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30/11/2008

Vendée Globe Ovale: La course

 

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Dans la course au grand large du « Vendée Globe Ovale » Les trois grandes nefs australes filent pleins Alizés au rythme infernal des belles machines étudiées et réglées pour réaliser toujours et encore les trajectoires idéales…Juste entre les deux moitiés de terre, comme un trait d’union fragile,  survit une incroyable cohorte de marins en ciel et blanc, hissant à coup de courage et de talent les voiles sympathiques d’un navire au port d’attache incertain…Et puis derrière, les gréements européens ont bien du mal à trouver les bons matériaux et les belles stratégies qui font couper les lignes aux vainqueurs. L’armada anglaise si fringante il y a peu, a aujourd’hui comme collé à la peau un Trafalgar en négatif qui fait à longueur de bordées sombrer ses desseins incertains…L’Irlande vieillissante balbutie les nœuds de ses cordages, et de tristes coquillages s’agrippent de plus en plus à la quille d’un bateau qui aurait depuis longtemps besoin des vertus curatives de  la cale sèche. Les matelots écossais envoient comme à l’habitude leurs cœurs généreux tout en haut des hunes de mauvaise fortune…La France avance dans les brumes, son GPS en panne et les étoiles en berne dans son ciel chargé lui fabriquent des amarres décidément bien difficiles à larguer…Il n’y a que les diables rouges qui tirent aujourd’hui des bords du paradis, pas forcément les choix météorologiques et cartographiques les plus sûrs, mais ces corsaires aux plumes d’autruche greffées au cœur arrivent à nous faire croire que peut-être un jour, ils fendront les flots en triomphateurs…                      

29/11/2008

Flexion-Touchez-Stop-Entrez!

 

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Entrer en mêlée,

C’est entrer aux ordres,

Jamais dans le désordre,

Entrer en mêlée,

C’est toujours pareil,

Et jamais la même chose,

Entrer en mêlée,

C’est appuyer sur play,

Et jamais sur pause,

Entrer en mêlée,

C’est parfois un avancement,

Mais rarement les galons,

Entrer en mêlée

C’est entrer aux ordres,

Mais c’est aussi entrer dans les ordres…

 

 

Hier soir les Bayonnais avaient eux,  renié leurs vœux…    

28/11/2008

Dégâts de vestiaires...

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Une nuque en liberté,

Une captive consentante d’un miroir geôle,

Des mains habiles au dressage de mèches frondeuses.

Et moi tout retourné,

Faut prévenir la présidence !

Elle seule sera responsable des dégâts occasionnés à mon pauvre cœur…

 

Photo: Mak Boubeker

27/11/2008

Figure imposée: Le secret de Carl Lewis

 

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Aujourd’hui je vous livre l’exercice que m’a imposé un ami grenoblois.

Ecrire un texte relatant une histoire vraie, consacrée au rugby, en employant les mots :

Paysagiste-Tractopelle-Epinards-Invertébré-Concupiscent-Indubitable-Guronsan-Alambiqué-Obélix- Karl Lewis

 

En cette année 80, la pelouse du stade des Brieux (pourtant jeune…) avait rendu l’âme. Elle était donc livrée pour une saison entière aux mains des paysagistes et autres tractopelles.

Nous en étions rendus à jouer tout le championnat au légendaire et bucolique stade de la mairie. Ce fameux  terrain qui m’avait vu faire mes débuts de Caliméro de l’ovale. Tout de suite j’aimais ce jeu, mais cet enfoiré ne me le rendait pas. Faut dire qu’à l’époque, mes quinze kilos et mon mètre douze ne me permettaient pas de jouer les Lomu de basse-cour. Mais je m’accrochais comme un dingue, je plaquais avec les dents, je courrais vite dans ma tête  et  tombais en amour pour les rebonds invertébrés et fantasques de cette balle. Ma seule espérance en ces années faméliques, c’était les quantités phénoménales d’épinards que ma brave mère arrivait à ma faire avaler avec la promesse indubitable que, plus tard, grâce à ce régime je jouerais en équipe de France. Je vous épargnerai le couplet où elle me garantissait que mes yeux ajoutés à ce corps devenu athlète m’attireraient à jamais le regard envieux et concupiscent de toute la gente féminine(comme elle avait raison !).

