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30/12/2008

Sorcellerie...

 

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Les femmes seraient-elles miraculeuses ?

Leur rugby serait-il enchanté ?

La chevelure mangée,

Les oreilles suppliciées,

Et le sourire en cage,

Ces diablesses sont toujours aussi jolies…

 

Photo : L’enchanteur Bianchin, une fée de l’équipe féminine du Guc-Grésivaudan   

23/12/2008

Madone Ovale

 

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Comme si la lumière avait choisi son camp,

Comme si l’inaccessible étoile irisait de son éclat l’élue,

Comme un envol sanctifié,

Comme une quête divine…

 

 

Photo Saint Thomas Bianchin :  Entente RC Grésivaudan-GUC, équipe féminine 

21/12/2008

Siamoiserie...

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Affection de piles,

Siamoiserie de piliers,

Communion de cranes,

Cran remonté…

Photo Thomas Bianchin:  B. Perrier, L. Bouchet, équipe Reitchel F.C.Grenoble

19/12/2008

Le sourire de South Africa

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Aujourd’hui je vous élargis l’horizon de ma Sud Afrique,

Après avoir évoqué ses landes sauvages et généreuses,

Après en avoir fait une héroïne de notre Ruck'n'Roll,

Je vous dévoile aujourd’hui le soleil de son sourire,

Mais aussi, le gardien de son cœur...

 

Relire ici : http://espritenmelee.hautetfort.com/archive/2008/06/23/so...  l’évocation d’un plan moins large… 

 

Photo : de mon vieux complice Thomas Bianchin

17/12/2008

Un pilier: De Lascaux à nos jours...

 

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Les piliers sont quand même des types à part, une race singulière, peut-être une déviance génétique, une erreur chromosomique incertaine venue du fond des âges. D’aucuns prétendent que le premier pilier dessiné sur les parois de Lascaux serait issu du croisement d’un aurochs lascif et d’une néandertalienne au caractère revêche. Et il faut bien le reconnaître ces particularités étonnantes ont traversé les siècles, de nos jours les piliers se reproduisent encore. Un pilar fera toujours un pilar. Les épouses des membres de cette caste étrange peuvent en témoigner. Quand celles-ci sont enceintes, dès les premières semaines, l’embryon se démène. Il rue. Il fait des mêlées avec son cordon ombilical, des ruckings sur le placenta, et prend des énormes cuites à grandes lampées d’alcool de liquide amniotique. D’ailleurs, en général, hors du terrain, à la ville, son père est tueurs aux abattoirs et sa mère cantinière dans la légion étrangère…Un éminent professeur de la faculté assure même, que si l’on observe bien, et si bien sûr l’enfantelet est au moins la dixième génération de première ligne,  on peut apercevoir sur le dos du bambin, juste après son premier cri, l’esquisse épidermique à peine perceptible d’un numéro 1 ou d’un numéro 3 (l’origine des talonneurs est beaucoup plus incertaine…) L’illustre docteur affirmerait même, que cela serait l’annonce d’un futur international…

A contrario, la nature est quelquefois contrariante. Il arrive parfois qu’un pilonze redoutable arrive de nul part…Parfois même d’une famille du cirque ou bien des petits chanteurs à la croix de bois, voire même de l’école des fans ou pire encore, du jeu des manchots…

Certains de ces zigotos sont tout de même issus de la grande famille ovale. En principe, leurs qualités physiques étant au départ quelque peu invisibles…ces braves garçons sont sagement placés le long de la ligne de vie du bord de touche. Leurs entraîneurs prévoyants et experts leur flanquent un maillot 11 ou 14 sur le dos,  avec la consigne précise de ne jamais s’éloigner de la caisse à pharmacie…Et les années passant…après moult agapes d’après matchs, mille débordements de comptoirs, une multitude de coups de casques échangés dans les avant matchs sauvages, nos lascars et leur nouveau lard se mettent à monter en grade, se mettent à prendre du gras, du muscle, du cou, et de la corne sur les épaules jusqu’à finir en tête de ligne. Jusqu’à se trouver assis et liés dans le dur et inconfortable fauteuil de pilier d’une équipe professionnelle…

A votre avis, à quelle catégorie appartient notre bon Richard Choirat cœur de Lion, nommé dans l’équipe Pro D 2 de la semaine du  Midi Olympique jaune  ?

 

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Photo: de Vincent Platel, du forum du F C Grenoble                      

14/12/2008

H Cup

 

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Scores tranchés

Fronts ouverts

Rucks taillés

Lignes rompues

Mêlées hachées

Joueurs fendus

Courses brisées

Souffles coupés

Et tout ça sur le fil Cup-cut de la hache d’un bourreau ovale…

12/12/2008

Bons baisers du front...

 

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Les vestiaires d’avant match sont de véritables clochers où les étreintes frontales et les baisers de tronches sonnent et résonnent frénétiquement…Le besoin d’accolades temporales est proportionnel à la grosseur des cloches et des faces.

