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31/12/2010

Je ne vous souhaite rien...

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Aux quatre coins du monde ou dans quelque univers, il y aura toujours un fou pour attraper le ciel…

 

Je ne vous souhaite rien,

Je n’ai pas assez d’imagination pour ça.

Je ne peux pas gommer les mauvaises humeurs.

Je ne sais même pas dessiner le bonheur.

Je peux seulement essayer de vous faire croire,

Qu’il faut continuer de sauter pour attraper le ciel….

 

Photo, Philippe Roussel 

29/12/2010

Le dernier troll de l'année...

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Ai couru hier dans les frimas nocturnes d’une année presque occise. Ai laissé sur la cocaïne réfrigérée du pré les empreintes effrénées de mon cœur aux guibolles absentes. Ai partagé les joies du jeu avec la moitié de mon âge. J’ai joué avec la jeunesse, me suis amusé avec mes vieilles années. Et sous ces lampadaires à l’éclairage myope, je me voyais pourtant sourire. Car dans la joie des muscles en souffrance, dans la moquerie des passes envolées, dans le miroir de mes sueurs luisantes, je retrouvais le farfadet que j’avais été. Celui là même qui tapisse mon enfance, celui des contes à rebours et des histoires jamais oubliées. J’ai encore sur moi tatouées toutes ses grimaces de guerriers. J’ai encore dans ma gorge nouée toutes ses larmes avalées. Il est de ces gnomes qui puisent leur sang dans l’histoire des hommes, dans l’étang des nuits et dans les jours noyés.  Il a au cœur les cultes païens et les prières originelles. Il aime les ripailles, les femmes alanguies et le vin au miel des ciels d’Italie.

Si vous allez quelquefois sur les bords des batailles où sur les terrains partagés des lutins aux canines protégées ferraillent. Approchez vous un peu. Regardez de plus prés. Aiguisez vos yeux. Et alors vous le verrez, le rictus de ce petit troll qui m’a toujours habité…                 

 

 La jeunesse, complice d’un soir s’était déjà enfuie,

Je suis resté un moment seul avec lui.

Seul avec mon jeu.

Seul avec le rugby.

 

L’ovale c’est un peu comme l’amour, on s’enlace…

 

Photo de Matthieu

24/12/2010

Mon père Noël est tout noir

 

Mon père Noël est tout noir. Non pas qu’il soit natif de Bamako ou que ses rennes élus aient été élevés dans les prairies de la côte d’ivoire où les cadeaux des urnes sont aussi improbables que ceux de notre cher grand-père. Mon père Noël est plus sombre que le vieux tout red car j’ai pour lui quelques vieilles rancœurs qui traînent dans la profonde hôte de mon enfance. J’ai quelques estafilades au cœur qui suintent encore, quelques cicatrices faites par les épines d’un sapin dont les pieds furent quelques matins de Christmas aussi vides que la nuit sidérale. Tu sais, ces périodes de vaches trans-parentes où toute la famille gratte le fond du ciel des tiroirs insondables sans jamais pouvoir y trouver le soleil. Et ce n’est même pas le manque de rien ou de presque rien qui me fait encore mal, mais bien plutôt cette obligation froide qui m’était imposée de devoir dire ou jouer devant mes complices de bitume la liste pourtant vide des présents que je n’avais pas espérés.  Alors oui ! Oui. Mon père Noël est tout Black ! Et ce n’est pas le deuil de mes quelques illusions originelles qu’il trimballe, mais bien la marque évidente de la seule chose qui me fait encore rêver. Il est tout black, il porte  sous son bras la plus belle de toutes ses offrandes, et il a au côté gauche une frêle fougère argentée.

 

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Présent arrivé hier de l’ile au long nuage blanc…              

18/12/2010

Top-Bonheur

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Le bonheur c’est comme la haute couture,

Il faut un peu de couleur,

Deux ou trois  accessoires,

Et quelques bouts d’essais,

Après, le bonheur peut défiler !

 

Photo, Laurent Lardière 

17/12/2010

L'essentiel du vent

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Quelquefois, en pleine tempête, il arrive que tu attrapes l’essentiel du vent.

Mais il se peut aussi que,  malgré ta voilure,  le vent soit plus fort que toi.

Et alors, il se peut encore, que la mer se dérobe sous tes pas...

 

Photo, Laurent Lardière

12/12/2010

L'ovale de peu...

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Tu sais il n’y a que ce jeu, ou plutôt un instantané de ce bonheur pour étonnamment réconcilier la gouache d’un Zola avec le divin. Pour entrelacer dans un emmêlement humain une étrange passion christique collective et les faciès mâchurés par la houille de la sueur, du sang et du champ laborieux et populaire. Et il me plait même de penser, que ce ne sont que dans les strates de ces matchs de peu, que les gens de rien en arrivent à sublimer ce game.

 

Photo de l’excellente Corinne Bultel       

07/12/2010

Armstrong...

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Armstrong  le rugby quelle histoire

C’est plutôt marrant

Une nana gonflant sa poire

Joue d’un instrument

Sans trompette et sans fard

Elle fait son numéro

Armstrong, sans crier gare

Les filles sont au tempo

Sans fanfare tôt ou tard

Elles luiront bien plus haut…

 

Photo Philippe Durand : Sum, demi d’ouverture à la partoche des coccinelles du GUC   

03/12/2010

L'étoile boiteuse

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C’était un petit d'homme, un sapiens bien plus ancien que l’âge de pierre mais pourtant pas assez grand pour celui des billes. Il avait décroché du ciel une agathe. Une sorte d’étoile boiteuse, toujours en rebonds d’étincelles et vrilles d’ellipse. Et pourtant, de son inconscience encore balbutiante, il savait déjà que celle-ci illuminerait tous les jours de ses nuits sans lune.

 

Alors il souriait !

 

Photo, Philippe Roussel