Toujours pas de tribune au bord de cette vielle arène pour recevoir nos adversaires Beaurepairois du jour. La main courante était transformée en cordon de police, trois ou quatre rangs de supporters s’agglutinaient contre elle, la faisaient pester et même gémir sous la poussée des manifestants syndicaux et rugbyphiles.

Les premières joutes du championnat nous voyaient invaincus, les rouges et noirs de Beaurepaire avaient fait de même. Ils venaient chez nous remontés comme des pendules, gavés de guronsan, emmenés par leur capitaine entraîneur Fiard. Celui-ci arrivait tout droit de Romans où ses qualités de pilier véloce et agressif, en faisaient un troisième ligne centre solide et meurtrier pour la seconde division. Dans ses bagages de tacticien instinctif, pas de plans alambiqués, pas de combines machiavéliques, non ! Dans sa foutue  valise, tout un lot de pignes, de châtaignes, voire quelques coups de chaussons et autres percussions frontales. Cet entraîneur mammouth à la tronche pleine de vaseline et aux oreilles en choux-fleurs était quand même un sacré gaillard…

Le match débute tendu, électrique, l’engagement à la limite du physique, les placages assassins.  La volonté première de nos opposants était visiblement de descendre Georges, notre nouveau numéro 8 qui officiait avec eux la saison précédente… Une mutation professionnelle en avait fait un adepte du rouge et jaune, manifestement ceci n’était pas du goût de ses anciens partenaires.

La partie est de plus en plus chaude, la tension palpable. La supériorité de notre ligne de trois quarts nous permet de planter deux essais à la suite. Le Fiard est vert de rage. Du coup, le tarin de Georges part en vacances sur sa joue droite. Les spectateurs fulminent, le rageur est de plus en plus excité, l’arbitre  dépassé et les  marrons pas glacés… Les escarmouches se transforment en batailles rangées. Les spectateurs mangent la barrière, une cohorte d’entre eux vocifère plus que tous les autres. Les noms d’oiseaux remis en grandes pompes à notre tourmenté vaseliné deviennent de plus en plus pittoresques, une touche à proximité voit le poulailler se déchaîner de plus belle. Là, le Fiard pète un boulon, et démarre comme un fou, saute la barrière, et rentre dans le tas. Putain ! Ca part dans tous les sens, ça vole bas, on dirait Obélix dans le camp romain. Tout le monde se carapate, le terrain est envahi. L’arbitre au milieu, son sifflet à la bouche fait la circulation à des usagers aux trajectoires incertaines.

Mon Fiard ! Il y en a UN qu’il a repéré depuis le début, c’est Nannand ! L’aboyeur le plus véhément, le plus vindicatif, celui là, il veut se le faire. L’échalas à l’allure de Don Quichotte à l’instar du héros de Cervantès avait pris le capitaine rouge et noir pour un moulin à vent. Il se rendit compte mais un peu tard que dans nos contrées le moulin est versatile et ne se contente pas de tourner. Mon supporter inconscient voyant fondre sur lui les poings colériques du chef adverse détale à toutes jambes, une vision incroyable, les genoux lui montent plus haut que les épaules, une foulée phénoménale, une vitesse supra sonique. Il disparaît au bout du stade entre la rangée d’arbres, son poursuivant toujours à ses trousses…

Un moment après, nous vîmes revenir notre chasseur calmé et bredouille. Ce sprint lui fut salutaire, nous pûmes reprendre le cours de cette partie décidément décousue. Notre victoire ne souffrit d’aucun doute. Une trentaine de points avaient fière allure sur la feuille de match signée par un arbitre fébrile et  complètement dépassé, se demandant encore comment il avait pu échapper à un lynchage en règle.

Quelques années plus tard, je fis une étonnante découverte.

Je regardais la finale des jeux olympiques à la télévision et qu’elle ne fut pas ma surprise de retrouver la foulée magique de mon Nannand dans celle somptueuse de Karl Lewis !

Et tout d’un coup la vérité m’était révélée. Le secret du Roi du sprint ne résidait pas dans l’absorption se quelques produits illicites.

