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04/01/2010

Soleil au zénith, pied fantôme et sourire à jamais...

 

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C’était dans les folles seventies, quand les trente glorieuses allaient finir de se marrer…Il était un de ces ouvreurs Peter Panesque, virevoltant et torero, ignorant tout des placards, bouchons et autres douceurs caramélisées… Pour lui, le placage ne se conjuguait qu’au féminin. Il plaquait à tour de bras tous les parterres des filles en fleurs qui ornaient, sonores,  la main-courante… C’était un de ces drilles qui n’en démordent pas, croyant dur comme fer que le soleil de leurs vingt ans ne descendra jamais du zénith de leur stade… Que ce maillot d’amour protégera éternel, l’épiderme de leur jeunesse. Que leur bonne humeur et leurs jambes alertes n’accrocheront jamais les rides des saisons qui passent. Il buvait la vie par le bout de toutes ses mi-temps, ne voyant jamais finir l’horizon des comptoirs chantants. Et pourtant chez lui la prêtrise était innée, ses sermons duraient  quatre vingt minutes, rythmés par la litanie religieuse du chapelet sanctifié, des drops miraculeux qu’il dessinait entre les perches icônes, et dans le ciel sulfureux de ses dimanches seigneuriaux.

Mais aujourd’hui, le drille s’est affaissé. Sa mine par trop de fruits sacrifiés cède à la déconfiture. Son sang sur le feu d’une vie enfiévrée n’en finit pas de s’épaissir… Et j’ai appris l’autre jour, par mon grand frère, cet autre héros qui l’accompagnait lui aussi dans ses tours magnifiques et pendables. J’ai appris que ce seigneur des avants, des pendants, et des sacrés après-matches, avait eu par la Faculté obligée…Avait eu son arme, sa belle arme magique, son pied sacré, coupé sans autre forme de procès. Et qu’il devrait aujourd’hui, marcher avec seulement le fantôme de ce qui avait fait de lui le prophète glorieux de mes quinze ans…

Et mon frèrot de me dire avec le regard embué…

"Que même si le diable de diabète a gagné, et que même si plus jamais son vieux pote Gégé, son numéro 10,  ne fera passer un ballon par dessus la barre, son sourire lui,  sera toujours accroché à sa face enjouée. Et que ça ! même un toubib, ne pourra jamais  lui couper ! "          

Commentaires

Pourquoi faut-il toujours que j'écrive un texte presque d'un jet, et que dans la minute qui suit je le publie...?
Pour le modifier, le peaufiner, le corriger... Voire pinailler sans cesse et mille fois revenir sur le métier...
Pourquoi tant d'impatience?
Pourquoi ne pas le laisser reposer lentement dans ma casserole au lieu de le servir, trop tôt, tout chaud?

Écrit par : pierrot la tombal | 05/01/2010

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Parce que comme le cidre, c'est meilleur brut!

Écrit par : margaux | 05/01/2010

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Ai bien aimé aussi. Y avait tant à changer ?

Écrit par : matthieu | 05/01/2010

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Bis. Ca n'a pas l'air de prendre les commentaires du premier coup ...

Ai bien aimé aussi. Y avait tant à changer ?

Écrit par : matthieu | 05/01/2010

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Et oui Matthieu, tout d'abord les fautes d'orthographe... Ensuite assez souvent l'impression de ne pas être clair...Ou peurt-être un peu trop "poètique". Comme par exemple pour ce dernier texte, né d'une conversation pendant les fêtes, avec mon frangin où nous avons évoqué le triste sort de cet ami...

Écrit par : pierrot la tombal | 05/01/2010

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Alors pour les fautes, vu la semence qui fleurit chez moi, je ne vais pas mettre un coup de râteau ici. Ensuite, pour la clarté du propos, à mon (modeste) niveau : RAS. Et la poésie... ne suis pas poète pour parler, mais l'élan du cœur était palpable. Les premiers jets ont peut-être ça de bien.

Écrit par : matthieu | 05/01/2010

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