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30/03/2010

Conte de Pagelles...

 

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Au bord de l’entre bois, endroit où à l’habitude des ogres virulents  se dévorent au clair des tribunes, le regard brillant de l’ombre nourricière suit à la trace son Petit Poucet qui ne sèmera jamais son unique et précieux caillou…

 

Photo, Philippe Roussel        

27/03/2010

Oblong Cupidon

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Il y a des contrées singulières où les demoiselles apprivoisent l’oblong, et dans ces mêmes endroits les garçons sont si maladroits, que ce bon Cupidon n’a rien trouvé de mieux que d’accrocher une cible au cœur des fougueuses donzelles….

 

Photo, Alain Meyer

23/03/2010

A la fin du bal...

 

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Cendrillon ne s’enfuie plus à la fin du bal,

Son  carrosse ne sort plus du potager, elle voyage maintenant en mêlée.

Ses jolis pieds ont renoncé au cristal,  ses souliers sont aujourd’hui cramponnés.

Le petit prince ne veut plus la voir s’envoler, désormais il accroche son coeur à l'adorable talonneur…

 

Photo, Alain Meyer

22/03/2010

Sur les champs...

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Sur les champs de castagne, les demoiselles et leurs cheveux se partagent la bataille...

 

 Photo, Alain Meyer

20/03/2010

P'tin que c'est bon le printemps!

 

 

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Comme chaque année, l’équinoxe approchant fait revenir mes vibrations animistes. Les cieux éclaircis et le soleil érectile, réveillent en toutes choses les sèves et les sucs, le séminal et le sang. Le printemps et son renouveau ramène à la surface tout son lot d’entités, de divinités, de croyances païennes ou autres, rattachant les âmes au cosmos originel… Il est certain aussi, que tous les signes bénéfiques et annonciateurs de cette grande messe de la vie reviennent inlassablement au rythme régulier des saisons. Que les forces telluriques maternelles associées à celles plus ésotériques des astres, voire à celles semencières de la pluie et du vent sont la preuve évidente que tout est dans toutes choses, et que le tout est dans rien… Puis autour de ce grand concert fusionnel et métronomique, au détour de cette horloge atomique, il arrive que quelques balises soient plus dissonantes, que certaines marques ne reviennent pas régulièrement. Il arrive, que quelques essences, que quelques génies de nature divine soient plus volages, plus arythmique, moins bien réglés… Et je dois vous avouer, que cette année, bien que non bissextile, pourrait être le retour du plus grand signal chamanique et imprévisible de tous les temps. Aujourd’hui même, ce pourrait être la réapparition profitable, du bon, du vieux, de l’immense et vénérable, Grand Chelem ! Annonciateur, de récoltes sans sauterelles, d’identité sans nationale, de mondial sans délocal’, de front en berne, de culs bottés, de pains bénis, et de mille coïts alanguis, voire de F.C Grenoble en demie...

P'tin que c’est bon le printemps !               

16/03/2010

A la fin du match!

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Quand les huit soudés au panier sont complètement exsangues…les packs non moins liés sont eux aussi, totalement vidés…   

 

Photo: Le carousselle du gars Roussel continue...

13/03/2010

Au début...

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Un jour, il y a très longtemps, de ces tous débuts où l’odeur de ta mère est encore tienne, de ces premiers instants où la conscience ne le dispute pas encore à l’inconscient, où l’inconstance  participe de la respiration. Sans en avoir l’air, je me suis assis sur un peu de vent. Je me suis posé là, sur un nuage. Et de ce mirage, ne m'en suis jamais relevé...

 

Photo, Philippe Roussel

Mise à mort...

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Quelquefois la corrida est singulière,

Le taureau chipe le bel habit du matador,

Il peut même attraper le fier hidalgo par les deux oreilles,

Mais sait-il au cœur du combat, qu’il n’aura, ni l’épée, ni la muleta…

 

Photo de Matthieu

10/03/2010

Trace d'Empire...

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Entre front, fracas, et canons,

Du haut des pyramides ou en bordure des lignes,

Malgré tous les Waterloo et par tous les grands chelems,

Les Napoléon seront  toujours les mêmes…

 

 

Photo, Philippe Roussel 

07/03/2010

Il est pas beau le gourou!?