 Non ! Non !

L’impénétrable mystère de la réussite insolente de cet athlète prodigieux demeurait uniquement dans le fait que son entraîneur occulte était un certain FIARD !   

25/11/2008

Sous les patères...

 

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Rugbyman en crépuscule de vestiaire…j’aime les lignes de ces stades visités qui s’entrecroisent sur ma façade. Elles décomptent mes saisons et font grandir les marmousets…

J'aime beaucoup ce portrait  que m'a chipé Mak. Sans artifice. Sans flash. Dans la lumière crue. Sous le regard bienveillant des patères sans âge.

Merci Mak!

24/11/2008

Un instant de bonheur...

 

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Dimanche matin ovale et de givre ensoleillé,  avec quelques amis et passes échangées…

Alors que l’équipe de France sourit à sa mêlée et recherche étourdie quelques espaces et points égarés…

Alors aussi, que deux tribuns de rose et d'épines nous prouvent décidément, que le fait d'être une femme n’est la garantie de rien…

Nous avons laissé les uns et les autres,  pour finir notre match  accoudés à une table, où l’on se surprend à penser que les instants les plus simples sont souvent ceux du bonheur…

 

Photo Mak Boubeker

 

22/11/2008

Mêlées d'ici et d'ailleurs...

 

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Image de ruck d’Afrique, comme un sentiment de regard prisonnier. Comme le destin de ce continent exsangue, saigné par toutes les organisations monétaires  mondialisantes…Etranglé par des gouvernements fantoches à la démocratie poisseuse…Mis à terre par des amours partagés ayant trop souvent comme seule étreinte le baiser assassin d’un virus sournois…

Et pourtant dans ce regard je devine tout le désir et l’envie de vivre. Dans ce faciès tourné vers le soleil je perçois toute l’humanité joueuse qui réunit toujours les hommes qui agissent et participent ensemble…

 

Alors qu’ici, des Australiens ayant retrouvé les cubes et le liant qui construisent les mêlées conquérantes viendront ce soir défier des français ayant eux, affalé les belles voiles du large pour revenir à un jeu plus…engoncé.

Et aussi de s’apercevoir que les mêlées houleuses débordent quelquefois les lignes blanches des stades pour venir exploser au sein des jolies organisations politiques, démocratiques, socialisantes et bananières…

 

Photo: Vincent Wartner, Ovale à Bamako…   

19/11/2008

Jour de bal...

 

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Leur carrosse se désespère au fond d’un  potager,

Leurs souliers de verre sont parés d’aluminium,

Leurs princes  sont abandonnés,

Leur sourire en villégiature,

Les cendrillons de nos jours ont une drôle de façon d’aller au bal…

 

 

Photo: Mak Boubeker, Le Rugby Sassenage Isère avant la finale.

 

 

Et pendant que les belles joueuses nous prouvent tous les jours que le rugby se conjugue aussi au féminin. La politique socialisante et mixte nous prouve à longueur de congrès que décidément, elle sera toujours un sport individuel…   

 

16/11/2008

18 minutes et puis...

 

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Une reprise de volée

Une manchette servie

Un ellisalde au tapis

Un buffet des îles au placard

Et tout le reste sans trompettes ni fanfares…

 

A suivre contre les wallabies…  

15/11/2008

Les jambes du paradis...

 

 

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Les guerriers pourtant Pacifique ont les jambes agressives,

Leurs mains agiles sont les pythies de leurs croyances,

L’envie chez eux n’a pas de contraintes, leur esprit aucune limite,

Les mêlées et les rucks sont leurs  enfers,

Les palmiers les seules arches de leurs cathédrales,

Et la mer l’unique vitrail de leur Paradis.

 

 

La litanie de l’ovale d’en haut aura t'elle raison de leur bel imaginaire?                          

 

13/11/2008

Soleil fendu...

 

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Lipstick carmin en fuite,

Débordement du fard sur son bel ovale,

Une part d’or et un morceau de mer,

Et le sillon d’une larme qui fend son soleil…

 

Photo de Mak Boubeker:

Portrait de Laure, privée de finale pour cause de ligaments croisés en déprime…       

 

12/11/2008

Les temps sont durs!

