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30/10/2009

Candelon à la chandelle.

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Candelon au candélabre,

Candelon à la chandelle,

 Pas de débords sous les sunlights,

Pas de brillance sous les projos,

Pas d’acrobaties sous les lustres,

Pas de facéties sous les phares,

Candelon sans flambeau,

Candelon à la chandelle,

Pourquoi quand on a un si beau Roméo,

Faut-il en faire un pauvre Cyrano,

Qui tiendra sans tirade,

La chandelle sans demoiselle,

A une équipe de France sous les lumières…

 

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27/10/2009

L'horizon de plâtre...

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Tu fabriques des enfants,

Surtout elles...

Tu leur apprends le Je,

Tu leur apprends le Nous,

Tu leur apprends les Règles.

Et puis ils vont jouer plus au large,

Avec l’horizon comme ligne de plâtre,

Pour disputer bien d’autres matches…

 

Personne n’appartient à personne,

Surtout pas les enfants…

 

Photo encore une fois chapardée ici : http://fenetre-ovale.over-blog.com/  chez ma copine Sophie. Les mots me sont venus en découvrant l’image. Je vous les livre donc…

  

 

25/10/2009

Chabal Christ.

 

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Vous connaissez tous mon penchant pour la chose religieuse. Mon amour inconditionnel pour la cause ecclésiastique. Ma passion jamais inassouvie pour la collection d’encensoirs et autres chapelets précieux. Et d’ailleurs pas une des religions de l’origine n’échappent à mes sentiments. J’aime le sacré, le précieux, le glorieux, l’inextinguible. Et pour ce faire, j’ai mis tous les atouts de mon côté. Je suis baptisé, communié, circoncis, bar mitsva faite et confirmée. Je possède tous les passeports, fait tous les pèlerinages. J’ai toutes les garanties…

 C’est pourquoi aujourd’hui je voudrais vous évoquer l’étrange prémonition qui m’habite depuis la dernière coupe du monde. Mon sentiment sur l’étrange ferveur, la formidable lumière divine qui éclaire depuis cette somptueuse compétition, notre bon et formidable Chabal. En effet, je me demandais si, il ne se cachait pas  quelque intention du Très Haut dans l’adoration, voire la dévotion que suscite notre néanderthale national. Au-delà, de sa pilosité prolixe qui pourrait expliquer sa filiation céleste. C’est plus encore sa manière de partager les pains, de multiplier les bouchons, de marcher sur les os, qui me persuade de sa très grande proximité avec notre créateur. Et je me demandais même si, il n’était pas tout simplement le messie réincarné, quand j’ai eu la confirmation absolue de mon intuition. Assurance acquise par l’innocente déclaration d’une très jeune demoiselle. Précieuse nouvelle que vous pouvez vous-même découvrir ici :   

http://femmedejoueur.canalblog.com/archives/2009/10/14/15... 

 

Je ne suis qu’un simple maillon, qu’un mesquin transmetteur. Après avoir pris connaissance de l’illustre état de notre icône. Je vous demanderai de continuer à faire passer l’information.

Il est revenu !   

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23/10/2009

Trois griottes d'amazone.

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C’est une jeune fille, petite demoiselle pas plus haute que trois griottes,

Son enfance s’accroche encore tout au bord de ses cils,

Son regard s’abandonne dans les limbes de son proche avenir,

Un corsage trop grand habille ses jeunes ailes,

Et pourtant quand elle courre sur celles de son terrain,

C’est un cœur d’amazone qui cogne à sa poitrine de coccinelle. 

 

 

Photo, Bertrand Labourdette  

19/10/2009

Noyés au paradis...

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Il y a les noyades exquises,

Les immersions affectives,

Les submersions d’émotion,

Les ondes au bonheur,

Les vagues au paradis…

 

Et puis tu as les naufrages pagailles,

Les échouages en eau large,

Les envasements en flot vif,

Les engloutissements en abysses…

 

Narbonne 32 Grenoble 0

 

 

Photo, Laurent Theillet

 

16/10/2009

Carte de visite.

