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29/09/2008

12 mois pour un RUCK'N'ROLL

 Mon esprit en mêlée souffle sa first bougie. douze mois d’écrits, de billets pas frais, de passes poétisantes, de placages lyriques, de touches envolées, d’essais en bas de pages, et il me faut bien l’avouer de moches en-avants orthographiques…Toute une année à suer mon âme ovale sur les touches pas nettes de mon clavier désuet. 365 jours à brûler mes yeux délavés au soleil artificiel d’un écran même pas bronzant…Toute une ribambelle de lunes jouant sur le toboggan de mes nuits pour mettre au monde dans mille douleurs l’enfant béni de mes rucks épistolaires…Et au beau milieu de tout ce fatras l’immense joie d’avoir fait de belles rencontres…Qu’elles soient ovales ou love, qu’elles soient « dé-Jeantet » ou plus sérieusement philosophiques et chouleuses, Voire même Suisses, Auvergnates ou Montpelliéraines … écrire ici m’a beaucoup apporté.

Le livre « Ruck’n’Roll » est né de tous les choses déballées par mon esprit illuminé. Illustré par l’œil magnifique de mon complice Thomas Bianchin. Et préfacé d’une manière magistrale par Catherine Kintzler(http://www.mezetulle.net/) éclairant nos pages de sa vision experte dans les choses jouées avec le corps et transpirées avec l’âme…

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Ruck’n’Roll : Format à l’italienne 24x24, 120 pages couleurs, 54 planches où photos et textes sont en résonance. Vous pouvez le découvrir ici :  http://www.rucknroll.com/

23/09/2008

Les Rencontres Ovales: Le Trophée

 

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Il y a des Rencontres Ovales(http://rencontres-ovales.fr/accueil.htm) qui ne dégénèreront jamais.

Des mêlées affectives qui ne se relèveront jamais.

Pas de poings, pas de godasses, pas un seul coup illicite au cours de ce « match » où la culture seule est accrochée au tableau d’affichage…

De retour des « Rencontres Ovales » chères à Olivier Blanc, j’ai encore le cœur plein des frissons que déclenchent toujours les belles trouvailles. Invité à Pessac avec mon associé visionnaire Thomas Bianchin, nous ne savions pas trop où notre aéroplane allait nous poser. Et bien là, nous fûmes reçus comme des princes, gavés comme des chapons, arrosés plus que de raison…

Et mieux encore ! Au summum de notre traitement favorable, nos hôtes girondins nous firent grimper sur la scène pour être oints de l’inaccessible « étoile ». En effet,  penauds et rougis nous eûmes l’indicible honneur de recevoir le trophée Rugby et Culture 2008.

Mais plus que la récompense, je dois dire que c’est la chaleur et l'affection vendangées en cette période viticole que nous garderons encavées tout au fond du cœur pour l’éternité…

Le rugby est sûrement un sport, presque toujours un jeu,  parfois un art, mais il est, et sera à jamais synonyme d’Amitié.

Trophée décerné pour l’ouvrage « A cœur ovale »(http://www.acoeurovale.com/), pour le blog « Esprit en mêlée » et pour le deuxième livre  « Ruck’n Roll » tiré pour une bonne partie de cet esprit…Bouquin qui devrait sortir des rotatives en fin de semaine, mais vous pouvez d’ors et déjà en découvrir un aperçu ici : http://www.rucknroll.com/

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22/09/2008

En équilibre...

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Seize âmes funambules tricotaient leurs bras sur le fil  d’une ligne hésitante.

18/09/2008

La tribu...

 

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Peuplade étrange,

Rites guerriers,

Batailles joyeuses,

Chants du combat,

Chose magnifique ! Même tranchées, leurs têtes maquillées d’espoir jubilent encore…

Photo: L'indien de Bianchin!

14/09/2008

Des nouvelles du front...

 

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Voilà, c’est parti !

