Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

24/09/2012

Le joli Baptême!

 

zkaoFjFkZCl--Q3wzzC79evPwZMLqpzMm6qGa7Gf7ZE.jpg

 

Sans chapelle,

Sans chapelet,

Ni minaret,

Il y a comme ça des signes ostentatoires du bonheur qui font quand même un joli baptême !

 

Photo, Pépinette

12/09/2012

Lesdiguières: Les"Bouchet" sont doubles...

 

phoca_thumb_l__JAC0343.jpg

 

 Il y a comme ça des jours où la pelouse affame. Il y a comme ça des « marchés » où le « Bouchet » a faim.

Tu sais pas quoi ? Moi comme un éternel cancre, j’ai raté le festin !

Même pas là pour voir le Lolo à la découpe, même pas là pour le voir vautrer sa fougue et ses tripes dans l’intimité estafilée du sombre embut montois. J’ai raté la corrida. Pas vu le louchebem poser les banderilles et peindre les dorures sûr son habit de gala.

Voilà, ce garçon est tout ce que j’aime, il croit en lui et en son destin. Quelques années que je le croise. Quelques lustres à lui brosser le poil. Quelques froides après-midi passées, les mains et les os livrés aux quatre maudits vents de la rade de Bachelard pour le voir lui et ses marsouins partir à l’abordage de tout un tas de gaillards pirates.

C’est pas un mental, c’est une mentalité ! Dans son regard tu peux voir les dents, et quand il te croque, c’est en souriant. Il est l’emblème de cette belle reconquête. Il est parti de loin, et à force de travail et de volonté, il a su murir et devenir un beau fruit de la formation grenobloise. De celle qui fait son travail à l’établi du rugby. De celle qui usine à longueur de boue et par tous les temps.

Chez nous, on aime le labeur, on aime le cœur et l’envie. On goute aux hommes qui ont tout cela chevillé aux viscères et à l’âme. Et en parlant d’homme, je voudrais aussi évoquer le grand capitaine Farley. Ce grand échalas d’Andrew, malheureusement blessé depuis le début de saison, et qui reprenait dimanche dernier avec les espoirs contre l’équipe d’Annecy. Déjà dans la semaine, il était venu voir « Titus » (François JEAN) l’un des deux entraîneurs de cette équipe de jeunes, pour lui demander si cela ne dérangeait pas, et qu’il ne voulait pas gêner le travail de son équipe … Tu vois un peu le bonhomme !

Le dimanche arrive, et notre irlandais préféré attaque dès le début du matche, multipliant les conseils et les encouragements, donnant autant de sueur que de voix. A la mi-temps les entraîneurs le sorte et la belle jeunesse le remplace. L’Andrew est sur le bord du terrain, il trépigne. Pousse comme s’il était en mêlée. Saute à chaque touche. Au bout de 10 minutes, il va voir le Titus, et lui dit  avec son accent so british :

« Heuuuuu dit Tityouss, si le faut je rrentrrre encorrre un piou ? »

Mort de faim le gazier ! Il n’avait qu’une seul envie, jouer !

Titus en rigolant :

« Ho Andrew ! On va laisser les jeunes jouer un peu, y viennent juste de rentrer. »

Et l’irlandais de rire…

 

Voilà, de Bouchet à Farley, tu as tout ce qui fait la réussite d’un groupe. Ce n’est pas qu’une question de professionnalisme, c’est aussi une histoire d’hommes qui ont le jeu et le désir de le partager comme seule ligne de vie et de conduite.

Et je dois bien vous avouer, que j’adore ça !

 

Photo de Jacques Robert: Laurent Bouchet le jeune talonneur grenoblois.   

 

                  

                    

07/09/2012

Drôles de bolets...

 

bjdy4265jg.jpg

 

Drôles de bolets serrés comme en mêlée qui poussent le long d’un pré, au bord d’une saison si particulière…

 

Photo, Vincent Platel

02/09/2012

The head in front of wall: Ou Jonathan et son paradis.

 

phoca_thumb_l__JAC0097.jpg

 

Tu sais de ces sas ampoulés qui sentent le camphre juste avant que ne vienne sous la clameur des projecteurs l’odeur de la sueur et  de la bataille.

 The head in front of wall! Ou quelques années passées dans le dur. Ou quelques pensées calées dans le couloir de l’espoir un soir d’éventuelle fortune. Tu sais de ces avant-matchs où tu te repasses en équilibre sur le fil de ta trouille toutes les quêtes qui non pas de qui ! Pas de quoi ! Pas de cons. Ou alors si ! Mais un seul placé juste devant qui fait que ta quête n’est pas un espoir d’obole mais bien plutôt une histoire de conquérants…

Alors là, le temps se suspend. Et seul, tu repenses à ces sept saisons égrainées pour qu’enfin arrive le moment de la récolte. Tu te revois dans les entrailles des stades fédéralistes où les tribunes centenaires s’adossent fatiguées à leurs buvettes épuisées, sortes de béquilles frangines qui maintiennent à fût et à flot quelques guerriers édentés et ce rugby suranné que certains s’évertuent à chérir. Tu ressens à nouveau tous les coups, toutes les bouffes, les pignes et les cuites. Tu vomis aussi toutes tes peurs, tes craintes, tes dons et tout le houblon. Tu happes les balles, le cuir et les jupons. Tu chantes à tue-tête. Tu espères, tu doutes et imagines…

Tes rêves ne sont pas si fou, te voilà professionnel.

 The head in front of wall! Et ton esprit contre la faïence. La pro D2 dans tes poches et pas grand-chose pour les remplir. La guerre pour ne pas (re) mourir, quelques pirouettes, quelques branches, l’espoir, et ne pas s’enfuir… Et puis Fabrice, quelques atermoiements, les bons choix et certainement un peu de chance. Une demie sans mousse et la soupe à resservir, en oubliant cette fois la vilaine grimace. Et puis enfin, le feu sans artifices, la gloire sans maquillage, un con à ta quête et quelques dorures à tes souvenirs.

Et te voilà, La tête conte le mur. Te voilà à chauffer les cervicales de ton mental pour affronter les lys et la capitale. Mais tu le sais, au rugby il n’y a pas de rois, pas de sang bleu, pas de passe-droit. Tu le sais bien, toi qui viens de la fédérale, toi qui reste un des seuls rescapés de cette magnifique aventure.

 

Hier soir, toi et les tiens, vous avez été magnifiques. J’ai tellement aimé toutes ces années de rédemption. Je crois que ce que j’aime surtout, ce sont les histoires impossibles, les histoires des gens de peu, les chroniques des types à genoux, mais qui croient en leur avenir. J’ai toujours cru en la reconquête, j’espère simplement que maintenant vous allez me faire croire au paradis…

 

Photo de Jacques Robert, où l’on peut voir Jonathan Best juste avant d’affronter le Stade Français, vendredi soir.