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28/02/2008

"Les rugbymen" de Poupard

Aujourd'hui, j'ai 49 ans...Et mes chers enfants ont eu la très bonne idée, de m'offrir le dernier opus de mon pote Poupard, dessinateur grenoblois, auteur de la bande dessinée "les rugbymen", album n° 6 qui vient juste de paraître.

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"On commence à fond, puis on accélère ! "

Un vrai régal! A découvrir aux éditions Bamboo : http://www.bamboo.fr/

27/02/2008

Le Bâtisseur...

 

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Le placage en cathédrale lui vaut au moins dix minutes d’excommunication…

Et pourtant, à chaque fois, il ne fait que planter la première pierre d’un nouveau sanctuaire, en terre sainte…

 

Le corps christique arbitral  ne comprendra jamais rien à la foi qui l’anime… 

26/02/2008

Le roquet, l'amant et la main courante.

 

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Voici une petite histoire vaudevillesque, une chronique dominicale ovale, une  péripétie ordinaire pour apprécier les joies et les avantages des stades champêtres et bucoliques des joutes fédérales.

 

Cela se passait dans les années 80- journée hivernale- championnat de deuxième division. 

 

Match à Issoire, pour mon équipe d’arbalètes Saint-Egrèvoise, l’équipe locale, à l’époque, marchait plutôt pas mal. Quelques renforts cantalous et « micheliniens » en faisaient une équipe gaillarde et rugueuse...

Dans la froidure de ce dimanche de givre, le public était au rendez-vous. La tribune manifestement repue, ne pouvait  accepter d’avaler le moindre pékin supplémentaire. La main courante courbée l’échine sous le poids des encourageurs transis.

 

La partie débute, âpre et engagée, les placages sont hormonaux, les prises d’intervalles viriles. Les premières mêlées sont comme la mer du nord, houleuses. Je m’accroche avec mon vis à vis et lui promets, juré, craché, qu’à la fin du match on se marie…

Nous voyant dans de si bonnes dispositions un grand escogriffe du bord de touche me prend à parti, me traite de tous les noms, me demande dans quel zoo ma mère s’est reproduite... Moi impassible je l’ignore, mais je sais qu’il ne me lâchera pas jusqu’au dénouement… Première mi-temps le rugby de tranchée est à son comble, et mon roquet de plus belle à mes basques, son vocabulaire devient littérature. A la pause, pas de vin chaud pour mon garde du corps, il m’invective de plus belle.

 

Seconde manche, pareil !

 

Vingt minutes de jeu, mon botteur bien aimé passe enfin une pénalité. Je me replace gentiment le long de la touche, assez prés du crieur fou, et là les injures deviennent bibliques, sa litanie une plainte titanesque. Ni tenant plus, je me retourne et crie à mon persécuteur :

 

« hé ! du con, pendant que tu es là, à emmerder tout le monde, et surtout moi, ta femme chérie, elle est chez-toi, avec un vrai bonhomme…et pour une fois elle prend du plaisir…  »

 

Soudain, le temps est suspendu, on entend seulement le bruit de gong bouddhiste que font les trois points  rajoutés par le préposé au tableau de marque métallique. Et brutalement la main courante se gondole. L’éclat de rire est général, puis devient si fort qu’il prend le grade de maréchal...même mon numéro neuf d’adversaire est plié en deux. 

 

L’arbitre en oublia de siffler la remise en jeu. L’énergumène virtuellement cocufié, se liquéfia. Le blême l’emporta sur la rage. Et tout doucement il s’éteignit. Plus un son ne sortit de sa gorge le restant des hostilités.

 

Avec le temps, plus j’y pense, plus je suis persuadé que ses relations conjugales ne devaient pas être au beau fixe, l’ensemble de l’assistance devait être au parfum, ce qui facilita mon estocade. 

 

Ha oui ! Ce jour là nous atomisâmes la valeureuse équipe d’Issoire…7 à 6.  Un grand match ! 

                

23/02/2008

Amour ou marguerite?

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Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout….

L’amour du maillot c’est pas une marguerite, c’est pas rien qu’un effeuillage, c’est pas une loterie, c’est pas juste une étreinte, c’est pas un truc que tu jettes en l’air, que tu embrasses, et que tu remplaces au premier beau cul qui passe …

 

L’Amour du maillot c’est beaucoup plus fort que ça ! 

