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29/11/2009

La couleur des anges...

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Aujourd'hui je sais que le noir n'est pas toujours la couleur des anges...

28/11/2009

Une fougère pour mon Haïd...

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Cette nuit, j’ai fait un drôle de rêve, iconoclaste et délirant, commencé à la Mecque, pour le Hajj.  Tel un derviche ayant oublié son axe, je satellisais autour de la Ka’ba. Et puis cette transe m’entraînait dans une arrière-cour aussi noire que les blacks. Et là, un criss à la lame luisante et froide surgissant du fond des âges, m’ordonnait d’accomplir l’Haïd… Comme par miracle, une bande de moutons rigolards et avinés, surgir en se gaussant, et pour m’humilier davantage, chacun à leur tour, ils me cadrage-débordaient sans que jamais ma dague ne goutte à leur sang. Quand tout à coup, un bélier, chef de la meute, à la mâture séculaire, sans artifice ni subterfuge, d’un seul coup de tête,  me renversa !  Mon âme de tourneur s’empara à nouveau de mes sens, et comme une toupie en fin de course, je m’affalai.

Ce sont les clameurs des tribunes, qui me ranimèrent. La puissance des projecteurs m’aveuglait. L’herbe était grasse, je me relevai.  Et là, en face de moi, à quelques pas. Quinze carcasses d’ovidés décharnées gisaient. Étrangement, une fougère argentée était encore accrochée au sommet de leurs échelles thoraciques… Le vélodrome en effervescence m’acclamait !

C’est pile à ce moment là que ma charmante épouse m’a réveillé.

Normal !

Mon tee-shirt déchiré avalait ma sueur et j’égorgeais mon oreiller en hurlant notre hymne à ses enfants turbulents…

 

Photo,  Jim Brady

Les puristes me feront remarquer que ce ne sont pas des restes d’ovidés. Mais moi, j’ai toujours préféré les choses troubles, pas nettes, voire mélangées…                

23/11/2009

Le grand 8.

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Il n’y a qu’une seule foire du trône,

Mais deux sortes de grand 8,

Celui qui décoiffe et fait hurler les filles…

Puis l’autre qui renverse Les springboks,

Et fait pleurer les samoans…

Pas sûr que le premier remplace le second,

L'inverse en revanche...

 

Photo Jim Brady

 

21/11/2009

Sous le maillot...

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Comme l’angoisse des poumons lors de la première bouffée d’air originelle,

Comme l’oppression des cris hystériques d’une craie sur le râble de son amant noir,

Comme le désir et la peur au premier rendez-vous de la Fille majuscule,

C’est toujours aussi difficile d’enfiler son maillot…

 

 

Photo, Thomas Bianchin

 

19/11/2009

L'onanisme miraculeux du football...

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Une fois n’est pas coutume…Je voudrais évoquer ici l’immense fossé qui sépare le rugby et le football. Oui bien sûr,  il me faut insister sur la différence géométrique qui distingue les deux ustensiles indispensables à une pratique orthodoxe des deux sports. Et je n’échapperai pas non plus,  à l’incontournable décompte qui fait qu’une équipe de rugby est largement bénéficiaire en nombre de cœurs, de jambes, et de bras…Pour les cerveaux on ne sait pas trop, vu que le rugbyman a plutôt tendance à le laisser pendu au vestiaire. Souvent d’ailleurs, il y pose tous ses diplômes, son bon sens, l’amour de ses proches, et les rencards chez ses maîtresses… Le footballeur lui est naturellement plus près du Seigneur. Ce brave garçon n’oublie jamais de se signer en entrant sur le pré. Il est instinctivement branché sur le Très Haut, les regards lançaient à longueur de matches en direction des cieux nous rappellent sa consanguinité céleste. Ce brave Diégo en son temps, demanda même une faveur à son Faiseur… Et donc,  j’en profiterai pour rappeler, que la plus grande séparation entre les deux pratiques, c’est évidement l’interdiction formelle pour un footballeur (sous peine d’excommunication…) de prendre la balle entre ses mimines, exception faite pour le gardien, mais lui en quelque sorte n’est pas un footeux… Le rugbyman, lui, use de tout son corps. Son engagement est total, son sens tactile  au maximum. Il saisit la gonfle, la serre, la broie, la passe, la vrille, l’aplatie, la digère, et même la transforme… Pour le joueur de rugby, au fil du temps, et ce depuis l’air glacière, le footballeur c’est atrophié. L’évolution chère à Darwin a fait son office, et notre adepte du pied, tel un manchot n’utilise plus ses mains … Alors qui m’expliquera pourquoi et par quel miracle, et ce malgré son handicap, l’équipe de France de football a fini par jouir en se finissant à la main à la fin...?                      

