29.11.2009
La couleur des anges...
18:35 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
28.11.2009
Une fougère pour mon Haïd...
Cette nuit, j’ai fait un drôle de rêve, iconoclaste et délirant, commencé à la Mecque, pour le Hajj. Tel un derviche ayant oublié son axe, je satellisais autour de la Ka’ba. Et puis cette transe m’entraînait dans une arrière-cour aussi noire que les blacks. Et là, un criss à la lame luisante et froide surgissant du fond des âges, m’ordonnait d’accomplir l’Haïd… Comme par miracle, une bande de moutons rigolards et avinés, surgir en se gaussant, et pour m’humilier davantage, chacun à leur tour, ils me cadrage-débordaient sans que jamais ma dague ne goutte à leur sang. Quand tout à coup, un bélier, chef de la meute, à la mâture séculaire, sans artifice ni subterfuge, d’un seul coup de tête, me renversa ! Mon âme de tourneur s’empara à nouveau de mes sens, et comme une toupie en fin de course, je m’affalai.
Ce sont les clameurs des tribunes, qui me ranimèrent. La puissance des projecteurs m’aveuglait. L’herbe était grasse, je me relevai. Et là, en face de moi, à quelques pas. Quinze carcasses d’ovidés décharnées gisaient. Étrangement, une fougère argentée était encore accrochée au sommet de leurs échelles thoraciques… Le vélodrome en effervescence m’acclamait !
C’est pile à ce moment là que ma charmante épouse m’a réveillé.
Normal !
Mon tee-shirt déchiré avalait ma sueur et j’égorgeais mon oreiller en hurlant notre hymne à ses enfants turbulents…
Photo, Jim Brady
Les puristes me feront remarquer que ce ne sont pas des restes d’ovidés. Mais moi, j’ai toujours préféré les choses troubles, pas nettes, voire mélangées…
08:37 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.11.2009
Le grand 8.
Il n’y a qu’une seule foire du trône,
Mais deux sortes de grand 8,
Celui qui décoiffe et fait hurler les filles…
Puis l’autre qui renverse Les springboks,
Et fait pleurer les samoans…
Pas sûr que le premier remplace le second,
L'inverse en revanche...
Photo Jim Brady
19:15 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
21.11.2009
Sous le maillot...
Comme l’angoisse des poumons lors de la première bouffée d’air originelle,
Comme l’oppression des cris hystériques d’une craie sur le râble de son amant noir,
Comme le désir et la peur au premier rendez-vous de la Fille majuscule,
C’est toujours aussi difficile d’enfiler son maillot…
Photo, Thomas Bianchin
11:03 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.11.2009
L'onanisme miraculeux du football...
Une fois n’est pas coutume…Je voudrais évoquer ici l’immense fossé qui sépare le rugby et le football. Oui bien sûr, il me faut insister sur la différence géométrique qui distingue les deux ustensiles indispensables à une pratique orthodoxe des deux sports. Et je n’échapperai pas non plus, à l’incontournable décompte qui fait qu’une équipe de rugby est largement bénéficiaire en nombre de cœurs, de jambes, et de bras…Pour les cerveaux on ne sait pas trop, vu que le rugbyman a plutôt tendance à le laisser pendu au vestiaire. Souvent d’ailleurs, il y pose tous ses diplômes, son bon sens, l’amour de ses proches, et les rencards chez ses maîtresses… Le footballeur lui est naturellement plus près du Seigneur. Ce brave garçon n’oublie jamais de se signer en entrant sur le pré. Il est instinctivement branché sur le Très Haut, les regards lançaient à longueur de matches en direction des cieux nous rappellent sa consanguinité céleste. Ce brave Diégo en son temps, demanda même une faveur à son Faiseur… Et donc, j’en profiterai pour rappeler, que la plus grande séparation entre les deux pratiques, c’est évidement l’interdiction formelle pour un footballeur (sous peine d’excommunication…) de prendre la balle entre ses mimines, exception faite pour le gardien, mais lui en quelque sorte n’est pas un footeux… Le rugbyman, lui, use de tout son corps. Son engagement est total, son sens tactile au maximum. Il saisit la gonfle, la serre, la broie, la passe, la vrille, l’aplatie, la digère, et même la transforme… Pour le joueur de rugby, au fil du temps, et ce depuis l’air glacière, le footballeur c’est atrophié. L’évolution chère à Darwin a fait son office, et notre adepte du pied, tel un manchot n’utilise plus ses mains … Alors qui m’expliquera pourquoi et par quel miracle, et ce malgré son handicap, l’équipe de France de football a fini par jouir en se finissant à la main à la fin...?
