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31/03/2013

NZ: L'Eden pas toujours Park....

 

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Il n’y a plus de cieux, plus de bleu, plus de mer plus de vert.

Il n’a  plus de bas, ni de haut, ni même un envers,

Même le céleste a déguerpi.

Mais il y a dans cet Eden, pas toujours Park, des ciels qui te dessinent parfois un paradis…

 

NZ: Les essais du bout du monde...

 

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Tu sais, c’est une drôle de lande. Sans beaucoup d’effort, tu peux aller embrasser la langue des séracs alités. Et puis, en quelques instants, sans que tu n’y prennes garde, alors que la route t’étourdit à force d’enlacements. Une mer tasmane, plus bleue que le sang de nos rois, t’étreint sans aucun consentement.

Tu sais, je crois bien que c’est un peu grâce à ça, que les hommes d’ici pointent à nos embuts de formidables essais du bout du monde…  

 

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30/03/2013

NZ: La farandole...

 

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Comme une gondole farandole,

Comme un étal phénoménal,

Comme un arbre à fruits,

Comme le songe ovale de mon enfance,

Comme la rêverie de mes premiers émois rugby,

Il n’y a qu’ici.

Là-bas.

Que j’avais une chance de croiser dans la réalité ce que furent mes premières nuits d’avant jouerie.      

 

27/03/2013

NZ: Finale sur la plage...

 

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Hawke’s Bay, Napier :

Comme une finale de Coupe du Monde,

Entre le blue et le Black,

Et tout au milieu,

L’écume du combat…

26/03/2013

Dessine-moi un Champion!

 

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Merde ! Je n’y suis plus…

J’sais pas vous, mais moi samedi soir je n’y étais pas. C’est à croire que j’avais encore la tête dans le long nuage blanc de cette terre ou les rugbymans sont tout en noir.

Non ! Je t’assure, je crois bien que j’ai fais semblant. J’étais là, mais ma gueule n’y était pas. Bien sûr que j’ai posé mon cul dans la tribune, mais pas une fois il ne s’est bougé des gradins. Et je ne te parle même pas de mes trippes, pas un seul spasme, pas même une petite colique. Pas la boule des soirs de grande fortune. Pas l’impatience qui d’habitude me va si bien.

Tu sais, de ces soirées perpignanaises, de ces flamboiements toulousains. De ces soirs dantesques où le navire chavire quand la barque tourne bien. Les poings levés et la tête à l’envers,  le corps en embut et la fête à la bière. Etre tout simplement content, quand tout va bien…

Non, je t’assure ! Il manquait quelque chose, il n’y avait pas l’effluve des grands soirs, l’odeur de la peur, l’odeur des chasseurs. Il n’y avait pas le truc magique, la poudre de perlimpinpin…

 

Bien sûr, que je me suis pointé à la buvette tennis, que j’ai serré les mains. Mais tu sais, au bord de ce vieux comptoir historique, là où il fait toujours beau. Les tronches y étaient, mais pas les mots. Il n’y avait pas les fantômes, les oiseaux. Et je te dirais même que je n’ai pas senti Peppino. Même les coureurs de la main-hurlante ne me semblaient pas chauds. Pas le feu non plus sur les bancs, sur les tréteaux. Et je ne te parle même pas de la froideur des souliers vernis, là-bas, tout en haut…

 

Je crois bien qu’il faut que je me l’avoue, jusqu’au maintien j’ai tout donné ! Après, tu crois qu’il suffit de se pointer pour que la musique recommence… Mais tout doucement, sans que tu te méfies, la partoche s’effiloche, ça cacophonise, tes instruments non plus le La et tes solistes t’abandonnent.

 

Il me semble qu’aujourd’hui, j’ai besoin d’un autre rêve. Tu sais un truc collectif, une utopie, une fable, une chose mythique. Il y a quatre ans on n’imaginait rien de tout ce qui est arrivé. Alors modestement, comme le Petit Prince, je te le demande Fabrice !

« Dessine-moi un Champion ! »

 

Grenoble 9 / Montpellier 16                      

25/03/2013

NZ: All blacks sounds ou la mer des mêlées...

 

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Tu vois, si tu vas en Nouvelle Zélande, il y a une chose qu’il ne faut pas rater, c’est la traversée en ferry entre Wellington et Picton, le passage entre l’île du Nord et l’île du Sud.

Trois heures qui ne seront jamais perdues. Trois petites heures suspendues où la vieille côte  de la baie des Hurricanes laisse plonger son dos usé entre Tasman et Pacific. Et puis très vite le bateau se glisse dans le dédale des sounds, des baies et des ilots. Et là, si tu as la chance d’attraper la bonne lumière, si tu as les dieux ovales avec toi. Tu pourras deviner, comme posées sur l’argent des flots de cette mer, toutes les mêlées All Blacks que cette terre a enfantées…            

21/03/2013

NZ: Sur la route de Milford Sound...

 

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Sur la route de Milford Sound, tout au bout du monde des Blacks. Dans cette forêt dense, étrange, humide et féérique, tu commences à comprendre que c’est ici, que les sombres guerriers viennent cueillir l’adiante argentée qui leur grossira le cœur… 

 

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19/03/2013

Voilà, je te l'avais bien dit...

 

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Voilà, je te l’avais bien dit… Je n’ai pas eu le temps ou plutôt pas eu le goût de prendre le temps de poser ici quelques images. Quand tu es sur la route. Sur les routes. Il faut savoir oublier son clavier. Oublier les rendez-vous habituels pour ne pas rater les rendez-vous à ne pas manquer. J’avais là-bas rencart avec un ciel d’olympe où des nuages athlétiques se disputent dans des couloirs imaginaires tous les titres olympiques. J’ai croisé en chemin des fjords Cathédrales ou des croisés inventés jettent par-dessus des remparts sombres et magistraux des monceaux de cascades comme pour ne pas perdre cette étrange Jérusalem. J’ai compté les moutons plus nombreux que les étoiles, j’ai même compté les collines, les crêtes et les cimes, j’ai compté les piquets des enclos infinis qui se perdent en pointillés tout au bout de l’horizon. Je n’ai pu faire le tour des hanches magnifiques de toutes ces plages féminines qui te draguent alanguies en te faisant croire malignes que tu es le premier à les regarder. J’ai tout aimé. J’ai tout bu. Tout dévoré.

Et puis rassasié, je suis tombé ébahi sur la plus belle des choses. Des pagelles faméliques, timides comme ces chapelles minuscules qui se cachent du sacré de peur qu’on les démonte.

Des poteaux pas plus hauts que l’ambition du plus drôle des butteurs. Rafistolés. En attelles. Une transversale charpentière et deux fanions sans gloire plantés là comme pour défier le vent.

 

Je suis resté à genoux, en me disant que décidément, je me trouvais dans le plus beau pays du monde…