite au soleil de ses mains,

Il espérait en l’orbite promise,

Il croyait en une nova sans fin.

Il savait que de cette trajectoire parabole dépendrait leur précieux destin…

 

Photo, Vincent Platel