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30/12/2009

J'irai cracher sur votre année...

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Et bien voilà, je termine cette année 2009 sur une seule jante. Une vilaine arthroscopie m’ayant raboté le ménisque interne de ma roue avant gauche… Me voilà donc obligé de boire plus que mon soûl, un soir de réveillon, où je ne pourrai pas enflammer de mes jambes Goodyear l’asphalte de la piste de danse… Le Travolta qui sommeille en moi  m’oblige à le tuer à grands coups de barbituriques… Et du coup je vais commencer l’année pas plus frais que l’étale de ce sacré Ordralfabétix… Cela fait cinq bonnes décennies que je fais l’immense erreur de souhaiter la bonne année à tous ceux que je considère comme faisant partie de mes amis. Chaque année, je persiste un peu plus. Et je dois bien vous l’avouer, plus ça va, moins ça va… Chaque annuité qui passe, me fait basculer un peu plus dans le marasme. Comme un idiot, je persiste, je m’obstine, je continue à offrir de la santé et du bonheur sans en posséder la première miette… Et plus le temps passe, plus les années défilent, plus je fais l’imbécile, et moins d’amis je garde… alors à tous ceux qui viennent ici, et qui ouvrent ma fenêtre. Aux âmes sensibles qui goûtent aux choses affectueuses de l’ovale. A ceux qui laissent une trace, et aussi à ceux plus volatiles qui n’impriment pas leur nom et que j’aime tout autant… Je vous souhaite :

Toute une flopée d’emmerdements,

Des sauterelles sur vos récoltes,

Une canicule pour les plus vieux,

Le désamour pour les plus fringants,

La dissentrie pour vos nuits de noces,

Raymond Domenech en Afrique du Sud,

Richard Dourthe à Marcoussis,

Et le F. C. Grenoble en fédérale 2…

Si avec tout ça je n’arrive pas à garder tout le monde, je jure de faire le pèlerinage à la Mecque, de marcher jusqu’à  Saint-Jacques de Compostelle, et d’aller pleurer à Jérusalem !

 

 

 

PS: Demain je pars pour quelques jours, vers Châtillon en Diois , où des amis restaurateurs que je maudis autant que vous, nous accueillent à bras remplis, pour ensoleiller la saudade qui m'envahit, devant la fosse béante d'une année qui se meurt ... 

   

28/12/2009

Botanique...Fin

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Arrosage terminé !

26/12/2009

Mon cadeau à Noël...

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Ce matin, au pied du sapin, il m’attendait mon cadeau de Noël, étrange cadeau d’ailleurs. Présent que les sourires radieux de ma belle progéniture m’ordonnaient, impatients, d’ouvrir sans attendre. Je déchirai donc, malhabile, le beau papier décoré, massacrant au passage la ribambelle de Pères Noël et leur ménagerie céleste ornant le ciel étoilé de l’enveloppe mystérieuse renfermant le don de mes enfants… Et quelle ne fut pas ma surprise quand je découvris ébahi (voire un peu consterné…) que ce qui rendait mon engeance aussi fière et ensoleillée,  n’était en fin de compte, qu’un simple tee. Mais pas un tee de formule 1, pas le dernier cri de la technologie, pas celui que les meilleurs transformeurs s’arrachent…Non non ! Le mien était un vieux machin en plastique sans âge, décoloré pire que le Michael de chez Jackson.  Éraflé.  Estafilé. Mâchuré par mille estocs de crampons à la traîne.

Chacun reconnaîtra sans peine, mon profond attachement à la chose ovale. Je ne surprendrais personne en disant qu’une offrande puisée d’entre les pagelles aura sur moi toujours un effet bénéfique, ça tout le monde le sait… Mais de là, à m’extasier devant une rondelle (même pas de saucisson) datant de Mathusalem, et ayant servi Jésus dans la transformation de sa religion, il y a quand même un monde, non !