La fièvre bout  sous les fronts larges et  solides des premières unités conquérantes d’une équipe. Alors qu’une fois franchie la dizaine, souvent l’hyperthermie décroît dans les bulbes et gagne généreuse les pattes véloces des attaquants…

Il arrive aussi que  par un malencontreux contretemps,  la température insidieuse s’attaque malicieuse aux intestins des joueurs en manque de tempérament…

 

 

Photo: Mak Boubeker          

10/12/2008

Image sans siphon...

 

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Image de flaque,

Ovale de lac,

Impression furtive,

Comme un caillou  jeté sur l’eau,

Comme un placage liquide,

Comme le siphon d’un miroir en fuite...

 

Photo de Mak: Placage liquide avant claquage solide....

09/12/2008

Tribunal d'instance...

 

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Appel à témoin !

 

Photo Mak Boubeker : Claude Dry  F.C. Grenoble

07/12/2008

Le désamour...

medium_désamour.jpgAvant le désamour...

il y a immanquablement l’Amour. Certains vous diront que pour être véritable, intense, incommensurable, profond et pur, l’amour doit-être exclusif,  sans concessions, sans entorses, bien droit, linéaire, sans humeur, et plein de violons…Pour ma part, ma conception avouée d’un grand et bel amour et forcément fait de compromis, d’adaptations, de choses acceptées, voire pardonnées…La seule règle obligée est que cela doit être dans les deux sens, que les deux amoureux soient assujettis aux mêmes obligations, que l’esprit conciliant et bénéfique de cette relation fasse avancer leur belle union…

Hier soir, je suis tombé en désamour.

Pour avoir couru sur le pré pendant de nombreuses années, pour avoir plus souvent qu’à mon tour rompu les fortes résolutions et les jolies promesses bâties dans les longues séances de préparation ou dans les étreintes de vestiaires, je suis prêt à comprendre les erreurs…Je suis tout à fait disposé à admettre les errements, les passages au travers, les passes évanescentes, les défaites courageuses,  les mêlées en déprime et les joueurs opprimés…

Mais, il y a des limites que mon cœur entiché ne peut, ne pourra pas ou plus dépasser.

Hier soir dans ma tribune de Lesdiguières, la belle que j’avais face à moi, que j’avais droit dans les yeux, que j’avais droit dans son jeu, a rompu notre belle alliance. Bien sûr que sa plastique est toujours aussi aguichante et ses atours d’avant enlacements toujours aussi désirables…Pourtant aujourd’hui comme une femme qui aurait griffé mon attachement, je ne vois plus que ses défauts : Son maquillage trop criard, ses sourires forcés, son manque d’esprit, ses baisers sans élans,  son manque d’envie…

Je ne sais pas si je me rendrais à notre prochain rendez-vous, huit jours à réfléchir, une semaine à cogiter, quelques longues soirées à m’interroger. Et puis, si un restant de flamme me pousse vers elle, comme pour un dernier espoir, comme pour ne pas souffler la flamme définitivement…Peut-être alors irais-je quand même, mais sans bouquet, sans une fleur…avec seulement collée sur le cœur, dans ma poche intérieure, une grande et belle lettre de séparation…

 

Grenoble 12 / Bourg en Bresse 12, un match sans amour…      

03/12/2008

Jour de Gloire

medium_jour_de_gloire_escot.2.jpgJ’en étais resté à ses « Oblongues »(éditions atlantica) rares, cailloux précieux glanés à force de voyages, de rencontres, d’amitiés et de fracas dans les galeries profondes des mines  ovales…Avec « Jour de gloire »(éditions Philippe Rey) le gars Richard Escot laisse tomber la narration à l’imparfait et rend son passé simple un peu plus compliqué…Ce livre n’est rien d’autre que l’aventure d’un match. On pourrait même dire le seul match de l’équipe de France lors de cette coupe du Monde. Le 6 octobre 2007 au Millenium Stadium de Cardiff - Quart de Finale – France / Nouvelle-Zélande.

Cet ouvrage est écrit aux pinceaux, une grande toile en perspective, le décor planté, les couleurs avant bataille…choisies. Puis là, notre artiste devient chirurgien : Il « scalpelle » les esprits. « Ablationne » les souvenirs. Ne suture pas les plaies. N’endort pas ses patients. Fait couler le sang et les paroles de la véritable histoire.

Le tout mis en scène : 25 cameras,  80 000 mille figurants, des seaux de larmes, une montagne de courage,  de la fureur distribuée, des maux, des démons et des mots jetés à chaque plans, à chaque pages…On prend les intervalles. On plonge dans l’en-but. Mais on se fait aussi piétiner  dans les rucks sauvages. Ce livre se lit comme si on ne l’avait pas vu. J’ai tourné la dernière page,  en sueur, en pleurs, ivre de la joie ressentie et de bières bues il y a pourtant plus d’un an de cela…

Ce témoignage est aussi précieux  pour les analyses affectives et sportives livrées après coup  par les acteurs de ce match movie…Une remise en mémoire. Une remise en espoir. Une remise en chagrin aussi…

Lisez de toute urgence ce splendide scénario d’Escot…(en plus ça rime !) 

01/12/2008

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