Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

02/09/2012

The head in front of wall: Ou Jonathan et son paradis.

 

phoca_thumb_l__JAC0097.jpg

 

Tu sais de ces sas ampoulés qui sentent le camphre juste avant que ne vienne sous la clameur des projecteurs l’odeur de la sueur et  de la bataille.

 The head in front of wall! Ou quelques années passées dans le dur. Ou quelques pensées calées dans le couloir de l’espoir un soir d’éventuelle fortune. Tu sais de ces avant-matchs où tu te repasses en équilibre sur le fil de ta trouille toutes les quêtes qui non pas de qui ! Pas de quoi ! Pas de cons. Ou alors si ! Mais un seul placé juste devant qui fait que ta quête n’est pas un espoir d’obole mais bien plutôt une histoire de conquérants…

Alors là, le temps se suspend. Et seul, tu repenses à ces sept saisons égrainées pour qu’enfin arrive le moment de la récolte. Tu te revois dans les entrailles des stades fédéralistes où les tribunes centenaires s’adossent fatiguées à leurs buvettes épuisées, sortes de béquilles frangines qui maintiennent à fût et à flot quelques guerriers édentés et ce rugby suranné que certains s’évertuent à chérir. Tu ressens à nouveau tous les coups, toutes les bouffes, les pignes et les cuites. Tu vomis aussi toutes tes peurs, tes craintes, tes dons et tout le houblon. Tu happes les balles, le cuir et les jupons. Tu chantes à tue-tête. Tu espères, tu doutes et imagines…

Tes rêves ne sont pas si fou, te voilà professionnel.

 The head in front of wall! Et ton esprit contre la faïence. La pro D2 dans tes poches et pas grand-chose pour les remplir. La guerre pour ne pas (re) mourir, quelques pirouettes, quelques branches, l’espoir, et ne pas s’enfuir… Et puis Fabrice, quelques atermoiements, les bons choix et certainement un peu de chance. Une demie sans mousse et la soupe à resservir, en oubliant cette fois la vilaine grimace. Et puis enfin, le feu sans artifices, la gloire sans maquillage, un con à ta quête et quelques dorures à tes souvenirs.

Et te voilà, La tête conte le mur. Te voilà à chauffer les cervicales de ton mental pour affronter les lys et la capitale. Mais tu le sais, au rugby il n’y a pas de rois, pas de sang bleu, pas de passe-droit. Tu le sais bien, toi qui viens de la fédérale, toi qui reste un des seuls rescapés de cette magnifique aventure.

 

Hier soir, toi et les tiens, vous avez été magnifiques. J’ai tellement aimé toutes ces années de rédemption. Je crois que ce que j’aime surtout, ce sont les histoires impossibles, les histoires des gens de peu, les chroniques des types à genoux, mais qui croient en leur avenir. J’ai toujours cru en la reconquête, j’espère simplement que maintenant vous allez me faire croire au paradis…

 

Photo de Jacques Robert, où l’on peut voir Jonathan Best juste avant d’affronter le Stade Français, vendredi soir.

                  

 

Commentaires

Et quel beau début de saison !!!
Bravo les montagnards, vous faites plaisir à voir !

Au passage, bientôt une nouvelle sortie pour nos Contes de Pagelles...

Écrit par : Salvi | 02/09/2012

Bravo, Christian.

Écrit par : matthieu | 02/09/2012

Merci les gars!
Où ça? Quand ça? Dis-moi vite!

Écrit par : pierrot la tombal | 02/09/2012

Vaillants les garçons ! Et vaillant le Christian ! ;)

Écrit par : Christian | 04/09/2012

Les commentaires sont fermés.