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28/02/2010

Année anisée!

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Ça y est ! C’est l’heure de mon année pastissée.

Mes belles décennies ovalisées étaient à l’anis,

Alors que ma belle Anaïs naissait dans ces instants anisés.

Aujourd’hui pas de pastiche,

Je fais la nique à l’anis,

Et de mon aniv’ ne ferai, qu’un instant aviné.

 

 Mais peut-être vais-je devoir siffler ma seule bougie à l'anis...?

  

27/02/2010

Entre les mains...

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Quelquefois les princesses charmantes abandonnent leurs mains précieuses sur celle plus courante des bords de pré. Alors,  les princes mâchurés en bataille, ne savent plus s’il faut se battre pour  la belle ou accourir pour les autres…

 

Tandis que moi sur la main courante de mon tournoi, ma note raconte comment dans un stade sans étoiles ni princesses, des moitiés de coqs ont plumé des demi diables qui doivent encore se demander où était passé leur enfer…

 

Photo, Philippe Roussel  

25/02/2010

Simulations de basse-cour...

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J’abhorre les mêlées simulées ! Elles m’indisposent, me contrarient comme les enlacements conjugaux de fin de semaine ordonnés par la bienséance et la triste nomenclature maritalo-chrétienne qui commande à la bonne épouse de contenter son cher époux en lui assurant son couvert syndical d’étreinte, avec en prime l’extase obligée qui renforce le beau mental de gagneur du bonhomme… Je déteste la simulation, pourquoi des faux-semblants, des passages obligés, des simulacres singés. Une mêlée ça se pousse comme un poumon respire, comme une voile se gonfle, comme un boucher saigne, comme un cassoulet flatule. Cette triste transgénie pourrait-elle aujourd’hui, dans les épis maudits de ses champs de mêlées, engendrer des piliers empruntés, des balourds malhabiles aux reins atrophiés incapables de faire brouter un confrère ou de satelliser un challenger non lesté… Devra-t-on un jour voir les piles sans Wonder rentrer en tronche avec les masques comiques des catcheurs américano cathodiques qui amusent les enfants, font sonner bien fort les dollars publicitaires et pleurer Cassius Clay. Bon je sais que pour l’instant nous n’en sommes qu’aux étages inférieurs, que ce sont les joutes amatrices qui essuient les plâtres de l’infamie. Mais si on n’y prend garde, les mêlées châtrées nous guettent. Et pire ! Nous pourrions finir comme le 13, avec un talonneur voltigeur sur un trapèze… Ou mieux encore ! Avec de tristes tenus, des grattages de poule sordides qui feraient de mon jeu sacré un amusement de basse, très basse  cour…

 

Texte que j’ai depuis bien longtemps sur le cœur, et qui a surgit en lisant ce bien beau coup de gueule, toujours découvert grâce à  l’élégante Sophie !                

22/02/2010

En suspend!

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 Instant suspendu,

Guiboles en guimauve,

Cœurs en bascule,

De l’ardeur au trépas,

De la fuite au combat,

Du désir à la peur,

Des douleurs au bonheur.

 

 

 

 Photo, Alain Meyer

20/02/2010

Mirage...

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Entre reflet et miroirs, comme si  l’horizon se gonflait de l’aérostat de mes divagations…

 

Photo, l’opéra de Pékin. 

18/02/2010

Parricide Rugby

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Le rugby est une affaire de rites, de règles ancestrales, de cérémonials. L’obédience y est patriarcale. Dès sa plus tendre enfance l’adepte fait allégeance aux aînés de la famille, aux plus vieux guerriers. Il faut lire dans les rides généreuses des birbes magnifiques ton bel avenir. Il faut apprendre de leurs vieux os l’art de terrasser l’adversaire, et comment avec beaucoup d’élégance tu égorgeras le lion qui voulait te dévorer… Ils t’enseigneront la liturgie, te feront ahaner en chantant les psaumes sous la charge de l’autel assoiffé. Ils t’initieront à la lie en te faisant comprendre la vie, te tatoueront sur le râble la poésie de la table. Ils t’expliqueront combien la science d’aimer est difficile, et qu’en même temps, elle est la seule connaissance qui ne s’apprend jamais. Ils te diront tout ça et bien d’autres choses encore. Et quand l’heure sera venue, alors il te sera plus facile de les pourfendre. Il te sera plus aisé d’occire tes pères pour mieux tuer le seul…tout en gardant tout ce joli monde en parfaite santé!  

