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19/10/2010

Des espoirs, et de l'avenir du FCG à celui de ma retraite...

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Décidément, je ne vaux pas grand-chose. En plus d’être le genre d’encourageur volatile, voire évaporable, je suis aussi un manifestant absolument fantôme. Et pourtant j’ai commencé à user mes os au boulot quasiment à l’heure même où je déployais ma première et somptueuse feinte de passe sur les pelouses insoumises de mon vieux quartier prolétarien … Pour ma défense, il faut quand même que je vous avoue, que mon abandon de poste sur le front miné de mes futures belles années de retraité fut justifié par ma présence hurleuse et volontaire sur celui tout aussi explosif du superbe match opposant les espoirs grenoblois à leurs homologues de Montpellier. Bien m’en a pris, j’assistais sous le crachin à un match superbe. Il faut dire que d’avoir croisé le joli sourire de l’inconditionnelle admiratrice des circonvolutions de ma plume acrobate avait retendu un soleil sur l’horizon de mon humeur chagrine.

Ces satanés joueurs  espoirs font preuve d’un sacré gros tempérament fourré à la belle confiture de leurs certitudes. Ces gaillards jouent, s’envoient et s’acharnent sans jamais se départir d’une glorieuse bonne humeur. Ils emportèrent le scénario  de ce match dans les dix dernières minutes en plantant deux essais qui auraient mérité d’être inscrits au palmarès de quelques festivals de cannes. Et là, je voudrais ajouter, qu’il y a dans cette équipe, quelques jeunes premiers qui pourraient être intégré ou réintégré dans le casting de la production plus professionnelle et hollywoodienne… Et je pense notamment à Jonathan Quinnez, ce garçon transpire la classe autant qu’il mouille le maillot dans l’exercice du plaquage sanglant. Le voir sur la pelouse d’honneur à l’étage supérieur me remplirait de bonheur, tout autant que le retour de Lucas Dupont me mettrait en joie…

Après cette goûteuse mis en bouche, je grimpai dans ma tribune empli de toute l’espérance que la belle jeunesse venait de me distribuer. Ô bien sûr ! Vous allez dire que je fais maintenant mon malin, et qu’en vérité à l’heure du coup d’envoi je n’en menais pas large. Et bien, effectivement, en guise de confiance, j’avais surtout des doutes… Doutes qui furent rapidement levés par la magnifique entame d’une smala grenobloise enfin retrouvée. A croire que le ciel mouillé et la bise aiguisée avaient affuté les tempéraments jusque là pas trop trempés des hommes en rouge et bleu. De l’envie. De la hargne. Des intentions. Voilà ce que je demande quand je m’en viens à Lesdiguières. Avant d’espérer le Top 14 ou même une simple place qualificative dans les cinq premiers… Moi tout ce que je souhaite en pointant ma face dans les travées de ce stade mythique, c’est de voir des types qui s’envoient ! C’est sentir le désir, la jubilation, la joie de jouer, les sentiments partagés… Et je crois que si tu n’as pas déjà ça, ce n’est pas la peine d’espérer d’aller plus loin ou plus haut… Et je voudrais dire, que Marvin  O Connor (Driscoll) et Pierre Aguillon sont les joueurs emblématiques de cet état d’esprit. Et puis, voir dimanche matin, dans l’émission « Rencontre à 15 » le père Aguillon entonné la chanson dans un vestiaire en fête, me conforte dans l’idée que l’avenir du FCG est (peut-être) un peu plus radieux que celui de ma future retraite…                          

Commentaires

Vu à Paris une femme avec un calicot : "retraite à 69 ans — quitte à se faire baiser!"
Elle devait avoir dans les 32, 35 à tout casser… =)
Content que tu aies vu un bon match.^^

Écrit par : Christian | 20/10/2010

En même temps, 69 c'est un âge que j'aime bien moi aussi...=)
J'en redemande des matchs comme ça!

Écrit par : pierrot la tombal | 20/10/2010

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