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31/01/2011

Drôle de saison: Une fleur en hiver

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Drôle de saison !

Plomb sous la voûte,

Mélasse aux dents des godasses,

L’îlot mêlée qui fume,

Main-courante figée.

Et pourtant,

Sur la colline,

Une fleur tricotée…

 

Tu, sais, de ces boutons taillés par le cœur gourd d’amour de quelques grand-mères jardinières…

 

Photo, Philippe Roussel  

29/01/2011

Le fils à Jo.

 

le-fils-a-jo-2011-19328-614741362.jpgLe fils à Jo, j’aurais tellement aimé signer avec lui,  goûter à son vestiaire, mouiller son maillot. Mais je n’ai pas pour lui cet amour que je voulais inconditionnel. Je n’ai pas ce penchant partisan  que j’espérais  pour la cause.

Je n’ai pour ce film que de la tendresse. Je l’ai vu comme un conte, comme une fable qui t’esquisse les fins de vestiaires, les toreros de comptoirs, et te fait sentir les effluves incertains des chemises froissées aux derniers soupirs de quelques trois mi-temps. Et qui bien sûr te parle à travers le prisme d’une balle de la difficulté à transmettre tes gènes sans toujours croire qu’ils sont encore toi…

Je le voyais plus grand. Ou alors est-ce moi qui désirais trop fort… ?

 

Je voulais écrire mieux. Ecrire plus. M’expliquer encore, dire mon sentiment. Etre plus gentil, certainement… Doit-on être plus agréable uniquement par penchant… ?

Entre flaques et cils...

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Entre les flaques de ma banlieue,

Dans la boue de mon jeu,

Entre les cils des bagnoles,

J’ai dessiné sur la buée de ma vie,

Mes rêves ovales, 

Les pendants australs,

Et quelques voyages sidéraux...

 

Photo, Dominique Hasselmann

22/01/2011

Pouvoir en passe...

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Une jolie passe peut changer la face d’un match. Mais elle peut changer en même temps celle de son créateur.

D’aucuns diront qu’elle pourrait même changer la face du monde ou plus surement celle d’un destin. Ce vieux Silvio sénile et turgescent me le confirmait l'autre matin…

En revanche pour Bourgoin, je crains que son pouvoir soit un peu juste…

Comme quoi le pouvoir a des limites. Le sieur Ben Ali le consentait lui aussi en poussant son or, hier soir encore...

 

Photo Cielstudio

17/01/2011

Pour le plaisir...

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Rien à dire. Rien à ajouter. Juste regarder...

Ha si! Grenoble 37 Tarbes 10

Photo, Vincent Platel

15/01/2011

Hé Hop!

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Bon ! Ceci n’est pas une bête réclame pour dalle Gerflor ou quelque autre revêtement stratifié. Non, Je me disais simplement que je ne suis pas bien loti, et je voulais avec cette triste vue vous faire part de mon plus profond dénuement. Comme je suis un brave garçon que la décence étouffe, mon bon ami, le photographe Thomas Bianchin, a collé sur mes génitales parties une de nos deux œuvres communes. Œuvre que les meilleurs d’entre vous qualifieront (je n’en doute pas une seconde) de majeure dans la littérature Ovalienne. Et d’ailleurs je suis encore surpris que quelques éminentes récompenses littéraires  ne soient pas encore accrochées au cou de notre Ruck’n’Roll. Mais ceci est une autre affaire…    

J’en viens donc au fait. Dernièrement j’examinais la liste inter-minable(s) des illustres lustrés  adeptes de la brosse à reluire des pompes talonnées que notre cher locataire de l’Elysée avait Légion Honorifiés, quand au beau milieu de la lecture de cette kyrielle de sous-conseillers généraux, et autres milliardaires gras et dégoulinants je me rendis compte éberlué que sa glorieuse hauteur avait jeté dans son tombereau honorifique rien d’autre que son tailleur de costars. Certes, je reconnais volontiers que la tache est ardue, que pour mesurer ce corps et cet esprit  en constante mobilité et renversements étonnants, il faut à l’artiste aux ciseaux bien plus que la science couturière. Il lui faut en effet quelques qualités westernisantes pour  attraper au lasso l’objet de sa  dévotion décoratrice…

Mais quand même ! Il y a des limites au mérite !  