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Carte de visite posée !

Sans rien avoir à vendre ni même à donner,

Carte pour tout prendre, pour tout emporter,

Pour tout manger, pour tout avaler.

L’espace,

Le large,

L’envie,

La vie,

La liberté…

 

Image de Pascal, généreusement transmise comme une passe vrillée. Vous pouvez le visiter ici : http://deguingois.blogspot.com/

 

PS: Il faudra bien qu'un jour quelqu'un me dise comment il faut faire pour activer le lien rien qu'en cliquant sur le nom du dit lien....Je sais! Je suis nul...

15/10/2009

Au nom du Père du Fils et du Saint Esprit!

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Le rugby depuis toujours est une grande et belle histoire de famille. Les filiations, fratries et autres dynasties légendaires foisonnent dans la genèse ovale. On naît au rugby chargé de tous les stigmates que trimbalait déjà son grand-père. Je connais des familles d’arrières qui se transmettent de père en fils un coup de chausson à décrocher la lune même quand elle est pleine. Et je ne vous parle pas des lignées de pilars qui lèguent au bord des jougs et des comptoirs confessionnaux à leur progéniture arc-boutante les secrets d’une mêlée antisismique… Ce foutu héritage est sacrément injuste ! A part que, et malgré tout ça, le rugbyman ne tolère pas de passe-droit. T’as beau être le fils du seigneur, et avoir dans ton ADN, la feinte de passe de ton pépé, le coup de casque de son frangin et le coup de rein du facteur…Il faut quand même que tu passes par la case départ !

On n’a jamais vu un frêle cadet, la carte de visite de son popa serrées entre les dents, pour officier en équipe Première. Et il n’enfilera jamais le maillot frappé du coq sous prétexte que c’est celui de son créateur. Je croyais depuis 2000 ans, et surtout depuis ma communion solennelle, qu’il n’y avait que Dieu le père et son crucifié de fils qui avaient seuls le droit de se confondre… Mais depuis quelques jours, je commence à croire que le messie est de retour…

Au nom du Père du fils et du Saint Esprit ! 

            

13/10/2009

Alice au pays des merveilles...

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Alice était maintenant sur une vaste clairière à l’herbe rase, dont les cotés géométriques, découpés à angles droits, rendaient le lieu presque irréel. Et chose extravagante, quasi miraculeuse. Des arbres, sortes de sapins aux branches animées et sanguines, surgissaient du sol par groupes de deux ou trois,  pour se disputer avec acharnement, un étrange arc en ciel météore qui traversait le ciel en un éclair…

 

Photo d’Alice que vous pouvez visiter ici :  http://petiteailiere.blogspot.com/ 

08/10/2009

CAC Ovale en dégringolade...

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Au Pays Basque, depuis toujours, on fait sécher les piments sur les façades des villages. Depuis peu, on achève les mamies dans des maisons glauques. Mais le basque a des valeurs,  des principes, du savoir vivre, et malgré tout ça, il peut faire encore mieux!

Mathieu Maillard est arrivé à Bayonne en 2008, en provenance d’Albi. Une kyrielle de blessures ont blanchi quasiment sa saison. Au début du mois de juin dernier, il est en plein footing. Coup de téléphone de son épouse, son fils Lilian, 2 ans, vient de faire un malaise. Une saloperie de souffle au cœur… Et pendant une dizaine de nuits blanches, tout sera tenté pour sauver le petit. En vain !  Deux jours plus tard, il est inhumé à Saint-georges dans le Tarn et Garonne. A l’enterrement pas le moindre dirigeant Bayonnais, pas le plus petit gouvernant, administrateur ou autre plénipotentiaire. Non ! Il n’y avait qu’une triste, sombre et banale gerbe élégamment envoyée par l'entremise de la très efficace société interflora…