Une semaine à rêver, huit jours à croire aux belles pluies de bonus offensifs, de victoires étoilées, d’essais en bout de lignes, d’espaces ouverts, d’adversaires aux ailes déployées…

Et puis, comme quand tu as fini tes vacances. Quand le rosé est vidé. Quand la graisse de l’atelier prend le pas sur les jolis bronzages, il faut redescendre dans les tranchées…

Albi nous a ramené à la guerre, dans la fumée, sous les salves des fronts à corps rapprochés. Là, où la bataille commence, dans la fournaise des conquêtes capitales, à l’endroit même où l’essentiel…C’est de gagner !

Plus que 28 matches…Il va falloir astiquer les flingues, sortir casqué. On ne s’extirpe pas de la drôle de guerre du deuxième étage à la sueur des belles foulées. L’ascenseur n’arrive que dans les combats de près, et encore faut-il avoir une beau canonnier sur le pré pour être prêt à grimper...

Voilà les gars, maintenant vous le savez !

Tous les rendez-vous seront comme une ligne qui appelle,  comme une bataille sans cesse recommencée…Mais une semaine sur deux, le terrain des hostilités est toujours plus familier.

Cela peut aider…

Albi en sait (peut-être) quelque chose ?

 

Et tout ça n’arrange pas le front de mes relations conjugales…

  

13/09/2008

Ciel d'enceinte.

 

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Les héros en fin de guerre colorent pour l’éternité le ciel gris des enceintes…

 

 

Photo tracée par la palette autofocus de l'artiste Pablo Bianchin

 

11/09/2008

Mais pourquoi Mourad geint?

 

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Mais pourquoi Mourad geint ?

Je sais bien qu’il a pour habitude de faire dessiner les belles histoires. De remplir les jolies couleurs sans jamais déborder sur les bulles. De diriger les scénarii pour qu’ils tiennent dans une quarantaine de pages sans que jamais les héros ne s’évadent de leurs cadres. De faire triompher le bien, d’occire le mal. D’encenser la vertu, d’honnir la brute. De croire sans cesse que tout fini toujours bien à la fin…

Mais où sont-ils les vauriens sans cervelles qui ont fait croire à notre puceau des pagelles que le rugby est une chose toute dessiner. Qu’il suffit de posséder l’art de l’esquisse pour croquer sans coup férir et d’un seul croc toute la belle engeance ovale.

Je suis sûr !

J’en suis certain !

C’est à l’insu de son plein gré qu’une armada de bord de rade l’a traîné par les pinceaux jusque dans l’entre de Mayol en lui faisant croire qu’ici les chroniques sont toujours vigoureuses, aquarellées et triomphantes…

Et maintenant, que sa lucidité lui revient, il comprend mais un peu tard, que le rugby est un sport…Que le sport sans incertitude, c’est l’amour au tapin, c’est le coït à deux balles, c’est l’étreinte sans le frisson, c’est la mort en sanatorium…

Mourad ! Ton équipe est tout au début de l’histoire, et toi tu veux tout changer. Mettre un grand coup de gomme pour apprendre au grand Tana, comment se font les beaux desseins …

Mourad ! Mets un maillot, tente quelques drops, enclenche une mêlée !

Après tu verras, tu gémiras moins…       

08/09/2008

A tout casser!

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 Leurs cœurs battaient à tout rompre, et leurs os rompus abattaient tout le reste…

 

 

Photo: Le bras cassé de Thomas Bianchin...

07/09/2008

2105 avant JC

 

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Quel déluge mon dieu !

Tout avait commencé en début d’après-midi.