Mes chers petits, devant mon dépit, volèrent au secours de ma mine déconfite, me jurant sur ce qu’ils avaient de plus cher (leur père !) que mon tee n’était pas une chose ordinaire. Que pour le débusquer, ils avaient fait le tour des antiquaires et autres grands collectionneurs de reliques rugbystiques. Et qu’après mille détours et autant de péripéties, un vieux brocanteur gallois, leur avait assuré que ce tee était spécial et magique, que celui-ci avait appartenu (entre autres) à Johnny Wilkinson, et qu’il lui avait même permis de gagner la coupe du Monde en Australie. Vous imaginez ma perplexité devant de telles affirmations, mais l’air sûr et enchanté de ma filiation au garde à vous face à son géniteur, finit par avoir raison de mes doutes. Je chus à genoux et étreignis, ému, ce support légendaire qui avait fait d’un simple, bien que grandiose, demi d’ouverture, un lord accompli de sa gracieuse majesté d’Angleterre.

Je ne sais si ce sont les agapes chargées, l’émotion ressentie ou le champagne frelaté, mais le sommeil n’était pas au pied de mon sapin en ce soir de Noël (il faut dire que le sommeil est pour moi depuis toujours la chose la plus fragile au monde…) Ce sont les coups de cinq heures du mat’ résonnant au fin fond de mon insomnie qui me décidèrent à me lever. J’allais tout droit me serrer un café, et tout en dégustant mon nectar, je caressais d’une main distraite mon cadeau, prince souteneur des passes royales entre les barres…Quand miraculeusement, il se mit à me parler ! Non pas d’une voix claire et assurée, mais plutôt comme une plainte, un sanglot, un peu comme les criminelles quand ils passent aux aveux. Je plongeais mon regard désorienté dans son œil de cyclope larmoyant et je l’écoutais. Ses confessions me déchirèrent le cœur, ce lascar en avait gros sur la patate. C’est l’émotion de mes enfants et la belle ambiance familiale qui l’avaient fait craquer. Il ne pouvait plus supporter les mensonges, il devait tout m’avouer. Il n’avait jamais vu un seul stade international. Pas la moindre minuscule tribune garnie n’avait croisé son destin, la fédérale était pour lui qu’une vague espérance, seule les modestes poteaux régionaux lui avaient tendu leurs bras…Et encore, même là, sa faillite fut totale, pas un seul botteur pour flatter son ego, pas le moindre souvenir d’une pénalité gagnante, pas la plus petite transformation victorieuse…Il passa comme ça de mains en mains, sans que jamais personne ne s’en satisfît…Pour finir, lamentable,  dans une sombre poubelle de cadets, au milieu de vieux élastos et autres sparadraps hors d’usage…C’est un ancêtre gardien de stade, troqueurs et brocanteurs à ses heures qui le sauva de la déchetterie, et commença à construire sa légende… Légende qu’il défaisait aujourd’hui devant moi pour qu’à la fin, dans un râle, dans une supplique déchirante, il m’implore de lui pardonner. Pardon que je lui accordais bien volontiers, mais je me demandais tout de même ce que j’allais bien pouvoir faire de lui, quand dans une dernière requête, il m’avoua son désir secret. Ce qu’il voulait, c’était de partir aux antipodes, d’aller vraiment en Australie, non pas pour faire passer des barres à des ballons turbulents. Non ! C’est  dans la province du Queensland qu’il souhaitait partir, dans une ferme, un élevage d’autruches. Ce qu’il désirait le plus au monde pour finir sa vie, c’est d’être coquetier et de garder toujours sur le râble les gros œufs de son paradis…

 

Autant vous dire qu’à l’heure où je vous parle, mon ex cadeau est à l’aéroport, en partance pour les terres australes. Et moi, je me demande ce que je vais bien pouvoir dire à ma descendance crédule mais sympathique…

 

NB : Ceci est une histoire complètement inventée. Les tees ne parlent pas, et n'ont  jamais d’états d’âme… Mes enfants ne sont pas totalement idiots et sont tous deux diplômés de grandes écoles (ce qui entre nous est une preuve de rien…)

 

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15:18 Publié dans Nouvelles | Lien permanent | Commentaires (14)

23/12/2009

Sans podium...