 

 

Photo de Matthieu

14/02/2010

Avec toutes les mains...

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L’équipe de France  a gagné avec toutes les mains. Elle a joué à ce jeu où l’on s’emploie, où l’on s’empoigne, où la maestria et la magie de l’artiste côtoie la dextérité et le savoir faire de l’artisan. Elle a bâti avec toutes les pognes, les rugueuses, les calleuses, les musclées, les habiles, les malines, les malignes, les affectives et les sensibles tout autant… Une paire de mains, c’est cérébrale, c’est instrumentale, c’est chirurgicale,  ça sert à tout, ça sert à tous et tout le temps. Les mains, elles torchent la sueur, elles étanchent le sang, elles essuient les pleurs et rattachent les passions. Une poigne, ça te tricote une mêlée, ça te harponne un méchant, ça donne des ailes au cuir, ça chipe la gonfle, ça dérobe le ballon. Mais ça cogne aussi, ça martèle, ça enclume, ça enfume, ça triche, mais jamais ça ne ment… La main, c’est les mots de la pudeur, c’est le baiser juste avant l’instant…Je n’aurais jamais pu aimer. Je n’aurais jamais pu jouer à un jeu qui m’aurait lié ou coupé les mains, qui m’aurait rendu orphelin des émotions tactiles qui font se tendre tes bras et agrandissent large, bien large les sentiments. Mais n’allez pas croire que mes mots sont pour l’ovale et contre le ballon un peu plus rond. J’aime le football. J’aime les Cantona, les Maradona, j’aime les mentalités, les carafons. Des types qui j’en suis sûr auraient fait de sacrés manieurs de ballons un peu plus oblongs.               

13/02/2010

En vert et contre Corneille...

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Ô’Driscoll, Ô’Gara, Ô’Connell ajoutés !

Aurons-nous par vos pieds nos vieux râbles foulés ?

Et serons-nous occis par vos vils desseins courus,

Que pour entendre clamer vos airs déjà connus,

Mon pack  qu’avec respect  toute  Zélande  admire,

Mon pack, qui tant de fois fit pleurer vos sbires,

Tant de fois conquis le grand chelem des rois,

Trahit donc ma conquête, et ne fait rien pour ça ?

 

La conquête ne sera-t-elle pas le nœud cornélien de ce match ?

 

 

PS: Mille excuses au Cid pour ce l'amentable pastiche...

12/02/2010

Les enfants du paradis...encore!

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Il y a des anges…même au paradis !

 

Photo de Saint Pierre alias Philippe Durand

11/02/2010

Les enfants du paradis...suite

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Le plafond au paradis est parfois un peu bas…

 

Photo, Philippe Durand

10/02/2010

Les enfants du paradis...

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Il y a des experts, des techniciens,  des spécialistes, qui rien qu’en observant, en disséquant, les appuis, la gestuelles, les postures, les choix et la vista feront à coup sûr d’un marmouset un International ! Moi l’International,  je ne le divine peut-être pas à coup sûr… Mais quand j’ai quelques piastres  traînant dans mes poches et qu’elles ne sont pas assoiffées…Plutôt que sur les jambes, je mise tout mon reliquat sur l’estafilade illuminant le faciès d’un lutin qui courre avec le ballon.  Bien sûr, je peux me tromper, mais le sourire, c'est quand même la première esquisse qui entraîne tout le corps vers la perfection... Et c’est aussi, le premier pas dans la direction du bonheur et du paradis de Marcoussis, non ?

 

 

Photo, Philippe Durand 

08/02/2010

Bastarade

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Quand le Basta rue, le rastafa rit,

Alors le Bastareaud n’a rien d’un rastaquouère…

 

 

 

Dessin Murray Webb 

07/02/2010

Entre désirs...

