07.11.2009
Et encore Monsieur Penn...
Vue au carré fœtal,
Lignes en multiplication d’ovale,
Retour aux récréations matricielles,
A nos désirs obsessionnels,
A l’enfance,
Au rugby,
A l’amour.
Photo, Irving Penn
08:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.11.2009
Le dernier Pilier...
Étrange, comme un drôle de sentiment, comme une sorte d’abandon, comme la fin d’un monde. Ou bien peut-être tout simplement l’extinction de la dernière borne, le dernier phare…
Il aimait les hommes accrochés à leur terre, crochetés à leur terreau, liés aux astres de leur ciel, en union libre avec la chlorophylle, en concubinage avec le temps, en amour avec les saisons, en pâmoison avec le sauvage, en étreinte avec les rivières, en désir de mer…
Il croyait aux petits hommes, à leurs déesses, à leurs génies, à leurs démons. Aux esprits des cailloux, à l’âme des forêts, aux shamans hirsutes, aux vieux birbes éclairés, aux fous des villages, aux sages femmes et même aux moins prudentes, engendrant les jeunesses libres et joyeuses. Il avait foi en tout ça, non pas par superstition frileuse et peureuse ou bien même par goût de l’authentique, du magique, de l’ésotérique ou du vrai…
Il y croyait tout simplement par lucidité. Par évidence. Par obligation…
Le dernier pilier de l’ancien monde vient de s’éteindre.
Et malgré ou à cause de cela nous n'échapperons pas à la terrible mêlée…
Claude Lévi - Strauss
1908 - 2009
Photo, Irving Penn
19:33 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
03.11.2009
Les pennes de l'immortalité...
Il y a des contrées où les guerriers redoutables commencent leur existence en s’échappant de leur chrysalide. Et puis tout doucement, par un tendre apprentissage, sous les ovales alizés, ils agitent leurs ailes fragiles jusqu’à ce que les bourrasques plaqueuses arrachent sans souffrance les pennes atrophiées devenues inutiles pour s’envoler à l’essai…
Les Combattants sont comme les éléphants, imposants et sauvages, mais tellement tendres et protecteurs avec leur engeance en espérance… Certainement une garantie d’immortalité !
Photo découverte ici par l’intermédiaire de la très élégante miss Sophie
C'est dingue! j'suis énorme! j'ai réussi à insérer un lien dans ma note...
18:08 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
01.11.2009
Une blanchisseuse et un tueur à gage...
N. B. : Pour mieux comprendre ce texte, il faut que je vous précise, qu’il y a deux ou trois ans de ça, j’avais fait sur le forum du FC Grenoble, la promesse d’honorer ma chère épouse chaque fois que mon équipe préférée marquerait un essai. Avant et après chaque rencontre, je narrais bien évidement mes espérances, mes joies, et il faut bien le dire mes nombreuses déconvenues… Maintenant, je poste plus rarement sur le forum, mais le match d’hier m’a fait revenir à mon feuilleton (coït) interrompu…
Depuis quelques temps, je revenais à Lesdiguières avec l’esprit libre. Avec le sentiment que le danger ne serait pas au rendez-vous de ma banquette. Que les facéties et autres rebonds intangibles à la pratique de ce jeu ne remettraient pas en question l’octroi des 4 points du minimum syndical… Bien sûr, comme je ne suis pas encore divorcé de ma femme (cela ne saurait tarder…) celle-ci continue chaque semaine à mettre la pression pour que les essais et autres points bonus offensif inondent notre couche…Autant vous dire que ces temps ci, je traverse mon lit à gué, les pieds largement au sec et que l’alerte au tsunami n’est plus qu’un lointain souvenir…
Mais depuis hier soir, j’ai comme un drôle de sentiment. Comme si des effluves déjà inhalés, des impressions déjà ressenties, des images déjà filmées revenaient se coller à mes neurones sensoriels. Comme si un grand ordonnateur prenait un malin plaisir à décalquer une saison sur l’autre. Comme s’il jouait à déposer sa feuille translucide sur les traits déjà tracés et qu’il s’amusât d’une manière maligne à les dessiner à nouveau… Et pourtant, il me semble que les entames des matches sont bonnes. Que l’engagement est là, la volonté aussi, le jeu varié, les options choisies… Pour foutre en l’air la table à «mauvais desseins » et le papier calque démoniaque de l’autre grand architecte qui dé-construit nos saisons les unes après les autres. Il faudrait cette année, simplement tuer le matche! Marquer ces deux ou trois essais que l’on abandonne tout au bord de la ligne à chaque confrontations. Violer cet en-but! Déflorer cette foutue terre promise qui nous aguiche dans ce premier quart d’heure conquérant. Je ne sais pas moi! embaucher une blanchisseuse pour savoir plier la victoire! Un trucideur à gage pour apprendre à occire la partie! Ou encore mieux, un psychologue, blanchisseur de nos cauchemars, assassin à ses heures, capable de noircir nos nuits blanches.
