31.03.2009
Les contractions du bonheur...
Le jeu est quelquefois une affaire d’obstétrique,
Où des utérus en contraction se cramponnent à leurs étriers conquérants.
Et alors le miracle s’accomplit :
L’enfant vient au monde avec les mains pleines du bonheur à venir…
Photo F. Boyer. Agence Kamikazz à Dakar.
Un grand merci à lui pour me laisser toute la liberté de piocher dans ses somptueux clichés…
29.03.2009
Le bouclier de Bonus.
28.03.2009
Au bout de ma pagaie...
25.03.2009
Question à Benoît...
Accolade de maul,
Étreinte de lutte,
Enlacement conquérant,
Bataille serrée,
Empoignade joueuse,
Récréation querelleuse,
Messe sans autel,
Communion où les casques encensoirs s’agitent et fument, alors que l’eucharistie protectrice enlace les dents et ne fond jamais dans la bouche…
Pratique mécréante ou croyance millénaire…?
Photo du grand prêtre Thomas Bianchin.
23.03.2009
Avis de recherche.
Recherche Cendrillon, cadrage-débordeuse des rugbymen trop candides.
Elle s’est enfuie le long de la ligne de hors jeu d’une troisième mi-temps éméchée en fin de vie. Emportant serrés contre son sein tous les cœurs aux crampons élimés des Princes sans gloire ni trophée…
Mais j’y songe ! Serait-elle irlandaise...?
20.03.2009
Jamais sans...
18.03.2009
Les piafs...
Sur le fil non électrifié d’une main-courante sous tension, on peut parfois apercevoir une volée de piafs rigolards et espiègles. Ils ne se perchent jamais dans les arbres, et se nourrissent exclusivement d’une grosse graine généreuse et oblongue…
Photo de Peppino, photographe officiel de toutes les équipes du F.C Grenoble Rugby…
16.03.2009
Le chanteur talonneur.
Il y a des semaines comme ça où tout un tas d’événements te tombent sur le coin de la face. La semaine écoulée en fut un parfait exemple. Mon tourment débuta aux aurores de la huitaine, un archevêque atrabilaire et viril, excommuniait droit dans sa soutane tendue par sa vigueur autoritaire, une mère de famille et une troupe de toubibs pour l’avortement d’une petite fille de neuf ans enceinte d’une grossesse gémellaire, basses œuvres de son immonde violeur de beau-père…J’ai un profond respect pour les croyances humaines, mais que dire des institutions hiérarchisées qui définissent les contours fielleux des dogmes, leurs galons ecclésiastes doivent comme pour les adjudants avinés leurs monter à la tête. Ou alors, c’est peut-être à force de rien avoir à faire que leurs sens endormis se réveillent en sursaut et échappent agiles au contrôle des neurones fatigués de leur propriétaire…
En presque fin de semaine, j’avais encore le goût amer de cette histoire sur les papilles de ma conscience, quand j’appris le drame musical : Bashung venait de rendre les clés de son âme ! Le Sieur Alain, j’avais eu rendez-vous avec lui, cet automne, au Summum de Grenoble. Comme les trois mille autres rencards, je fus subjugué par la classe du bonhomme, un concert d’émotion retenue, de musique divine et de textes surnaturels…Un vrai, un grand bonheur…
Quel rapport avec le rugby me direz-vous ! ?
Et bien justement, ce fameux soir, j’ai eu le sentiment que le gars Bashung est entré sur scène comme on entre sur un terrain de rugby. Sans fioritures. Sans superflu. Rien que les épaules rentrées et son chapeau vissé, avec le cancer comme unique adversaire. Il venait combattre la bête et donner de l’amour et de la chaleur. Cette salle comble sentait l’humain, la vie partagée, la douleur comprise et les maux adoucis. Ce soir là, notre artiste a donné à ses tribunes les chavirements d’un essai marqué après mille passes. Ce soir là, il était en première ligne et plongeait aussi derrière sa mêlée…Ce soir là, il était aussi tous les archevêques de la terre réunis, il était le grand prêtre magnifique d’une messe accomplie…
Ce soir là, il avait ce qu’il a manqué à une équipe de France déjà en deuil de lui…
Ce soir là Bashung était un talonneur, chanteur et immortel !
15.03.2009
Dois-je...?
Il y a quand même partout dans le monde un usage de notre ustensile que ce bon Webb Ellis n’aura pas eu besoin d’insuffler…
Et là, tout d’un coup, il me vient une envie de sieste, comme un coup de pompe internautique. Comme si l’intérêt pour ce blog, pour mon « Esprit en mêlée », pour ses notes quelquefois délirantes et décalées m’apparaissait quelque peu dérisoire…
Dois-je continuer...?
Photo F. Boyer, Kamikazzé de Dakar.


