30.09.2009
Two years!
Voilà ! Cela fait two years. Deux années écoulées où mes délires subliminaux ovales encombrent les pages de cet esprit en mêlée. Peu nombreuses sont les âmes à avoir laissé une trace lapidaire à la suite des vues et des mots posés ici…Serait-ce de la timidité ? De l’ennui ? Ou bien même une sainte indifférence aux chemins empruntés par mes affections et émotions engendrées par les belles et passionnelles pagelles d’un terrain de rugby …Alors, sans que cela ne soit obligatoire. J’aimerais beaucoup, pour une fois, que les visiteurs anonymes laissent leur emprunte dans le vestiaire oblong et modeste de ce blog.
NB : Depuis cette semaine, pierrot la tombal est l’heureux locataire d’une minute de poésie dans le magazine « Terre de Rugby » sur Télégrenoble. Dans le même esprit qu’ici même, je dirai un texte sur une photographie. Ruck’n’roll a débuté la série, vous pouvez visionner cette instant fugace en cliquant ici :
http://www.telegrenoble.net/?id=1
Puis vous sélectionnez « Terre de Rugby » vous poussez le curseur jusqu’à 42,47 et vous aurez l’indicible honneur d’entendre ma voix suave vous murmurer à l’oreille. Et si vous êtes bien gentils, vous pourrez même m’entr’apercevoir…
19:05 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
29.09.2009
Petite "nalyse" lourde et réchauffée...
Décidément même le rugby est gagné par la surcharge pondérale. Tout devient pesant. Tout s’alourdit, les hommes et les maux, voire même les mots… L’ovale n’échappe pas à la règle. Les deux stades avaient un classico aux jambes bien lourdes, le cabas était bien chargé, les espaces engoncés et les débordements quelque peu adipeux. L’artiste Vincent avait revêtu le gilet fluo des ouvriers qui entretiennent les ponts et balaient les chaussées. En bord d’autoroute, assis sur sa glissière, il regardait les gros bahuts caramboler leurs essieux et renverser leurs remorques. Des toulousains empesés, orphelins de leur magie, laissèrent aux parisiens sans music-hall, le loisir de devenir surtout, des vedettes de barricades…
Et pendant ce temps là, Des grenoblois à l’envie bien trempée, laissaient échapper un matche en terre agenaise. Serait-ce le manque d’ambition ? La mauvaise chance ? La fatalité ? Mais je suis sûr, que l’ami Landreau, tout au fond de ses tripes accrocheuses, ne peut se contenter de ce point de bonus défensif. Décidément, ce lascar me plait de plus en plus…
19:57 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : petite "nalyse" lourde et réchauffée...
24.09.2009
Éthylique utopie...
Je ne peux m’en empêcher. Comme un alcoolique trimbale sa bouteille, mes vieilles utopies s’accrochent à mes veines…Je ne croirai jamais que les beaux joueurs se fabriquent sous les charges décérébrées des chambres froides de musculation. Moi je préfère croire que les grands destins fabriquent leur futur, dans les rêves magnifiés d’un marmouset en manque d’ovale…
Photo de l’immense et regretté Willy Ronis…
20:25 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
21.09.2009
Sextoy!
Quand Wilko prend son pied,
Ce sont les pagelles qui frissonnent.
Quand Mayol se lève et frémit,
C’est encore lui qui érectionne.
La patte de Johnny,
Erogènise la rade.
Le drop de Wilky, sonne!
Et fait mouiller Mourad…
18:08 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
17.09.2009
"Poignées d'amour"...
Il y a des soirs humides et froids où les anciens rugbymans semblent hypnotisés par la balle promise…Ou peut-être alors, est-ce le sourire et les atours lumineux d’une belle donzelle perdue sur le bord les lignes vieillissantes d’un match de birbes immortels…Ou plus sûrement, l’inexpérience d’un talonneur pourtant flétri, possédant un étayage de jeune pucelle, et prenant les testicules de son sauteur pour des poignées de levage.
Photo, Philippe Durand
19:37 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.09.2009
Kabosse pour mister K
Cabosse pour le nez et la caisse de mister K sur quai de Garonne,
Quand son sang sans coca ni cola cogne aux tempes de sa courge,
Alors son cas finit quasi comme tous cuistres en calle d'alcool,
Mais qui est donc le kid qui a mis KO mister K?