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J’en suis désolé, je n’étais pas à Lesdiguières pour la belle victoire sur Narbonne la semaine dernière. Le passage du cap 51, Horn anisé d’une nouvelle année ajoutée, m’a en effet privé du plus beau match de la saison à la maison. Il faut dire que la bête en orange est depuis toujours notre chat noir, et je n’avais pas envie de revivre un énième visionnage de ce feuilleton attendu… Et comme toujours, quand on attend une chose, c’est l’inverse qui se produit. La puissante cohésion de notre huit, et les belles circonvolutions de la balle animée, que les jambes et les mains expertes nous ont dessinées, m’ont donc échappé. Je venais, de ce fait, hier soir au spectacle avec un étrange sentiment au ventre, et ce n’est pas le poids des ans qui m’alourdissait un peu plus les entrailles…mais c’est surtout que je me demandais si je n’étais pas moi-même ce fameux chat noir…En effet, à chaque fois que je rate un épisode, l’histoire est toujours la plus belle, moi j’en rate le récit, mais lui n’est jamais raté…Une vrai malédiction, un anathème, une fatwa jetée sur moi par je ne sais quel iman ovale. Autant vous dire que le déroulement de ce match contre les tarbais n’a pas évacué mon tourment. J’ai même eu droit à un essai de la quatrième dimension, où un piquet planté à la verticale du terrain se retrouve à l’horizontale faisant partie de ce même terrain…? Ou plus clairement, quand le ballon touche le piquet qui marque le ligne d’en-but, et que du coup ce même ballon reste d’en la zone d’essai, le jeu continu, et la balle peut-être, et doit être aplatie, ce qui fait essai ou renvoi aux 22 mètres.

P’tin ! C’est pas clair ce que je raconte…

Toujours est-il, que le vent additionné à cette aberration spatiale, la première mi-temps ne fit qu’amplifier mon inquiétude. Nous étions menés à la pose et moi assis dans les tribunes, je me demandais s’il ne fallait pas que je m’en échappasse. Ou alors que je fasse un effort pour conjurer le sort, que j’aille verser de l’eau bénite dans l’en-but, que je psalmodie quelques versets ou autres prières avec moult aulx accrochés à mon cou maudit, que je fasse pénitence, que j’expie !

J’allais donc à la buvette sur mes pauvres genoux, singeant avec toute ma conviction expiatoire le plus parfait des illuminés  et me fit verser dans le gosier tout un litre de vin bouillant. La brûlure fut horrible, mes muqueuses fragiles hurlaient leurs douleurs. Autour de moi les gens tombaient en prière, une lumière divine éclairée l’endroit, les hommes étaient prostrés, les enfants pleuraient. Il n’y a que les femmes, créatures perverses et maléfiques qui me regardaient d’un drôle d’air…Ma rédemption accomplie, je regagnai ma place entraînant avec moi toute une cohorte de nouveaux adeptes. Je bénissais les fronts, je flattais les croupes,  sans du coup maintenant ne plus battre ma coulpe, débarrassé (au moins pour un soir) de ce satané sentiment de culpabilité…Avec en prime la preuve que mon exorcisme est divin ! Les rouges et bleus grenoblois ont atomisé les oursons tarbais 22 à 20…

 

Il est pas beau le gourou !? 

06/03/2010

Sur les ceps de mes lignes...

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Je crois que si je me penche un peu sur ma lande, si je me retourne sur mon labour, mon âme est paysanne, mon esprit est en culture. Bien sûr pas une seule bête ne mettra jamais bas dans mon étable, et je ne faucherai jamais aucun pré. Mais si je gratte un brin, si je sarcle mes pensées, si je désherbe mon passé,  si je fais les comptes de toutes mes vendanges, si je moissonne toutes mes saisons, je peux à coup sûr prétendre que les poteaux plantés au plus profond de mon terroir, sont les arbres de mes fruits, les ceps de mes vignes, et le bon blé de mon ivraie.

 

 

 

Photo, Philippe Roussel

04/03/2010

L'albatros.

 

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Moi je connais des mers, je sais des océans,  où des marins ripailleurs sans rimailles, suent l’écume de leurs jougs, vomissent la houle de leurs fûts, et inventent tous les albatros de leurs ciels… 

 

 Photo, Philippe Durand    

02/03/2010

Toilettes Publics ?

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Endroit où les tripes s’expriment, où les fondements s’agitent, et les excès s’abandonnent…Commodités où les chasses ne sont pas d’eau alors que pourtant  les os et les mots y sont souvent usés… Lieu d’aisance où la fosse est aux lions mais rarement une niche à septiques… Petit coin où le monde se délivre de ses tourments pas toujours gastriques…Il y fait quelquefois mauvais temps et les sentiments malodorants risquent de tout envahir. Mais si la brise est légère et si le charme opère, on peut avoir l’envie d’y revenir bien plus souvent qu’à notre tour sans que cela soit forcément nos entrailles qui le réclament… Quoique !

 

Photo, Philippe Roussel.