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29/12/2011

Les voeux gueux en rouge et bleu

 

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Voilà. Je me remets aux mots. Quelques mois que mon clavier n’a pas souri aux joies innocentes d’une victoire en rouge et bleu. Quelques longues semaines où ma libido en berne n’a pas pu honorer une pourtant belle foison d’essais. Et ce, malgré les efforts redoublés et tenaces de ma moitié s’offrant volontaire et nue sur le haut de la rampe d’un classement érectile et lumineux. Serait-ce l’âge ? Le manque d’hormone ? Ou la perte de foi en un jeu que j’imaginais divin ?

Si je devais répondre à ces interrogations, je vous avouerais, sans forfanteries, que je n’ai pour l’instant, et ce malgré mon âge avancé, aucun besoin de la précieuse pilule bleue qui rend aux jockeys déprimés en mal de victoire  un moral quasi chevalin. Mes hormones grimpent encore aux arbres  comme les jeunes filles en fleurs sur le pommier de ce cher Adam.

Je crois bien que c’est le côté divin qui a fui mon âme déçue. Depuis un certain 2 juillet, la croyance céleste en ma religion Rugby en a pris un coup. Depuis ce fameux jour où le Nikon vital  de mon ami Peppino a cessé de photographier l’objet de mes convictions, mon amour pour l’ovale évangile s’est un peu assombri…

Bien sûr, je viens toujours au stade. Bien sûr que comme les vielles bigotes, je trempe mes mains décaties dans le sempiternel bénitier aux eaux sanctifiées. Certainement que je romps le saucisson et que je partage les bières. Assurément que je refais la messe, réécris les sermons, et m’extasie sur les belles homélies. Mais il manque aujourd’hui à ma foi un petit souffle de vie…

Alors en cette fin d’année, comme à mon habitude je ne vous souhaiterai rien. Pas de santé débonnaire. Pas de sous trébuchants ou de gloires certaines. Je n’aime toujours pas les vœux qui se font des nœuds et étranglent sans vergogne le triste destin des amis recevant…

Je n’aime pas les vœux,  je conchie cette maladroite pratique qui vous enterre dans l’année les plus belles amitiés.

Je n’aime pas les vœux, je préfère à ces gueux le sourire juvénile des jolies espérances.

J’imagine alors que l’autofocus affectif de mon cher sicilien, celui là même qui savait si bien saisir les effrois marmousets et les rires des poussins, que cet œil lumineux, complice et paternel qui accrochait à son grand cœur en couleur toutes les trognes des gamins en devenir. J’imagine et j’espère que ce souffle qui nous a été enlevé, se retrouvera magnifié et conquérant dans les formidables jambes et la belle rage d’un Lucas Dupont et que celui-ci saura avec ses complices de jeu, rendre à notre éternel photographe tout le penchant qu’il avait pour eux.

 

Il se pourrait alors que le F.C.Grenoble penche vers le Top 14.                                   

Commentaires

A la place de Biarritz, ça va pas me vexer ...

Mais bon, c'est la règle du jeu ...

Écrit par : Vinosse | 29/12/2011

Biarritz ? Ce fantôme du top 14...

Écrit par : pierrot la tombal | 30/12/2011

Et pis Grenoble, c'est un peu la charente !!!

Écrit par : Vinosse | 30/12/2011

Les commentaires sont fermés.