Me voilà rassuré, mister K est seulement un homme!
21:57 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
10.09.2009
Ivresse
Les arrières mi-temps
Les nuits sans fin,
Les verres sans fond,
Les voix aphones,
Les javas pas niaises,
Et les foies en taxi,
Sont les fruits de l’ivresse victorieuse.
Photo, Philippe Durand
18:51 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
08.09.2009
Clef de voûte: Définition et synonyme...
Clef de voûte : [L'idée dominante est celle de maintien, d'équilibre] ARCHIT. Clef (de voûte, d'arc). Pierre taillée en coin (claveau) mise en place la dernière au centre d'un arc plein-cintre qu'elle vient fermer en maintenant à elle seule l'équilibre de toute la construction. Synonyme : Fabrice Landreau
Je savais bien que depuis l’ère Guazzinesque le Stade Français vivait sous la protection de Dalida, du Lys et de Blanche de Castille qui fut comme son nom de l’indique pas, une grande reine de France. Je savais aussi que le bon Max avait fait de son Stade Capital, un bastion imprenable. Une citadelle lumineuse où l’art mudéjar éclectique se le disputait avec les circonvolutions sonores et lumineuses du show, des plumes et des bises. Avec quand même au beau milieu de tout ça, une volée de sacrés bons gars qui tripotait plus souvent la balle que les boas délurés des girls en goguette (sur le coup je ne suis pas très sûr…). Alors, est-ce la garce et perfide grippe porcine qui frappa nos beaux aristos au cœur de leur regroupement en tout début de championnat? Affliction qui ne s’abat d’habitude que sur le vil, le fourbe, et soumis petit peuple. Oui! Est-ce cette engeance virale qui a fait virer au rouge le magnifique moral et les beaux résultats des protégés de bambino et de la castillane ? Ou alors peut-être, est-ce une erreur du grand architecte, Maximilien Leonardo Vinci Guazzini, qui commit l’irrémédiable faute de supprimer la belle et solide pierre en clef de voûte de son noble édifice pourtant si solide, il n’y a pas si longtemps… Pierre qu’un simple tailleur malhabile, dauphinois au faciès mâchuré et aux manières pas très accortes, vient tout bêtement de planter en plein cintre de sa construction…Et bien que le vent et les intempéries n’aient pas été très forts jusqu’ici, il faut bien le reconnaître. Cela à l’air de tenir !
19:34 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
04.09.2009
Entres les voiles...
Les voiles,
Rendent belles les hunes,
Se font engrossées par le vent,
Avec au creux des reins jamais le même marin.
Tandis que d’autres,
Mangent les belles chevelures,
Masquent les tendres sourires,
Et vont jusqu’à mettre en geôle les regards ardents.
Mais jamais rien n’empêchera les joyeuses demoiselles de jouer avec leurs corps.
Etrange d’ailleurs, que les premières synonymes de grand large soient de nature féminine. Alors que les suivants plus restreints, plus mesquins affichent sans vergogne leur virile masculinité…
Je ne connais pas l’auteur ni l’origine de cette photo. Un long cabotage sur la toile m’en a fait perdre la mémoire… En découvrant cette image je n’ai pu m’empêcher de la regarder telle une icône. Avec un sentiment mystique, quasi religieux. Un comble non !? Peut-être les postures, les voilures ou tout simplement ma viscérale éducation judéo-chrétienne…
18:16 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.09.2009
Miracle à Berlin...
Depuis quelques années, j’écume avec la vieille bande ovale des « Gros Elans », toutes les capitales européennes. Nous nous enfuyons chaque année au moment de l’Ascension, avec la vile intention que le christ nous relève de la triste dégradation qui nous gagne...Et toutes les fois, malgré notre mauvaise foi, le miracle a bien lieu!
Il faut dire que nous croisons sur notre chemin de souffrance, des croyants magnifiques au physique aussi décati que les pauvres hères que nous sommes. Nous brisons avec eux, le pain, la bière, et nos os sur de vieux terrains aux dimensions toujours trop grandes…Autre prodige de ce pèlerinage ascensionnel, quel que soit le lieu, quel que soit l’endroit, toujours! Je dis bien toujours! Nous nous débrouillons pour trouver la plage et les jolies filles qui vont avec…
La preuve : Ici, à Berlin !
Photo : Philippe Durand et son vieil œil ovale…
19:12 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note