Comme pour une ultime bataille, comme si l’armée des cieux avait décidé d’inonder de ses flèches serrées et acérées toute la terre ennemie. J’arrivais donc au stade en pleine submersion, la lande de Lesdiguières prête à rendre grâce sous les seaux déversés par un invisible assaillant, et ce n’est pas la sueur d’avant match qui trempait les paletots rouge et bleu en plein échauffement… 

Après une bière délavée, je grimpais dans l’arche protectrice. Avant que l’abordage ne commence j’admirais effaré le débordement continu. A mes côtés l’ami Minédipiù avait des airs de Noé. Sa sagesse universitaire, sa décennie de plus que moi, sa barbe sans âge et son sourire bienveillant me rappelaient l’élu des vieilles écritures…Je me demandais même si nous verrions la fin de ce matche…Et si tous les animaux de la terre n’allaient pas nous rejoindre dans notre embarcation…

Et puis vint la quarante et unième minute et là je réalisais que tout ceci était écrit. Que tout était prévu pour arriver jusqu’à ce moment : Touche. Campo à la remise en jeu. Un geste miraculeux, une balle bien droite, très haut en fond d’alignement. Une prise impeccable par un mât jeté comme un défi à la face de l’averse. Gwendal au relais et une offrande à Dut. Deux ou trois courses croisées en forme de leurres pour déposer Lison dans l’intervalle. Et là, une chevauchée sur les eaux, un cadrage d’école pour offrir à Trautmann le plaisir du plongeoir…

Les ondes déversées me semblèrent lumineuses. Une aura resplendissait au-dessus du stade. J’étais à genoux. Je comprenais enfin !

La pluie diluvienne, ces conditions dantesques, mon Noé de Miné à mes côtés…Tout ceci était un signe du ciel, comme un clin d’œil annonciateur. La saison serait dure, les tempêtes nombreuses, les déluges attendus, et les orages fracassants…Mais le navire est solide, désormais l’Arche est prête  pour embarquer tout le monde rouge et bleu jusque sur les rivages bibliques des terres magnifiques du top 14 !

 

En une soirée je venais de remonter le temps, moins 2105 années avant notre ère.

En espérant que le FCG ne se résigne pas à attendre le Messie pour rejoindre les ouailles de son Père. Cela risque de faire un peu long…

 

Je quittais le stade le sourire aux lèvres. En me laissant, mon ami « Noé » m’avait encouragé, trois essais ! Il fallait que je sois à la hauteur… 

 

NB : Il y a deux ou trois ans, une bête fanfaronnade m’a fait annoncer sur le forum du F.C Grenoble, que les soirs de matches, j’honorerai la femme inconsciente qui partage ma vie autant de fois que d’essais marqués par les rouges et bleus…Depuis, cette histoire me poursuit pire que la peste bubonique ! 

                     

05/09/2008

"L'en-ceinte"

 

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Elle n’est heureuse que grosse.

Pleine des amours partagés.

Enceinte jusqu’au col d’enfants enflammés.

Bercée par les coups de boutoir des contractions fusionnelles.

C’est lorsque la poche des eaux libératrices se rompt et libère les enfants turbulents,

Que les tribunes maternelles accouchent sans douleurs de plusieurs milliers de cris ébahis.

 

 Photo de thomas Bianchin en hommage à la belle ASM, à son public formidable, et à son futur international Greg. 

 

02/09/2008

Taupe 14

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 Remue-ménage dans les galeries !

A croire qu’une manucure zélée a limé les griffes acérées  des plus belles excavatrices…Du coup, les cadors des corridors mouillent leurs paletots, tandis que les seconds couteaux trempent leur mental(c’est beau, on dirait du Benoit Jeantet !).

J’aime les rebelles en goguette, les freluquets armés et le sourire des ressuscités…

Il n’y a bien que les atermoiements arbitraux ne sachant plus à quels Saints se vouer devant les nombreuses génuflexions mystiques à l’entrée du ruck confessionnal, qui me minent le moral…Confesseurs et confessés s’emmêlent les évangiles, et les paroissiens en tribunes en mangent leur latin.

Il faudra bien que le patron nous envoie son fiston pour régler ce litige des saintes écritures…

Sinon, toute cette populace finira par embrasser les religions adjacentes…

Finir comme le parti socialiste, quelle triste fatalité…