29.05.2009
Mon oasis...
27.05.2009
Ovale Andalou
De retour de Séville où l’esprit andalou et son art mudéjar m’ont appris les mélanges des croyances, l’opulence des cultures, le respect des codes et pensées juxtaposées qui élève les cathédrales tout en faisant grandir les hommes…J’ai aimé ces deux guitares et leur boite à rythme qui enflammèrent mon cœur au son d’un flamenco-jazz, alors que la voix profonde d’une jeune liane m’entravait les sens. Sens libérés par le corps d’une danseuse énergique et fragile, magnifiant la féminité à coups de talons « testotéronés » J’ai adoré la surprise que me firent les arènes et leur sable doré, avec l’impression que l’ovale exceptionnel dessiné par ce cirque était un hommage appuyé au jeu que je porte dans mon âme de torero...
19.05.2009
Los escoriones
17.05.2009
Les conséquences...
Voici en chair et en os les conséquences d’un enterrement de vie de garçon trop bien arrosé…
16 ans plus tard, je vous expose les fruits d’un mariage réussi. En cadeau je vous mets à la suite, le récit de cette fameuse soirée que certains ont pu déjà lire, dans le livre « A cœur ovale » avec comme titre : Un mariage, deux piliers et un sombrero en terre maorie.
Les quatre lascars arborant une tunique de rugby sont par ordre d'apparition: Campbel, Connor, Lachlan, Mitchel.
Il y a quelques années, Ross Mac Léod, ouvreur néo-zélandais, étais venu jouer à Saint-Égrève. Non seulement il jouait à l’USSE, mais de plus, il était aussi mon voisin. Cet excellent élément nous avait rejoints accompagné de sa fiancée. Le rugby, la proximité et nos femmes réunies, tout ceci mis au four de quelques soirées pendables et festives, nous voyaient réussir la recette d’une belle amitié. Dans un moment d’émotion alcoolisée, mon ami à la fougère, m’avait fait promettre de venir à son mariage, et d’être son Best man(témoin) Dans l’euphorie de la communion des âmes et de la bière, j’avais accepté avec enthousiasme. En 1993, deux ans après être reparti en son beau pays, mon lascar se rappelait à mon souvenir. Me demandant sans ménagement, de tenir ma promesse. Je vous le dis tout de go, je ne me suis jamais défilé face à mes responsabilités. Le mois d’avril de cette même année, me voyait donc partir accompagné de ma tendre épouse, affronter les terres australes. Je vous passerai les épisodes hawaïens, et les différentes haltes de ce voyage épique et m’arrêterai à l’instant ou mon ami au coup de pied phénoménal m’embarquait, trois jours avant la cérémonie, pour rejoindre ses potes après l’entraînement : Tout était prévu pour l’enterrement de vie de garçon. Une première halte au club house de son équipe me permet de me rendre compte de l’importance de notre sport chez lui. Un siège aussi grand qu’un gymnase, les vingt dernières générations de capitaine accrochées aux murs, un comptoir grand comme une piste des jeux olympiques, une forêt de pompes à bière. J’étais au paradis. Les premiers demis, je fais mon timide, puis tout doucement ma langue devenant des plus agile, j’apprivoise l’anglais. La collation servie par mes hôtes, finit de m’acclimater. Deux ou trois pubs plus tard, il ne reste que les meilleurs. La sélection a été impitoyable, nous ne sommes plus qu’une poignée. Pour que je me sente vraiment à l’aise, mon futur pendu m’a assigné deux gardes de bière, les deux « pilonzes » de son team, le courant passe immédiatement, la cohésion est totale. Au bout d’une heure à peine, je ne me déplace plus qu’accroché à leurs épaules, passant d’un établissement à l'autre en formation de tête de mêlée. De temps à autre, quelques fous enivrés nous lançaient un défi, les pauvres : une boucherie, laminés, piétinés, disparus à jamais. Le dernier établissement