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26/02/2011

Tournoiement à Edimbourg: part 5

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Nigel !

 

Dimanche matin : La tintaine dans le ciboulot et l’haleine plus chargée qu’un triporteur de la banlieue de Beyrouth, nous étions pourtant, avec mon alambic vertébré de chambrée, dans les premiers sur la ligne de départ pour le grand prix du breakfast. Moi je suis assez tartines et confitures, alors que mon lascar fait plutôt dans l’exotique.

Genre : Crêpes roulées de poitrine fumée avec crème de marron et Nutella à cœur.  Ou encore, haricots locaux sur canapé, couverts d’un drap de confiture de myrtille…

Putain ! Si t’es pas bien, ne viens jamais breakfaster avec mon zig. Sinon tu te retrouves direct au water, à genoux dans le zag. C’est un truc terrible ! A faire chialer l’ami Ricoré…

Une fois le buffet dévasté, nous avions Culture. Le château d’Edimbourg attendait notre assaut. En parlant d’assaut, pour grimper jusqu’aux vieilles pierres, il fallait subir ceux du weather. Un vent à te coller un slip sous le kilt, et un crachin poitrinaire tombé d’un ciel tuberculeux. Il fallait être motivé pour rendre visite à toute la dynastie des rois en-tartanisés. Une vraie pagaille dans l’arbre gynécologique calédonien, entre les Alexandre, les Robert, les jacques et leurs libellules…Sans parler de ces foutus angliches et leurs rois Edouard qui voulaient à longueur d’histoire crever les baudruches musicales de leurs voisins avaricieux et revêches. D’ailleurs, aujourd’hui encore le bazar continue ! Les anglais font du business et ce sont les écossais qui encaissent…Et de temps en temps ils se mettent sur la gueule !

Fin de l’aparté culturel. Et retour aux choses essentielles :

Ce midi, nous avions rugby !

Attends mon grand, te moque pas !

Un match international !

Les old boys de la Rugby Trinity Academy nous attendaient de bières (non pas de cercueil…)  fermes en ce dimanche midi. Nigel nous recevait dans son club, son fils officierait au sifflet (je sais ! je l’ai déjà dit…) Notre motivation était en panne d’érection. Il faut dire que le temps ajouté à notre effectif quelque peu fluet n’engageaient pas au corps à corps à la baïonnette. A peine 14 que nous étions, et une majorité pas de la dernière rosée… heureusement, malgré la légende, l’écossais est prêteur, et ce sont deux beaux gaillards qui vinrent faire regrimper nos actions, ou plus surement, notre moyenne d’âge…

Composition annoncée. Echauffement esquissé. La bataille écosso-grosélandaise pouvait commencer ! Alors là, il faut que je te dise tout de suite mon vieux lecteur (ouais ! je considère que le lecteur m’ayant suivi jusqu’ici sera dorénavant considéré comme un vieux pote liseur…)  Pour la plupart d’entre nous, il s’agissait de notre première expérience caléd’ovale. First game au pays du biniou. Dépucelage encollé au pays du scotch ! Mazette, on n’a pas été déçu. L’écossais est un garçon (même âgé) pragmatique, pour qui la ligne droite est le chemin le plus court pour péter dans la gueule de ces félons de frogs. Je dois dire que ces messieurs nous donnèrent un bon quart d’heure durant, une grande leçon de géométrie… 25 temps de jeu, pour autant de pick and go. Un cornemusier lancé en appelait toujours un autre, avec quelques déblayeurs pour faire joli sur la photo. Nous qui étions entrés sur le terrain avec des intentions de Bolchoï, il a fallut que nous quittions nos collants pour passer fissa le permis de bulldozer. Les poumons en zone rouge et les épaules brûlantes nous résistâmes, on se demande encore comment… C’est au moment où l’apoplexie était à son comble que survint l’événement du match.

Nous venions de récupérer le ballon (on ne l’avait même pas fait exprès…) Une envie de rendre tous les pick et tous les go à nos zozos nous animait, quand au détour d’un ruck, pollux, le mime mêlée, hurle dans ma direction :

« Georges à hauteur, viens,  lancé ! »

A côté de moi, Roger (un peu essoufflé) me regarde.

L’autre hurleur de plus belle :

« Mais putain tu vas y venir espèce de burne, faut que j’te pousse »

Roger me dit :

« Mais à qui y parle ? »

Moi :

« Euh là Roger tout de suite je vois pas… »

Et je te passe en un éclair tout le bottin de la grosélande. Mais pas de Georges à l’appel.

Le nabot avec un 9 dans le dos nous fait carrément une crise de nerf :

« Mais y vas y venir cette enclume ! Vas falloir que j’aille le chercher avec des baffes dans la gueuuuuuleeee !!! »  

Moi à Roger :

« Fais pas attention Roger, je suis sûr que c’est un coup des scottishs, y nous ont refilé un fantôme en plus de leurs deux players. Les fantômes ce n’est pas ce qui manque dans ces contrées. Encore un vieil international décédé qui avait envie de rejouer. J’l’ai toujours su, le pollux, il a un don pour ces choses là ! c’est pour ça qu’il est le seul à le voir »

Bon sur le coup, le pollux a fini par ce prendre un gros caramel, vu que son fantôme lui a posé un lapin… »

Et puis tant bien que mal, on a résisté aux mangeurs de haggis. Il n’y a que Marc sur son aile qui s’est fait un claquage à un ischio pourtant calcifié. Claquage survenu sur son vingt septièmes en-avant… Bon pour l’élongation, ça devrait aller. En revanche pour son cancer des mains, même la chimio ne peut plus rien…

 

Pour la petite histoire, nous avons atomisés les mangeurs de panses 3 essais à 2 !

Et l’explication pour le fantôme de notre demi, c’est tout simplement de la dyslexie. En effet pour notre cornaqueur énervé,  Roger s’était transformé en Georges. Va comprendre Charles !

Toujours est-il que Georges, le fantôme, continue de nous accompagner. Et s’il reste encore un peu avec nous, je crois bien qu’on le fera naturaliser…

 

Après cette splendide victoire nous regardâmes au club house de nos hôtes, la difficile victoire française à Dublin. Quelques bières précieuses nous aidèrent à faire passer une collation pour le moins surprenante…Tu m’étonnes que les britanniques aient été les plus grands colonisateurs du monde. Ils voulaient tout simplement fuir le plus loin possible la bouffe que leurs bourgeoises s’évertuaient à leur préparer…

 

A suivre…                                                                            

Commentaires

Bravo, Christian ! Bravo !

Écrit par : matthieu | 01/03/2011

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