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L’esthétique, ce n’est pas forcément l’anorexie qui se déhanche sur les échelles des créateurs.

C’est surtout un instant fugace,

Une chorégraphie de survie,

Un corps en équilibre pour que simplement l’histoire ne soit pas rompue….

 

 

 

Photo de petite ailière , trouvée chez son papa,

 

20/12/2009

Schizofred.

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Michalak ne sera jamais schizophrène,

Il faut que ces bons docteurs arrêtent leurs analyses,

Il n’y a qu’une seule âme dans ce joueur protée.

Et même si Kelleher est son grand frère,

Michalak ! Sera toujours un demi de mêlée…

 

 

19/12/2009

Il neige sur leur jeu...

  

 

neige-illustration_9612_w300.jpgIl neige,

Et dans la lenteur de cette blancheur qui chute,

Une pensée m’obsède,

Mais où vont les paters ovales quand ils sont à la fin du bal?

Il pluche,

Et dans l’unité  retrouvée de ces flocons en culbute,

Une idée me tourmente,

Mais où finissent les os vieillis quand ils sont tout à fait blanchis?

Elle tombe,

Et dans cette pâleur blêmissant le décor de cet amer transport,

Une rêverie me hante,

Mais où sont les fosses des souvenirs communs quand ils sont à jamais défunts?

Elle meurt,

Et dans la nuit qui endeuille la piste de toutes ces étoiles,

Mon cœur se serre,

Mais où vont les âmes de ces vieux enfants quand ils ont perdu leur jeu des Noëls d'avant?

 

 

Botanique suite...

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Arrosage en cours...

17/12/2009

Botanique...

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Les piliers (même au féminin), c'est comme les belles plantes, si tu veux qu'ils poussent! 
Il faut souvent les arroser...
Photo, Philippe Durand

15/12/2009

Elle est venue!

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Vous savez quoi?  Elle est venue ma belle inconnue, dimanche à Lesdiguières... Et moi comme un idiot, j'étais devant une télé, à la regarder sur Sport+...

Grenoble 21 Oyonnax 13

13/12/2009

La belle inconnue...

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Vous savez, depuis 2 ans je suis à la recherche de ces sentiments fulgurants qui te traversent pendant deux petites heures… Un peu comme cette femme d’un soir rencontrée par hasard dans un lieu étrange,  qui te renverse la tête, te mâche le cœur,  et te vide le corps. Et puis après, elle disparaît. Envolée. Ensuite, il ne te reste que son odeur, ses dents tatouées sur ta carotide  essoufflée, le ventre creux, et déjà l’envie de la retrouver... Alors depuis cette première saison en Pro D2, et  cette fameuse soirée contre le Rugby Club Toulonnais d’Umaga, je reviens au rendez-vous….

Ce soir là, l’hiver était de la fête. La boue ne manquait pas au bal. Le plafond était bas, la pluie suintait par ses fuites. Les projos se noyaient dans leur halo, et pourtant quelques étoiles résistaient à l’ambiance. Certainement un signe… Sur les quais des buvettes, les dockers suants, vidaient les demis en souhaitant remplir les bières des toulonnais occis. Alors que la fumée du vin chaud s’exhalait, magnifique, des affrontements de comptoir. La rumeur d’avant bataille laissait espérer les canons de la bronca. Les travées s’épaississaient telle une mayonnaise sous le fouet acerbe des commentaires débonnaires,  et les rires sonnaient gras. A l’arrière des tribunes, les vessies inquiètes tapaient des pieds devant les urinoirs aux abois,  noyés sous les flots de l’albumine supportrice. C’était donc un grand soir !

