29.08.2009
Un Blues Brothers aux manettes
Dites moi pas que c’est pas vrai ! Les Blues Brothers ont signé au FCG !
Ce bon Jake (alias F.Landreau) viendrait-il redonner le tempo à des jazzmen qui avaient plutôt tendance à faire pleurer leur blues durant les longs mois passés… Serait-ce la mort de Elwood, son dégingandé de frangin, qui aurait converti à l’ovale le plus fat des deux ?
Jamais je n’aurais pu imaginé que le lascar abandonnerait le costume noir, son chapeau mou et renoncerait à sa fine cravate black pour s’accrocher au cou le délicat sifflet de l’entraîneur…Mais les Ray Ban sont toujours là ! L’esprit y est aussi…Et j’ai ouï dire que ça déménage sur la scène de l’entraînement, toute personne n’ayant pas rapidement le sens du rythme, n’aura peut-être pas la chance de mettre le feu au décor…Avec un type comme lui aux manettes, j’espère bien que les musiciens vont me faire lever le cul de mon strapontin…Et puis peut-être qui sait ! Remplir à nouveau Lesdiguières…Et avec le rabiot de la recette, on pourra peut-être aider à payer le retard d’impôt de l’orphelinat ciel et grenat…
Photo du très bon Peppino...
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21.08.2009
Tout au bout: La lumière!
La flamme éclaire le regard de l’ovale jeunesse…
Tandis que dans les yeux des vieux crampons;
On peut voir briller la lumière !
Enfin, pas toujours...
Photos, de l’ineffable Philippe Durand…
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18.08.2009
La dernière, et puis j'arrête...
La dernière ! The last, et puis j’arrête avec mes vacances. Il faut dire que j’avais encore l’esprit à la traîne, planté sur les hauteurs de Bossico, scotché en admiration devant le paradis terrestre qui s’affichait en beaucoup plus grand qu’un 4x3 devant moi…Quand le top 14 frappa les trois coups sa première séance.
Et le premier de mes constats, en découvrant les résultats, est bien que les voyages ne déforment plus les valises…Aujourd’hui les déplacements dominicaux dans la belle élite du rugby français ne consistent plus à faire un beau repas d’avant matche. Ne se résument plus en quelques hennissements de mêlées fougueuses, où certaines distributions pâtissières faisaient pleurer les naseaux, rendaient aveugles les arbitres et aphones leurs sifflets…
Mon deuxième constat, est que tout les équipes ont élargi leurs obédiences. Les corsaires sur le pont de Mayol, n’ont plus du tout l’accent qu’on attrape en naissant du côté de la rade. Les avants basques ne s’aiguisent plus dans les jeux de force des villages alentours; les ouvreurs n’arrachent plus la cocarde des vachettes; il n’y a plus un seul raseteur qui cadre et déborde le long des talenquères manuelles et courantes…Au pied des volcans, les bougnats se font rares, ce ne sont plus les enfants de Michelin qui courent dans son stade…
Est-ce bien ? Est-ce mal ? Je n’ai pas la réponse. Je crois tout simplement que le rugby, comme le reste, se mondialise…Le jeu y gagne sûrement ! Mais j’ai tout de même la nostalgie de ces équipes formées par la belle consanguinité régionale…
Mais je vous rassure, il n’y a dans ma petite « nalyse » nostalgique aucun relent xénophobe, j’aime tous les rugbymen, d’où qu’ils viennent ! Et quel que soit l’endroit où ils s’agitent…
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14.08.2009
Les maisons en mêlée...
Val d’Aoste. Commune de Gignot. Le grand Combin nous toise : Ma chérie, moi et notre petit déjeuner. Nous avons passé quelques jours magnifiques. Chez Maria-louisa une cousine Valdotaine ( ne dites jamais à un valdotain qu’il est italien…) dans son gîte tout de pierre et de bois construit. En cette région autonome où les hommes agrippaient leurs maisons entre-elles comme pour former une mêlée. Comme pour défier l’équipe monumentale des cimes qui les entouraient. Comme pour s’adosser aux rochers et braver l’hiver dans la terrible entrée en bélier des vents, des avalanches redoutées… Si leur horizon avait été un peu plus plat, je suis certain que les pagelles y auraient poussé aussi bien que les perches des tire-fesses.
17:26 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.08.2009
Un zest d'ovale dans ma dolce vita romantique...
C’était un après-midi italien. Au bord du lac d’Iséo. Une de ces journées, où la canicule fait se tremper les gosses et enfourne les glaces sublimes dans les gosiers enfiévrés. A Pisogne plus exactement. Petit port de contrastes, où son quai promenade et ses plages engazonnées grouillent et résonnent d’une dolce vita lombarde aux élans musicaux et festoyeurs. Et puis, à deux ou trois pas adjacents, tu te faufiles dans une ruelle qui essaie de survivre entre les vieux murs des maisons adossées. Tu tournes deux ou trois fois. Et tu tombes sur l’Italie dessinée. Un coin d’ombre salvateur qui garde jalousement contre lui une placette miniature faite tout exprès pour les deux tables endimanchées (les tables des bistrots italiens ont toujours des nappes en coton au repassage impeccable) d’un café famélique où la machine à entortiller la glace pavoise devant une frêle entrée sans artistes. Une matrone rigolarde te sert un grand verre de citron granite (glace pilée). Et là, tu regardes les yeux noirs de la belle qui essaie courageusement de partager tes jours. Et tu lui fais ta déclaration d’amour !
C’est pile à ce moment là, qu’un type planté comme un sapin bergamasque, a débouché au bout de notre ruelle – Et moi bête à manger du foin – Au beau milieu de ma tirade, je dis tout de go à ma belle moitié :
« Je te parie que ce gars là joue au rugby »
Ma carte postale s’est déchirée. Les yeux noirs m’ont fusillé. Mon Italie avait pris un coup de gris. Et elle de dire :
« Décidément, tu ne changeras jamais… »
Mais le plus beau dans mon histoire. C’est qu’un moment après. J’ai recroisé mon gaillard. Et ni une ni deux, je lui ai posé la question. Vous me croirez si vous le voulez, mais le bourreau de mon doux moment romantique joue effectivement pilier, dans le club de la Valcamonica (la vallée d’Iséo) en série B italienne.
Nous avons discuté dix bonnes minutes…J’étais aux anges, j’avais gagné mon pari !
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