16/11/2009

Chair de jeu...

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Au début,

On joue sur le pré,

Sur l’herbe,

Sur le green,

Et puis tout se débine,

La pelouse,

Le vert,

Les racines,

Et tout d’un coup!

C’est la boue qui vient jouer sur vous...

 

 

Photo, Corinne Bultel

14/11/2009

Fier de mon identité...

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Mon identité nationale,  elle est changeante, éclectique,

Elle peut avoir un Sud’Af en tête de gondole,

Un Marocain en chef de meute,

Voire un Kiwi au centre de sa ligne…

Mon identité nationale, elle est rebelle et laïque,

Ses baptêmes sont boueux,

Ses pagelles sont païennes,

Sa musique agnostique…

Je ne l’ai jamais chantée sur les bancs de l’école,

Je la célébrais le samedi après midi contre les genoux de mon père,

Je la chantais tremblant avec Roger Couderc…

Mon identité nationale se fout de son ADN,

Elle a du sang nègre dans les veines,

Un peu d’italien en tête,

Une arène entre les cuisses,

Et le monde entier au cœur…

Mon identité Nationale, je l’aime et je la chéris.

C’est l’équipe de France de Rugby.

 

Et hier, comme j’étais sacrément fier de mon identité…

 

 

Photo du site, Rugbyrama 

 

11/11/2009

Rien qu'un peu de viagra...

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J’aurais pu  après la belle victoire grenobloise chez le regretté Jacques Fouroux, vous en faire des caisses. Monter sur mes ergots, et hurler comme un jeune coq sur son tas de fumier, le matin, dans la douceur le l’aube, quand il sait qu’il est beau et qu’il  aura de l’amour et du grain (merci Nicole…) pour une bonne quinzaine de jours tranquilles et gras…

Oui, J’aurais pu faire ça !

Mais je ne le ferai pas. Trop habitué aux lendemains qui dé gazouillent. Trop dressé, comme un bon interné à la douche glaciale que des infirmiers zélés, lui assènent pour soigner sa schizophrénie tenace et pour tout dire récurrente… Maintenant, j’ai la jubilation un peu molle. Mon enthousiasme érectile est un peu souple. Ma libido supportrice légèrement en berne. Désormais, j’attendrai pour brandir à nouveau un empennage digne de ma foi que les prophètes de ma religion me confirment par leurs écrits et surtout leurs actes que je ne risquerai plus la débandade. Dorénavant, je ne remplirai à nouveau les corps caverneux de ma verve insoumise qu’avec la confirmation solennelle de plusieurs joutes consécutives réussies… La machine à fabriquer mes fantasmes ovales ne remarchera qu’avec la magistrale  assurance qu’ils ne se transformeront pas en cauchemars…

J’ai toutefois de l’espoir, on ne se refait pas… Mais aujourd’hui, deux ou trois essais n’y suffiront pas. La cinquantaine atteinte, il me faut finalement un peu plus que ça. Peut-être un peu de viagra ? Ou bien alors, deux ou trois belles victoires d’affilées pour rasséréner mon tempérament et ma vigueur ? Ou faudra-t-il  que je m’ampute, volontaire, de ma belle envie de voir cette équipe au coït de la gloire ?          

09/11/2009

Bodyguard

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Whitney a bien fini par embrasser le protecteur de son précieux corps…

Alors que toute une ribambelle de starlettes immaculées et bien alignées,

N’en finissent pas de mordre le body de leur guard…

  

 

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Photos sous la haute protection de Thomas Bianchin

07/11/2009

Et encore Monsieur Penn...

 

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Vue au carré fœtal,

Lignes en multiplication d’ovale,

Retour aux récréations matricielles,

A nos désirs obsessionnels,

A l’enfance,

Au rugby,

A l’amour.

 

Photo, Irving Penn

 

05/11/2009

Le dernier Pilier...