19:56 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.11.2009
Chair de jeu...
Au début,
On joue sur le pré,
Sur l’herbe,
Sur le green,
Et puis tout se débine,
La pelouse,
Le vert,
Les racines,
Et tout d’un coup!
C’est la boue qui vient jouer sur vous...
Photo, Corinne Bultel
18:22 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.11.2009
Fier de mon identité...
Mon identité nationale, elle est changeante, éclectique,
Elle peut avoir un Sud’Af en tête de gondole,
Un Marocain en chef de meute,
Voire un Kiwi au centre de sa ligne…
Mon identité nationale, elle est rebelle et laïque,
Ses baptêmes sont boueux,
Ses pagelles sont païennes,
Sa musique agnostique…
Je ne l’ai jamais chantée sur les bancs de l’école,
Je la célébrais le samedi après midi contre les genoux de mon père,
Je la chantais tremblant avec Roger Couderc…
Mon identité nationale se fout de son ADN,
Elle a du sang nègre dans les veines,
Un peu d’italien en tête,
Une arène entre les cuisses,
Et le monde entier au cœur…
Mon identité Nationale, je l’aime et je la chéris.
C’est l’équipe de France de Rugby.
Et hier, comme j’étais sacrément fier de mon identité…
Photo du site, Rugbyrama
06:18 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
11.11.2009
Rien qu'un peu de viagra...
J’aurais pu après la belle victoire grenobloise chez le regretté Jacques Fouroux, vous en faire des caisses. Monter sur mes ergots, et hurler comme un jeune coq sur son tas de fumier, le matin, dans la douceur le l’aube, quand il sait qu’il est beau et qu’il aura de l’amour et du grain (merci Nicole…) pour une bonne quinzaine de jours tranquilles et gras…
Oui, J’aurais pu faire ça !
Mais je ne le ferai pas. Trop habitué aux lendemains qui dé gazouillent. Trop dressé, comme un bon interné à la douche glaciale que des infirmiers zélés, lui assènent pour soigner sa schizophrénie tenace et pour tout dire récurrente… Maintenant, j’ai la jubilation un peu molle. Mon enthousiasme érectile est un peu souple. Ma libido supportrice légèrement en berne. Désormais, j’attendrai pour brandir à nouveau un empennage digne de ma foi que les prophètes de ma religion me confirment par leurs écrits et surtout leurs actes que je ne risquerai plus la débandade. Dorénavant, je ne remplirai à nouveau les corps caverneux de ma verve insoumise qu’avec la confirmation solennelle de plusieurs joutes consécutives réussies… La machine à fabriquer mes fantasmes ovales ne remarchera qu’avec la magistrale assurance qu’ils ne se transformeront pas en cauchemars…
J’ai toutefois de l’espoir, on ne se refait pas… Mais aujourd’hui, deux ou trois essais n’y suffiront pas. La cinquantaine atteinte, il me faut finalement un peu plus que ça. Peut-être un peu de viagra ? Ou bien alors, deux ou trois belles victoires d’affilées pour rasséréner mon tempérament et ma vigueur ? Ou faudra-t-il que je m’ampute, volontaire, de ma belle envie de voir cette équipe au coït de la gloire ?
09.11.2009
Bodyguard
Whitney a bien fini par embrasser le protecteur de son précieux corps…
Alors que toute une ribambelle de starlettes immaculées et bien alignées,
N’en finissent pas de mordre le body de leur guard…
18:23 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.11.2009
Et encore Monsieur Penn...
Vue au carré fœtal,
Lignes en multiplication d’ovale,
Retour aux récréations matricielles,
A nos désirs obsessionnels,
A l’enfance,
Au rugby,
A l’amour.
Photo, Irving Penn
08:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