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« J’ai pesé de tout mon désir sur ta beauté matinale » Depuis le matin, j’avais à l’esprit ces mots de René Char. Il faut dire que mon désir pesant oscillait hésitant entre la beauté grasse matineuse de ma tendre moitié qui aime plus le réveille-câlin que le réveille-matin, et mon espérance de voir les attraits de mon équipe favorite assouvir enfin toute l’appétence que j’ai pour elle…Je dois vous avouer qu’en cette matinée glaciale et pluvieuse, ma charmante épouse, par le poids de mon attrait illuminée, fut merveilleuse… Et je m’en allai donc au stade l’âme légère, chantant et souriant, persuadé que mon cabas rempli des monceaux de désir qui me restaient à donner, finirait bien par peser sur l’éclat d’après-midi  d’une équipe que j’aimais déjà… Aurais-je surestimé la charge de mon envie ou bien est-ce la beauté de l’équipe qui partait de trop loin… Je crois qu’en amour comme dans tout le reste, le désir ne se commande pas. Il faut avant tout qu’il soit réciproque, que pour inspirer le désir, il faut que l’autre vous le renvoie… Notre affaire était pourtant bien engagée, les prémices furent prometteuses, je voyais déjà passionné ses charmes éclairés me sourire d’un air canaille. Puis au fil des minutes, par la faute certaine de mon inclination assurément par trop légère, les atours de ma belle perdirent de leur lumière. Peut-être lui manquait-il un peu de creux aux reins ? Un peu de galbe à ses cuisses accortes ? Du fard à son regard éteint ? Du rouge sur ses lèvres exsangues ? Du bleu sur ses paupières trop pâles ? Toujours est-il que mon désir volatile n’a pas marqué de son empreinte chaleureuse le corps un peu froid de ma belle et désirable équipe. Bien sûr, tout n’est pas fini entre nous, nous nous sommes embrassés, nos prunelles se sont croisées, j’ai même pu y voir des attentes d’étreintes brûlantes…Mais pour l’instant, même si l’espoir nourrit encore mon désir, je ne suis pas sûr que son poids soit suffisant… Peut-être faudrait-il que je muscle mon désir ?

 

Grenoble12 Agen 12

 

PS : J’ai découvert ces mots de René Char qui ont engendré cette note, grâce à Gilles, commentateur éclairé et assidu du blog de Richard. Un grand merci à lui.

05/02/2010

Ça commence!

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Doux week-end de tournoi,

Retour de marée de mes souvenirs cathodiques,

Les fraternelles coudées sur divan engoncées face à la furia de Couderc,

Les Marseillaises hurlées avec nos poumons de misère,

Le sang sur les maillots et les mailloches en cadeau,

Les tranchées, les mêlées, le décor et l’envers,

Les rires, les pleurs, les clameurs et la bière,

Et toujours, toujours !

L’humanité toute entière…

 

Dimanche ça commence, pas sûr que les sentiments soient les mêmes…

Mais demain, à Lesdiguières, comme en ouverture de la fête, Grenoble reçoit Agen, pour peut-être continuer à croire en son destin !  

03/02/2010

Crucifié!

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Assurément, je fréquente des gens étranges. La plupart des moins que rien, des types sans foi qui à l’instar de leur gourou, un certain Desproges*, ont depuis longtemps fait une croix sur le dieu qui inonda leurs fonds baptismaux et fit monter sans honte son fils aux créneaux… Des lascars qui ne s’agenouilleront jamais que devant le corps accort d’une none sans voile ayant renoncé à jamais à son mariage divin pour cause de platonitudes décidément trop difficiles à embrasser… Des loustics qui ne communient que oints des saints effluves du houblon et se flagellent les surabondances adipeuses à grands coups de saucissons… Et bien,  ces drôles,  ces bougres, ces numéros qui ne se signeraient pour rien au monde ! Il suffit que vous les emmeniez un jour à Edimbourg en visionnage avisé/aviné d’un  tournoiement ovale, pour que sans chapelle, ni église, ni jugement romain, ils se crucifient la face !

Décidément, Je n’entendrai jamais rien aux jubilés et autres pèlerinages….   

 

*Clin d’œil à Vinosse…

 

Photo de Philippe Durand, tirée de sa série « Les gros Elans en Ecosse »