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28/09/2010

En rupture?

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De corps à cris, de cris à corps,

De corps à cœurs, de cœurs à corps,

De corps accorts en désaccord de corps,

Plaquer ! Ne serait-ce pas la plus simple des ruptures...?

 

Photo, Philippe Roussel 

22/09/2010

Tu sais *Fabrice...

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Tu sais Fabrice, je voulais vraiment fermer ma grande gueule. Je ne désirais pas l’ouvrir, vu qu’en ce début de saison je suis plutôt un supporter volage. Un de ceux qui se la ramènent que quand ils n’ont rien d’autre à bénir… Samedi, c’était ma première surprise-partie de l’année, mon premier rencard  avec Lesdiguières, ma première buvette aussi... Et dans cette belle soirée où l’été indien semblait fléchir, juste avant le match, je faisais part à mes associés de houblon des doutes qui m’habitaient sur la composition de ton équipe.

Moi, connement, avec ma mentalité de rugbyman empaillé aux sentiments exacerbés qui me font monter les larmes dès que l’on évoque les matchs de guerriers de l’époque où les mêlées n’étaient même pas encore télécommandées et où les tees n’appartenaient qu'à ces endimanchés de golfeurs. Et bien,  je croyais moi,  que pour se présenter sur la pelouse de notre bon Connétable, il fallait tout de même connaître un peu de l’histoire commune… Savoir le sens des étoiles entre le Drac et l’Isère, et que Finet et Alberto ne sont pas des poètes locaux ou les pendants de Monsieur Stendhal. Que les Pepelnjak ne sont pas des fromages de brebis mais une foutue engeance de polak qui a grandi sur les terrils de Saint Martin d’Hères pour finir noir de suie dans la grande mine de labeur des avants grenoblois. Je croyais à tout ça et bien plus encore…

Je croyais surtout, que pour faire un groupe, une famille. Il faut quand même que quelques survivants se souviennent de l’histoire familiale… Que pour travailler, pour rire, pour pleurer, pour mourir, survivre ou jouer, il faut bien sûr que les hommes se connaissent. Samedi dernier, il n’y avait pas moins de onze ou douze nouveaux joueurs sur le terrain à l’entame du match. Le capitaine n’avait qu’une saison derrière lui, et le plus ancien au club qu’une de plus. Je trouve sincèrement que cela fait un peu juste… Et que l’on ne vienne pas m’agiter sous le nez toute la litanie du rugby professionnel. Que Toulon le Racing l’on fait ! Qu’ils sont maintenant cosmopolites. Qu’ils ont table rasée et qu’ils sont sur le point de réussir… Ils l’ont fait c’est sûr ! Avec quelques champions du monde.  Ça aide…

Je ne fais ici le procès de personne, le rugby est un jeu difficile, le gérer certainement plus encore… Mais il me semble qua pour aller de l’avant, pour réussir les parcours ardus. Il faut que quelques choses se tissent entre les hommes. Et que pour tisser cela, il ne faut pas toujours défaire le canevas…

 

* Fabrice Landreau, manager du F.C. Grenoble

 

Photo, Starmust38

 

Grenoble 16 / Bordeaux 16

 

20/09/2010

Et pourtant...

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Et pourtant, Dans le ciel ténébreux de nos destins laborieux, deux ou trois fois par semaine, une lumière divine éclairait généreuse nos pauvres âmes en mêlée mais jamais égarées…

 

Photo, Philippe Roussel

18/09/2010

What god?

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Je me suis abonné à toutes les écritures,

Me suis prosterné à tous les autels,

Fait tous les sacrifices,

Adoré toutes les idoles…

Mais  je n’ai jamais croisé aucun dieu, qui invente de tels sourires.

 

Photo, Joël Salmon

14/09/2010

Siamoiserie...

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Pourquoi faut-il les jeter en l’air ?

Pourquoi  autant de bras ?

Pourquoi tant de manières ?

Pourquoi tant de tralalas ?

Pourquoi pas un bistouri ?

Pourquoi pas quelque infirmière ?

Pourquoi pas une anesthésie ?

Pour simplement séparer, des siamois même pas frères…

 

Photo, Philippe Durand

 

08/09/2010

Salut l'artiste!

  

Jo Podio avait 71 ans, il avait usé ses premiers crampons sous les belles couleurs grenobloises, puis il avait enchaîné sous celles moins prestigieuses mais non moins fraternelles de Merger. Pour finir, il adopta  le rouge et le sang de la grande famille Saint-Egrèvoise. Il devint mon entraîneur alors que je naviguais dans les eaux troubles de l’adolescence, là où le pavillon de ta poignée d’années hissé comme tes plus belles érections te font croire à l’immortalité de tes sentiments… Jo n’était pas un de ces coachs scientifiques. Son analyse n’usait pas trop des statistiques. Il ne te parlait que rarement du sens des trajectoires ou de la qualité de poussée des forces mécaniques additionnées. Le tableau noir de ses séances tactiques n’était jamais trop poudré du fard  évanescent des crieuses de salle de classe. Il avait dû être comme moi un peu trop marqué par ses bourreaux d’école… Il était un meneur d’instinct.  Un artiste de la phrase sentie. Un poète du phrasé. Il était le funambule des cinq dernières minutes avant le premier coup de sifflet… Il savait te faire croire que tu étais plus brillant que la plus luisante des étoiles, il te faisait grimper la tête en bas à la verticale. Il te rendait grand. Il te rendait fort. Il te rendait beau. Et le plus merveilleux, c’est que la magie ne s’arrêtait pas au bout de 80 minutes, quand grâce à lui tu avais vaincu toute les « hordes » de la terre. Une fois que tu avais terrassé ton plus féroce adversaire. Tu avais droit à la séance d’après match. Notre Podio se faisait conteur, se faisait charmeur, se faisait chanteur. Là dans la moiteur des cars victorieux, notre chantre nous enseignait tout de la petite Lulu qui  cachée derrière son bahut apprenait l’intimité de son monde… Il nous narrait aussi toute la cruauté perverse d’un belle  gitana postée rue Saint Apolline… Il nous faisait rêver avec ses mots colorés pour nous décrire la petite et secrète tache noire que les donzelles trop prudes s’évertuaient à nous cacher.

Jo Podio était un Seigneur, il faisait de nous des hommes !

Aujourd’hui un putain de crabe vient de l’emporter. A chaque fois que je croisais Jo, la dernière, c’était ce samedi (voir la photo où Jo tient le ballon) il me disait « Salut l’artiste ! » 

A mon tour de lui dire aujourd’hui, « Salut l’artiste ! Et à bientôt… »

A bientôt et merci…

 

Une énorme pensée pour Pépette sa compagne. On pouvait les apercevoir tous les deux  lors des matchs à Lesdiguières.

 

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04/09/2010

En rabat-jour.

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Certains soirs rares de rabat-jour où les amours du soleil et de l’horizon en sont au dernier soubresaut.  Tu peux voir au ciel s’allonger les échasses de Zeus, et malgré tout… Saisir en un instant la puissance olympique de ce jeu…

 

Photo Philippe Roussel