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10/10/2007

Ils sont humains...

Je ne sais pas vous, mais moi je les ai trouvés bien les blacks samedi soir !

Je les ai vus enfin comme une équipe « normale », pas comme on veut nous les vendre, pas comme cette image parfaite et lustrée de joueurs invincibles et bodybuildés…Pas comme nous les livre leur équipementier favori utilisant le haka comme on utilise le ketchup pour vendre des saucisses. Je les ai trouvés empruntés, brouillons, sans visions et sans espaces…Allant même jusqu’à oublier ce que veut dire le mot drop…

Et du coup, je trouve ça plutôt rassurant. Le rugby professionnel n’a toujours pas engendré les mutants de l’ovale. Le doute peut encore vaincre la Nouvelle Zélande. L’impitoyable incertitude du sport habite encore au pays des longs nuages…

Les joueurs tout en noir sont encore humains !

L’équipe de France les a battus ! Bernie et ses jetons de casinos au fond des poches, The door et ses jambons de bazars, Nanard et son portefeuille de ministre posé bien en vue sur sa table de nuit a réussi son pari, éliminer la meilleure équipe du monde. Je n’apprécie pas plus que ça Laporte,  je n’aime pas tous les cliquetis des breloques publicitaires qu’il déclenche. Comme je n’aime pas non plus les 15% de réduction que nous vend Herrero avec son assureuse de copine, pas plus que la pression qui ne devrait pas tarder à faire exploser Galtié à force de la faire monter.

Je n’aime pas tout ce cirque ! Je n’aime pas la semaine des affaires et les shampoings qui te font marquer des essais sans une pellicule…

En revanche, j’aime l’équipe de France. Je l’aime parce que les types au garde à vous au moment des hymnes, c’est toute mon enfance ! C’est le tournoi des cinq Nations, c’est Roger Couderc, c’est le souvenir de mon père, c’est mes potes de cour d’immeuble, c’est des matches réinventés dans la froidure de l’hiver…

Samedi dernier au coup d’envoi, une boule me mangeait l’estomac. J’ai plaqué 190 fois avec les bleus. J’étais même à hauteur quand Traille a fait sa passe en avant ! J’ai triché un peu dans les rucks, j’étais même hors jeu plusieurs fois. J’ai tiré des maillots, j’ai labouré quelques dos, j’ai râlé souvent…

D’aucuns diront l’arbitre n’a pas été bon, il n’a rien sifflé, n’a rien vu, n’a rien compris, n’y connais rien…

Et moi je réponds, l’arbitre qui officiait pour France/Argentine n’a pas été excellent non plus…Mais ce soir là les pumas méritaient leur victoire. Ils la méritaient parce qu’ils avaient ce petit supplément d’âme, cette envie, cette grâce qui accompagne les guerriers et font retentir les coups de sifflets dans le bon sens…

Comme disait J-P Rives, l’arbitre fait parti du jeu, comme la pluie, le vent et les tribunes…      

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