 

L’amour pour son paletot, ça ne va même pas chercher dans les limbes mystiques ou religieux. Cet Amour là, n’a pas besoin de genèse, de livres sacrés, d’apôtres vénérables, d’huiles précieuses ou tout autre détour illuminé…Lui, son seul  baptême, sa seule communion,  il va la chercher dans l’étreinte d’un corps pour ses couleurs, dans les fonds baptismaux  de  la sueur généreuse mélangée à la fibre, dans les douleurs de l’enfantement pour mettre au monde une victoire, dans la généreuse clameur embuée des vestiaires…mais il se fabrique, se tisse aussi, tout autant, dans la douleur, dans la fracture, dans la faiblesse…Dans  les lignes d’avantages égarées, dans les hoquets vomitifs des mêlées trop saoules, dans la conquête d’un idéal qui part en lambeau…Dans le bégaiement malheureux d’une déclaration passionnelle que fait parfois, une ligne d’attaque à son rugby…

 

L’Amour du  maillot, il se fout des tests ADN…Il t’embarque avec lui quelle que soit ta couleur. Les tripes répandues sur un stade ont toutes la même origine…Ce qui compte pour l’Amour du maillot, c’est que tu ne pèses pas ce que tu mets dans la balance… 

 

Le rugby professionnel finira-t-il par transformer mon bel Amour en Marguerite…?

 

J’aimerais bien que les rouges et bleus( Grenoble) me prouvent ce soir le contraire…et les bleus tout court, tout pareils !

 

19/02/2008

En souvenir de Jim...

Il y a déjà un an…oui, déjà un an, que notre pote Jim fut assassiné en Arabie Saoudite avec deux autres français qui l’accompagnaient...

Jean Michel Novella faisait partie de la joyeuse confrérie des « Gros Elans », équipe de vétérans du GUC rugby à l’origine. Bande extraordinaire à laquelle je le mêle depuis une dizaine d’années…Accessoirement, j’en suis le scribe, relatant les faits et en-avants qui nous caractérisent…étant même le « narrateur »  patenté de nos tournées épiques…

Je vous livre aujourd’hui en mémoire de Jim, les mots que j’avais écrits  en apprenant la terrible nouvelle.   

 

 

Pour Jim…(avec sa belle chevelure de feu sur cette photo, trace d'un magnifique souvenir...)

medium_HQ36.3.JPGDepuis quelques temps, mon « rédacteur en chef » me met la pression ! Il me demande continuellement d’arrêter mes analyses affectives, et mes délires poético-ovales. Me jurant ses grands dieux que nos lecteurs ne veulent que du gras, du rigolard, du dégoulinant,  voire de la digression outrageusement alcoolisée et sexuelle(avec un petit drop au milieu quand même…) Malgré mon « immense  talent » littéraire, et comme il me faut bien croûter, je m’étais mis en quête d’un  rebus historique traînant au fin fond des tiroirs de ma mémoire  poussiéreuse, mais néanmoins vive… J’en étais à faire l’inventaire inépuisable des pitreries chansonnières vécues, des représentations magnifiques exécutées dans le plus simple appareil sur le comptoir d’un bistrot un soir de triomphe magnifique arrosant ni peu ni assez deux mi-temps somptueuses…Toutes deux mères porteuses d’une troisième larronne s’annonçant plus brillante encore que ses génitrices réunies…

J’en étais à me repasser le film où, avec mon comparse  « le Peck », nous chantions et mimions la fameuse chanson de Fernandel, « Félicie aussi » J’étais bien évidemment la « belle » de l’histoire, je finissais nue et offerte dans les bras de mon amant quelque peu déçu…. Il faut dire que ma claudication, mon œil de verre, mon haleine fétide, et mes jambes velues repris en cœur par notre public conquis avaient de quoi refroidir mon homme…Que de belles soirées nous avons passées !

 

J’en étais donc là, quand le « planton » bienveillant de mon ordinateur m’avertit de l’arrivée d’un nouveau message. C’était mon Lulu de chez les Gros Elans, sa missive était laconique.

 

« j’ai l’immense tristesse de vous annoncer le décès d’un Gros Elan,  Jean–Mi Novella faisait partie des trois français tués en Arabie-Saoudite, je n’en sais pas plus pour l’instant… » 

 

Stupeur sur mon clavier ! Bug dans ma courge ! Rhabillage de ma Félicie, débandage de mes souvenirs…La putain de triste réalité terrestre venait de me rattraper, la foutue merde humanoïde venait encore de frapper !

Le Jim ! Huit années de vieillerie ovale partagées, plusieurs centaines de vendredi fumeux, de chopes entre cognées, d’amicaux fou rires, de rengaines répétées, de chandelles jamais « éteintes », de passes quelquefois oubliées…d’admirables « batailles », de banquets pas bancals, de pets malodorants et de digestions difficiles….

Jim le plus serein des hommes, le sourire « estafilé » sur sa face pouponne. L’archétype de l’arrière stoïque, d’humeur toujours égale, le plus anglais d’entre nous…

Ce cher Gros Elan, parti en Arabie-Saoudite pour gagner son pain quotidien - Foudroyé par une bastos en djellaba - Abattu en pleine balade « désertique » pour quelques croyances ou autres bondieuseries - Fracassé, arraché à sa famille par le simple fait de sa nationalité.

