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05/02/2009

En Cage (fin)

 

medium_cage.3.jpgIl en était là de sa réflexion, quand effectivement les murs sa prison se lézardèrent. A travers une fissure, une  lumière éclatante, quasi divine vint le frapper en plein visage. Pour un peu, il se serait mis à genoux, se serait signer et aurait tendu sa langue chargée pour cueillir ébahi l’hostie astrale tendue par le tout puissant en personne. Empli d’émotion, il ferma les yeux. C’est à cet instant précis, qu’un gong dur comme une pierre vint le frapper en plein nez. Après avoir presque côtoyé Dieu, il était maintenant dans la voie lactée. Mille étoiles et autres novas lumineuses tournoyaient avec lui, il passait d’une galaxie à une autre dans un tourbillon infernal. Son tarin semblait avoir explosé sur l’impact d’une météorite mystérieuse, un énorme cratère semblait s’être formé à la place de son appendice. Et pour couronner le tout, les tremblements muraux se déchaînèrent. Il avait maintenant le sentiment que le fracas sur sa face venait de déclenché un plus gros séisme. Son sang se mit à raisiner à la pointe de son menton, puis une dernière ruade monumentale fit s’écrouler définitivement son édifice carcéral.

Mario se sentait libéré. Il était allongé, un peu écrasé par l’énorme masse qui pesait sur lui, mais l’impression de torture avait disparu. Deux sensations dominaient dans son esprit : d’abord le goût d’hémoglobine qui persistait dans son gosier, et la douce odeur de l’herbe qui l’avait accueilli.  C’est un coup de sifflet aigu et martial qui lui fit retrouver l’usage de ses oreilles, et avec elles il récupéra tout d’un coup le sens des réalités et son extrait de naissance…Sa geôle, la torture, l’illumination céleste, le gong bouddhiste, tout s’éclairait maintenant d’une manière limpide. Le bibendum accroché sous le tableau de marque finit par lui faire retrouver complètement la raison: Il venait de participer à une belle mêlée sauvage. Son tarbouiffe avait éclaté sous le poing rageur d’un seconde barre revêche. Son éclairage glorifié n’était autre que les projecteurs du stade Marcel Michelin, et son patronyme était évidemment Ledesma ! Mario Ledesma était son nom…

 

 

NB : Je tiens à préciser que ce récit n’a rien à voir avec la vie du vrai et grand Mario Ledesma talonneur de l’ASM. Je pense qu’il m’excusera d’avoir jouer avec son identité pour écrire cette nouvelle délirante et il faut bien l'avouer,  un peu tirée par les cheveux…                                                                         

19:15 Publié dans Nouvelles | Lien permanent | Commentaires (0)

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