Là, vous me direz que ces braves garçons avaient fait leur maximum, qu’il étaient déjà magnifiques dans la muflerie. Qu’aux jeux Olympiques  de la goujaterie nos lascars ne devraient pas être loin du podium ! Hélas, c’est la médaille d’or que nos champions voulaient décrocher. Ils le firent…

Quatre jours après la douloureuse cérémonie, le grand, l’incontournable manager général du bel Aviron, convoque le pauvre Maillard. En un quart d’heure,  le généralissime gestionnaire, fait comprendre à son ouvreur en désespérance, que son départ négocié à l’amiable arrangerait le club… Qu’il ne rentre plus dans les plans. Que sa place est là bas, près de la tombe de son fils… Le Mathieu abattu, a baissé la tête, et puis il est parti. Pas la force de se battre. Pas l’énergie pour crier.

Et bien moi tout d’un coup, en lisant cette histoire dans le midol de ce lundi, je réalisai que ce coup là, même Didier Lombard n’aurait pas osé le faire… Que pas une seule Entreprise en France, n’aurait osé demander à un de ses employés, dans la situation de Mathieu, de gentiment sans aller dans l’intérêt supérieur de la société. Je réalisai aussi que, parfois,  des gars désespérés, peuvent sauter d’un viaduc pour moins que ça…  

Et depuis lundi, je me dis aussi, qu’après avoir lu cette histoire, je ne regarderai plus jamais le derby Basque de la même manière, depuis toujours mon cœur penche du côté des besogneux, des sans grades en ciel et blanc. J’aime la grinta des joueurs et la ferveur de leur public. Et j’imagine  que le jour où leur barque se mettra à tanguer et leurs avirons à se briser sur la houle du top 14, je n’aurais pas même un regard, pas même une pensée, pas même l’envie de leur tendre de nouvelles rames…

Je me disais encore, en repliant mes pages jaunes, que décidément nos bonnes vieilles cotations se cassaient la gueule. Que le CAC Ovale avait sacrément du plomb dans l’aile sur l’échelle de nos valeurs ! 

 

06/10/2009

Quand Margaux...

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Margaux, en oubli de Brassens,

Goûte à son ovale de coeur.

Margaux maligne et adroite,

Lance la balle du bonheur,

Margaux toujours à droite,

Est pile pour son talonneur.

 

Dimanche j’ai vu les filles de Sassenage perdre un matche où tout était possible. J’ai vu des nanas au cœur gros durant tout le temps et le même palpitant un peu las à la fin… Des points envolés, des essais ratés, des occasions perdues. Mais jamais je n’ai vu les bras s’abattre et les volontés s’envoler.

Bravo les filles !

 

Rugby Sassenage Isère / Montpellier 6 / 18

 

Photo de l’excellent Mak Boubeker.

 

 

04/10/2009

Autofocus...

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Quelquefois les gestes, les mots, les flatulences et autres bruits organiques, dépassent la pensée, l’idée, voire l’esprit ou le niveau sonore et pestilentiel que l’on pourrait qualifier d’acceptable… Souvent nous en sommes dérangés. Mais après quelques explications ou excuses sincères, la bonne éducation nous oblige à absoudre ou à rire de tout cela… Seul l’exercice de la photographie échappe à la règle. Dans la conception d’une image, l’erreur, l’étourderie ou la bêtise et même l’incompétence, ne sont jamais excusées, ni pardonnées. Bien au contraire, souvent, celles-ci renforcent ou détournent magnifiquement l’idée première de l’auteur distrait…

Mais alors que dire,  des doigts tendus à l’honneur fragile,  et des « auvergnats » stigmatisés par les pontifes républicains porteurs et garants (en principe) de la droiture de nos « mœurs » libres, égalitaires et fraternelles…

Est-ce de la mauvaise éducation ou un autofocus fétide? 

 

 

Photo: Philippe Durand