où mes poteaux me transportent, est un truc énorme. Un immense troquet, du monde de partout et, avec dessous une boîte de nuit de dingues. J’arrive en ce lieu greffé à mes deux numéros, mais affublé aussi d’un immense sombrero. Couvre-chef arrivé sur ma personne par je ne sais quel miracle. Nous finissons bien sur à l’étage inférieur. Dans un moment d’émotion intense, mon pilier droit me confie à l’oreille que si par malheur un jour il se mariait, il n’en voudrait qu’un, ce serait moi. Pas comme épouse ! Bande de blaireaux ! Mais comme Best man. Devant une telle marque d'affection, une timide larme point à mon œil fatigué. Et là, Vous ne me croirez jamais ! Savez-vous quelle musique le devin DJ de ce lieu magique fit sonner à mes oreilles ? Ce bon, cet excellent Joe Cocker, entonnant la chanson du film 9 semaine ½(air pour moi emblématique, relire l’histoire liée à un certain escalier). Ni une ni deux, je me retrouve au milieu de la piste, lancé dans un strip-tease enfiévré. Encore une fois, c’est un triomphe, la salle en délire m’acclame. Je me retrouve alors dans le plus simple appareil, un sombrero pour unique parure et toutes les donzelles voulant goûter aux baisers de ce français totalement déjanté(un français en Nouvelle-Zélande est plus exotique qu’un Maori sur la banquise). Nous avons fini, Ross, mes deux jumeaux et moi, à quatre heures du matin, assis sur les marches de cet établissement. Le président du club local était le chef de la police, il nous avait confisqué les clefs de notre bagnole nous laissant à la place un numéro de téléphone. Au bout de quelques minutes nous voyons arriver un gyrophare, une splendide voiture de police s’arrêter juste devant nous deux flics hilares au volant nous embarquer.C’est la seule et unique fois dans ma vie de rugbyman assoiffé que je suis rentré à la maison, dans un véhicule de police en chantant à tue-tête « rue Sainte Apolline » à des fonctionnaires de police morts de rire. Voilà messieurs, dames, l’explication de ma prestation en tête de mêlée, je n’ai pas joué seulement un match à cette place, mais toute une nuit !C’est vous dire l’exploit !
16.05.2009
A jamais !
12.05.2009
Drôle de jeu.
10.05.2009
Examen d'urine...
Foutu mois de mai et ses parenthèses villégiaturales. En même temps qu’il m’éloigne de la main-courante et de ma tribune télévisuelle, il m’arrache aux divagations de mon esprit en mêlée. Et pourtant, loin de mon clavier ma tête a toujours un petit recoin branché sur la chose affective et ovale. Comme si le prisme par lequel je regarde notre monde m’obligeait toujours à penser, à respirer, voire à écrire depuis l’ombre pourtant étroite mais salvatrice des pagelles matricielles. Peut-être est-ce dû à mon éducation exclusivement « rugbymane »(et ici je ferai un petit clin d’œil à mon cher Benoît Jeantet, auteur magnifique du blog Rugbymane…) En effet, mes seuls, certifications, brevets et autres diplômes n’ont que le sceau très officieux de mes longues après-midi d’études passées à courir après un ballon de rugby…Et comme l’a dit avant moi Coluche, le seul examen que j’ai réussi haut la main dans ma vie, c’est un examen d’urine. Et pourtant les mains en l’air, c’est pas facile…Et du coup, je n’ai jamais soulevé une banderole contestataire et estudiantine…Mais j’ai heureusement fait de nombreuses fêtes où des étudiantes dévouées m’ont toujours soutenu malgré mes incommensurables lacunes…
Demain, promis, juré ! Je me remets à mes élucubrations ovales.
Cela sera sans doute un peu difficile, car ce lundi ma grande et jolie fille s’en revient d’un périple de plusieurs mois en Nouvelle-Zélande. Peut-être m’aura t’elle rapporté quelques belles matières à vous faire partager…?