 

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Les temps sont durs !  Toutes ces mains pour si peu d’obole…

 

Photo: Mak Boubeker

11/11/2008

L'Ovale, elles le valent bien!

10/11/2008

Des projos et pas de texte...

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Je suis comme ces amoureux incorrigibles dont le sang bat plus vite quand un nouveau rendez-vous frappe à leur cœur. Samedi soir, la musique cambrée n’étais pas du voyage. Les violons monotones d’une fugue égarée faisaient prendre la fuite à mes espoirs passionnés.

C’est étrange, comme parfois, le ciel de deux paysages peut prendre les mêmes couleurs de l’ennui.  Les cieux de Lesdiguières et le firmament du Vélodrome avaient samedi soir le même éclairagiste. Les pieds rougis des machinistes infernaux n’ont pas cessé d’illuminer la lune. Tandis que tout en bas les artistes en manque de souffle avaient mangé leur texte. Et pas un seul metteur en scène n’était là pour leur souffler les mots…Et pire peut-être, il me semble que les acteurs abandonnent dans les loges la joie et la jubilation de jouer. Qu’ils ne font comme de bons employés que le métier. Que la passion n’a plus cour. Que l’envie manque aux estomacs. Que les syndicats et les contrats ont effacé les fanfares des têtes…

Ce rugby décidément manque d’auteurs. La rigueur des temps et les règles multiples ont gommé les belles différences d’avant. Plus de style, plus de phrasé, tout le monde joue le même morceau en même temps.

Dériverions-nous vers la World Uniform Oval Music ?     

06/11/2008

De l'Argentinidad à la Canebière...

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Un an ! Un an déjà…Que j’ai ce goût de cendre dans la bouche et un tango furieux planté entre les omoplates.

Toute une année à me repasser en boucle la discographie complète de Gardel, et à comprendre comment la plainte d’un accordéon et les rires des bandonéons rythmés par la cambrure d’une fille de Buenos Aires ont pu mater les fils d’une java drapée dans les lys, le sang et l’azur. Mais je crois tout simplement que ces enfants de l’Argentinidad vibrent comme les musiques émouvantes de leur pays. Ils sont tout aussi bien ce vent de tempête glacial qui gifle les gauchos statufiés sur leurs montures, que les caresses des vagues plaqueuses sur les plages océanes sculptant à force de cajoleries ce bord latin de l’Amérique d’en bas.

J’aime et je redoute ces argentins argentés. Riches de leur esprit, de leur mentalité, de leur grinta greffée entre les cuisses. Ils ont ce mental propre à tous les fils de migrants dont les racines coupées de la terre maternelle n’ont pour tout issue que de se frayer un chemin dans le ciel de leur nouveau paysage.

J’aime aussi l’idée de les recevoir dans la seule ville qui puisse leur tenir tête. J’affectionne ce vélodrome, j’apprécie ses « ondulances », je goûte son intransigeance, sa faconde, et sa mauvaise foi aussi…Pour peu que les bleus fassent chavirer l’engeance du vieux port, et remontent les oriflammes du jeu et de l’envie tout en haut du mistral, nous pourrions assister à une belle corrida où le sang de la défaite et les oreilles coupées viendraient tacher le blanc et le ciel du décor où l’agile puma n’en finit pas de courir…                   

04/11/2008

Sans ancrages...

 

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Les mêlées sans ancrages sont comme les filles à marins.

Leurs amarres sont lâches et le bon port toujours un peu trop loin.

 Pour les premières, les roulis d’un zinc en ivresse, les chansons à rire, et les pintes à boire remaquillent toujours leur fragile destin…

Pour les autres, lucioles donneuses d’amour sur des quais trop luisants, la musique est écrite dans les draps gris d’une couche où défilent les étreintes sans nom, et les nuits sans lendemain…

               

01/11/2008

Ruck'n'Roll sur France 3

 

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Demain, Ruck'n'roll sera présenté par Daniel Despin, dans le cadre de l'émission

"3 Partout".

Emission sur le sport en Rhône Alpes Auvergne, diffusée à 11 H 55 tous les dimanches... 

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