Trois minutes avant le match, en sortant du couloir, et découvrant le stade, Umaga déclara :

« Ce sera dur de gagner ici… »

En effet le match fut magnifique, pas forcément par le volume de jeu, mais plutôt par l’intensité. Par la dramatique. Par la passion. Par la ferveur. Par la transe. Et surtout par le courage jeté au milieu de l’arène… Tout à la fin des toulonnais déchaînés marquèrent au pied des poteaux grenoblois,  l’essai de la gagne. Encore fallait-il le transformer ! Et Mertens, face aux perches, à 30 secondes de la fin, le grand Mertens des Blacks, l’a raté ! Laissant à des grenoblois héroïques le droit de sortir du stade, la tête haute,  sans avoir perdu.

Ce jour là,  les sentiments flamboyants étaient au stade. Et depuis, chaque fois, j’y reviens avec l'espoir de retrouver ma belle inconnue… 

 

 

Photo trouvée ici             

10/12/2009

Il a neigé sur mon stade...

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Comme un coup de froid dans mon ovale. Comme un coup de givre au moral. Aujourd’hui le discours ambiant me désespère. Entre les mots mâchurés d’une identité nationale que quelques tristes bateleurs  secouent en espérant, obscènes,  faire jaillir le liquide séminal que des urnes chaudes et offertes devraient recueillir pour enfanter un monde propre, sage et bien net. Et notre République devant s’aligner sur les rangées de nos clochers, Société nouvelle obligée de faire la part entre les bons et les mauvais croyants des diverses obédiences officielles et officieuses… Alors que depuis toujours, notre république est, et devrait rester laïque, universelle, égalitaire et fraternelle… Mon eau bénite détrempe les fonds baptismaux de mon comptoir en zinc. Aucun muezzin ne franchira jamais la transversale de mes minarets. Mes temples s’accrochent aux étoiles de mes souvenirs. Et jamais un mur n’aura l'âme assez sensible pour recevoir mes lamentations… Je suis un homme droit dans mes bottes, Français et catholique par hasard, et surtout fier des valeurs sportives et humanistes qui m’ont construit.   

 Mais il a neigé sur mon stade, et il fait un peu trop froid pour jouer au rugby.   

08/12/2009

Le berceau de naissance...

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Il y a des poussins qui ne briseront jamais leur coquille,

Au contraire !

Ils gardent sous l’aile,

Serré contre le duvet,

Leur précieux berceau de naissance…

 

 

 Photo, Philippe Durand 

05/12/2009

Cadeau!

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Il y a des livres que tu dévores…Et d’autres que tu n’ouvriras jamais… Et puis tu as de ces livres qui sont tout autre chose, sorte de garde-manger pour  la fringale et le froid qui te prend au plus profonde de ton hiver. Le livre d’Escot est de cet acabit. En l’ouvrant j’ai croisé les regards de ma légende d’enfance. J’ai regrimpé tous les monts de Thessalie pour retrouver l’odeur de camphre et la Marseillaise de mes samedis après-midi.

Aujourd’hui je l’ai, et je sais que temps à autre j’irai me replonger dans ses figures. J’irai, comme un gosse essuie la buée sur le carreau, essuyer le brouillard qui mange mes souvenirs…

Comme j’aime bien le lascar et que cette note n’est pas une basse réclame… J’aurais aimé si Richard me l’avait demandé, qu’il y ait moins de Dieu dans son Olympe, et qu’il s’étende un peu plus sur les Grandes Légendes de mon rugby... Mais alors peut-être aurait-il dû écrire un livre pour chacun des lecteurs… Et puis le Jésus en couverture me chagrine, mais cela est sûrement dû à ma grande volonté agnostique... Jésus que je vous invite à sortir de sa crèche et à poser au pied de votre sapin de Noêl si vous avez un amateur d'ovale à domicile... 

 

Portraits légendaires du Rugby. Richard Escot. Tana éditions 

01/12/2009

Le Don Juan...

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Il n’aimait rien tant que le transport des filles,

Ce damnant pour une main gracile, posée sur son front brûlant.

Mais ce qu’il affectionnait par dessus tout,

C’est d'avoir sa tête nichée contre une poitrine joueuse,

Et sentir à ses tempes, battre le cœur de ses amoureuses en fuite…

 

Photo, Mak Boubeker.

Première victoire des filles de Sassenage contre les violettes de…Bayonne !