 

Quand les hommes brandissent leurs textes sacrés au bout de leurs kalachnikovs, quand les terres saintes engendrent des fidèles illuminés. Quand la mort est aussi conne que la bêtise des hommes est grande…Alors, je remballe mes histoires, je ferme mon clapet, et je retourne prier les seuls dieux qui ne m’aient jamais déçu. Je retourne poser mes fesses dans la seule cathédrale d'affection et d’amitié que je connaisse…Je retourne m’asseoir dans les gradins d’un stade de rugby, et je m’imagine que la terre est ovale et Jim au paradis….          

  

18/02/2008

Ruck'n Roll

 

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Le son des Rucks,

Bruit sourd,,

Cœur de rucker,

Creux des combats,

 

Gratte ! Gratte !

Belle capture,

Balle en ballade,

Refrain de conquête,

Billet d’Olympia,

 

Droit ! Debout!

Avance en accord,

Energie musicale,

puissance des corps,

Batterie des bras,

 

Serrés ! Soudés !

Têtes en cymbale,

Mental en ferraille,

Âmes en concert,

Toute la musique est là !

 

16/02/2008

Rugby par-dessus les ficelles

 

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La tête par-dessus le cul,

Les corps par-dessus l’effort,

La gagne par-dessus l’en-but,

L’affiche par-dessus le score.

Le jeu par-dessus la ligne,

La balle par-dessus le ciel,

La fête par-dessus la vigne,

Et les cœurs pendus aux ficelles.

Nous n’étions que les marionnettes désarticulées, d’un théâtre de guignol au décor essoufflé…Nos cœurs unis ramassaient nos ficelles  pendantes, et par un mystérieux miracle, nous devenions les plus admirables des saltimbanques…

14/02/2008

Reporter de guerre

 

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J’ai un ami formidable ! Il est un envoyé très spécial, un témoin privilégié au cœur des événements, reporter sans frontières des entremêlements, du feu  de l’action. Partageant sans crainte la dureté des barricades, l’angoisse des tranchées, la liesse des charges, la joie des vainqueurs, l’anéantissement des perdants…

Et même si quelquefois, celui-ci arrive à prendre un peu de hauteur…à se détacher un court instant de l’ardeur contagieuse des belligérants. Il finit toujours par revenir au beau milieu du champ de bataille, pour sentir à nouveau l’odeur acre de la poudre, la sueur glacée des guerriers agonisants, et le grand frisson des armées triomphantes…

 

Il n’a pas de carte de presse…On l’appelle assez souvent Gilbert…normal !

C’est un ballon de rugby…             

12/02/2008

Une belle surprise!

 

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Quelle joie mes amis en lisant la rubrique d’Henry Broncan sur Rugbyrama, celui-ci évoque « A cœur ovale », notre bouquin, que nous lui avons offert à l’occasion de la venue d’Agen à Grenoble…Je n’étais pas au stade Lesdiguières ce jour là… Thomas Bianchin(photos) lui a présenté notre livre quelques minutes avant le match, sans trop s’attarder, en  disant simplement que cela nous faisait extrêmement plaisir de  lui offrir cet ouvrage, pour toutes les valeurs partagées…

Bien sûr, nous l'espérions...en grand seigneur, il l'a fait!

 

Merci Henry!

 

 http://www.rugbyrama.fr/rugby/nos-experts/2007-2008/sport...

11/02/2008

Vincent de Saint-Exupéry

 

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Il y a du Saint-Exupéry chez notre Vincent national…

 Antoine nous écrivait de belles histoires de la pointe de ses ailes sur un ciel d’aventures.

Vincent nous raconte les siennes au rythme flamboyant des pleins et déliés de ses jambes insaisissables. Quand il pose le bel aéroplane de ses courses somptueuses dans les sables désertés d’un en-but…Il y a toujours un Petit Prince pour lui demander.

« S’il te plait…dessine moi un essai ! »  

03/02/2008

Esprit enneigé

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Je m’en vais pour quelques jours me noyer dans la chair sensuelle et poudreuse des montagnes. Je prendrai quand même le temps d’accoucher de mon esprit torturé, quelques divagations folles que je vous livrerai dès mon retour…

 En attendant, je croise les doigts pour l’équipe de France et mes petits grenoblois…

PS: N'hésitez pas à laisser à la suite de cette note quelques commentaires sur "esprit en mêlée". 

02/02/2008

Ovale Marilyn

 

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Il y a des oves superbes que l’on dessine du bout des yeux, que l’on croque du bout des doigts. Des ovales lovés que l’on souhaiterait garder tout au creux du regroupement de ses bras. Des ellipses opalines qui brûlent les mains, que l’on voudrait croiser, mais que l’on ne transmettrait pas…

 

 

 Il me plait à me faire croire que la forme originelle d’une balle, a su capturer au plus profond de mes entrailles, Le grand Amour que j’avais pour elle…