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Étrange, comme un drôle de sentiment, comme une sorte d’abandon, comme la fin d’un monde. Ou bien peut-être tout simplement l’extinction de la dernière borne, le dernier phare…

Il aimait les hommes accrochés à leur terre, crochetés à leur terreau,  liés aux astres de leur ciel, en union libre avec la chlorophylle, en concubinage avec le temps, en amour avec les saisons, en pâmoison avec le sauvage, en étreinte avec les rivières, en désir de mer…

Il croyait aux petits hommes, à leurs déesses, à leurs génies, à leurs démons. Aux esprits des cailloux, à l’âme des forêts, aux shamans hirsutes, aux vieux birbes éclairés, aux fous des villages, aux sages femmes et même aux moins prudentes, engendrant les jeunesses libres et joyeuses. Il avait foi en tout ça, non pas par superstition frileuse et peureuse ou bien même par goût de l’authentique, du magique, de l’ésotérique ou du vrai…

Il y croyait tout simplement par lucidité. Par évidence. Par obligation…

Le dernier pilier de l’ancien monde vient de s’éteindre.

Et malgré ou à cause de cela nous n'échapperons pas à la terrible mêlée…

 

 Claude Lévi - Strauss

1908 - 2009

 

Photo, Irving Penn        

03/11/2009

Les pennes de l'immortalité...

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Il y a des contrées où les guerriers redoutables commencent leur existence en s’échappant de leur chrysalide. Et puis tout doucement, par un tendre apprentissage, sous les ovales alizés, ils agitent leurs ailes fragiles jusqu’à ce que les bourrasques plaqueuses arrachent sans souffrance les pennes atrophiées devenues inutiles pour s’envoler à l’essai…     

Les Combattants sont comme les éléphants, imposants et sauvages, mais tellement tendres et protecteurs avec leur engeance en espérance… Certainement une garantie d’immortalité !

 

Photo découverte ici par l’intermédiaire de la très élégante miss Sophie   

 

 

C'est dingue! j'suis énorme! j'ai réussi à insérer un lien dans ma note...      

01/11/2009

Une blanchisseuse et un tueur à gage...

N. B. :  Pour mieux comprendre ce texte, il faut que je vous précise, qu’il y a deux ou trois ans de ça, j’avais fait sur le forum du FC Grenoble, la promesse d’honorer ma chère épouse chaque fois que mon équipe préférée marquerait un essai.  Avant et après chaque rencontre, je narrais bien évidement mes espérances, mes joies, et il faut bien le dire mes nombreuses déconvenues… Maintenant, je poste plus rarement sur le forum, mais le match d’hier m’a fait revenir à mon feuilleton (coït) interrompu…

 

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Depuis quelques temps, je revenais à Lesdiguières avec l’esprit libre. Avec le sentiment que le danger ne serait pas au rendez-vous de ma banquette. Que les facéties et autres rebonds intangibles à la pratique de ce jeu ne remettraient pas en question l’octroi des 4 points du minimum syndical… Bien sûr, comme je ne suis pas encore divorcé de ma femme (cela ne saurait tarder…) celle-ci continue chaque semaine à mettre la pression pour que les essais et autres points bonus offensif inondent notre couche…Autant vous dire que ces temps ci, je traverse mon lit à gué, les pieds largement au sec et que l’alerte au tsunami n’est plus qu’un lointain souvenir…

Mais depuis hier soir, j’ai comme un drôle de sentiment. Comme si des effluves déjà inhalés, des impressions déjà ressenties, des images déjà filmées revenaient se coller à mes neurones sensoriels. Comme si un grand ordonnateur prenait un malin plaisir à décalquer une saison sur l’autre. Comme s’il jouait à déposer sa feuille translucide sur les traits déjà tracés et qu’il s’amusât d’une manière maligne à les dessiner à nouveau… Et pourtant, il me semble que les entames des matches sont bonnes. Que l’engagement est là, la volonté aussi, le jeu varié, les options choisies… Pour foutre en l’air la table à «mauvais desseins » et le papier calque démoniaque de l’autre grand architecte qui dé-construit nos saisons les unes après les autres. Il faudrait cette année, simplement tuer le matche! Marquer ces deux ou trois essais que l’on abandonne tout au bord de la ligne à chaque confrontations. Violer cet en-but! Déflorer cette foutue terre promise qui nous aguiche dans ce premier quart d’heure conquérant.  Je ne sais pas moi! embaucher une blanchisseuse pour savoir plier la victoire! Un trucideur à gage pour apprendre à occire la partie! Ou encore mieux, un psychologue, blanchisseur de nos cauchemars, assassin à ses heures, capable de noircir nos nuits blanches. 

Je voudrais tellement m’endormir l’esprit paisible, fier du spectacle et de mon devoir conjugal accompli…

 

Grenoble 9 La Rochelle 9

 

 

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