Sans parler des membres la confrérie argentière ornés eux aussi de la distinction chevalière au titre de leur grande inclination aux causes comptables et lumineuses par cet excellent, mais laborieux ex-ministre de la besogne et revendeur à la sauvette de biens  hippo-soldés qui finirent, comme l’aurait dit la belle Isabelle Adjani, de mettre mon humeur dans un état proche de l’Ohio.

C’est pourquoi aujourd’hui je me présente à vous nu comme un ver, et réclame solennellement à la République qu’elle pique en grandes pompes, à mon pubis ou à l’ourlet de mes bourses, voire au revers de ma clavicule sa plus haute distinction cajoleuse.

 

Je la mérite et pi c’est tout !

 

NB. Ceci est un frais billet dit de l’eider entravé, qui ne demandera qu’à être régulièrement renouvelé. Il vous suffira mes chers lecteurs, mes chers dévots, mon public aimé, de plébisciter cette fraiche rubrique pour que je la ponde à nouveau.                                   

11/01/2011

Voyage en mères...

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De l’importance du port d’attache,

Et de ces voyages d’entre les mères,

Qui font que les petits marins

Traverseront  les océans,

En se riant de la tempête. 

 

 

 Photo, Philippe Roussel

10/01/2011

Chez-nous

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Chez-nous, la cordillère descend jusqu’au bord de notre jardin. Et dans ce potager, poussent quelques plants de conquistadors qui vont cueillir leur trésor jusque dans l’éternité de cette  haie.

 

Photo de mon très cher Peppino

08/01/2011

Salle d'attente

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Si tu savais comme je les aime ces cliniques ouvertes où sur le banc d’attente les patients impatients attendent fiévreux que la maladie les gagne…

 

Etrangement, la seule façon de rester vivant !

 

Photo, Philippe Roussel 

05/01/2011

Dèjà...

Voilà, à peine quelques jours que cette année est déflorée, et déjà je perds un ami. Un de ceux que tu rencontres par, à travers et pour le rugby. En apprenant sont départ hier soir, j’ai jeté ces quelques mots. Je vous les livre ici avant de les dire devant lui…  

 

Le Mich nous a quittés. Il avait poussé dans les froides contrées du Haut Bugey où la rudesse climatique ankylose le fabuleux destin des artistes du débordement et condamne à jamais  les jolis faiseurs de passes croisées. Mais cette froide dureté fait  aussi magnifiquement pousser et rougir de plaisir les faciès des secondes barres et des beaux piliers. Sa chevelure avait la couleur de son jeu. Il arborait fièrement la flamboyance de son tempérament. Son rugby avait les veines gonflées par quelques bouillonnements ancestraux. Il aimait les ruades des mêlées, le parfum du camphre, et les rictus de ses plus tendres opposants. Le Rouquin ne jouait pas ! Il guerroyait. Il était de ces soldats insatiables qui ont le cœur aussi gros que leurs batailles. Il aimait la mailloche et les festins d’après. Il goûtait au partage, à la fraternité. Il était de ces hommes qui masquent leur tendresse derrière le swing de leurs poings. Qui ont l’affectif trop grand pour qu’il entre tout entier dans leur sourire. Le Mich, son amitié il fallait aller la chercher, il fallait la plaquer, l’arracher comme on arrache une gonfle dans un maul encore bouillant. Après, l’effusion n’était pas de mise, tu pouvais sentir son assentiment dans la ferveur de sa poigne, dans  la rusticité de son inclination. Il était comme tous ces hommes qui ont du mal à verbaliser, qui gardent au fond de leurs poches bien bourrées tous les mots d’attachements qu’ils n’osent jamais prononcer, le Mich en vérité, c’était un grand, un très grand sensible qui aujourd’hui ne poussera plus dans la mêlée de nos sentiments…

 

Adieu le Mich! Ou plutôt à bientôt... 

 

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