Je voudrais tellement m’endormir l’esprit paisible, fier du spectacle et de mon devoir conjugal accompli…
Grenoble 9 La Rochelle 9
15:20 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
30.10.2009
Candelon à la chandelle.
Candelon au candélabre,
Candelon à la chandelle,
Pas de débords sous les sunlights,
Pas de brillance sous les projos,
Pas d’acrobaties sous les lustres,
Pas de facéties sous les phares,
Candelon sans flambeau,
Candelon à la chandelle,
Pourquoi quand on a un si beau Roméo,
Faut-il en faire un pauvre Cyrano,
Qui tiendra sans tirade,
La chandelle sans demoiselle,
A une équipe de France sous les lumières…
19:06 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
27.10.2009
L'horizon de plâtre...
Tu fabriques des enfants,
Surtout elles...
Tu leur apprends le Je,
Tu leur apprends le Nous,
Tu leur apprends les Règles.
Et puis ils vont jouer plus au large,
Avec l’horizon comme ligne de plâtre,
Pour disputer bien d’autres matches…
Personne n’appartient à personne,
Surtout pas les enfants…
Photo encore une fois chapardée ici : http://fenetre-ovale.over-blog.com/ chez ma copine Sophie. Les mots me sont venus en découvrant l’image. Je vous les livre donc…
19:10 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
25.10.2009
Chabal Christ.
Vous connaissez tous mon penchant pour la chose religieuse. Mon amour inconditionnel pour la cause ecclésiastique. Ma passion jamais inassouvie pour la collection d’encensoirs et autres chapelets précieux. Et d’ailleurs pas une des religions de l’origine n’échappent à mes sentiments. J’aime le sacré, le précieux, le glorieux, l’inextinguible. Et pour ce faire, j’ai mis tous les atouts de mon côté. Je suis baptisé, communié, circoncis, bar mitsva faite et confirmée. Je possède tous les passeports, fait tous les pèlerinages. J’ai toutes les garanties…
C’est pourquoi aujourd’hui je voudrais vous évoquer l’étrange prémonition qui m’habite depuis la dernière coupe du monde. Mon sentiment sur l’étrange ferveur, la formidable lumière divine qui éclaire depuis cette somptueuse compétition, notre bon et formidable Chabal. En effet, je me demandais si, il ne se cachait pas quelque intention du Très Haut dans l’adoration, voire la dévotion que suscite notre néanderthale national. Au-delà, de sa pilosité prolixe qui pourrait expliquer sa filiation céleste. C’est plus encore sa manière de partager les pains, de multiplier les bouchons, de marcher sur les os, qui me persuade de sa très grande proximité avec notre créateur. Et je me demandais même si, il n’était pas tout simplement le messie réincarné, quand j’ai eu la confirmation absolue de mon intuition. Assurance acquise par l’innocente déclaration d’une très jeune demoiselle. Précieuse nouvelle que vous pouvez vous-même découvrir ici :
http://femmedejoueur.canalblog.com/archives/2009/10/14/15...
Je ne suis qu’un simple maillon, qu’un mesquin transmetteur. Après avoir pris connaissance de l’illustre état de notre icône. Je vous demanderai de continuer à faire passer l’information.
Il est revenu !
18:00 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
23.10.2009
Trois griottes d'amazone.
C’est une jeune fille, petite demoiselle pas plus haute que trois griottes,
Son enfance s’accroche encore tout au bord de ses cils,
Son regard s’abandonne dans les limbes de son proche avenir,
Un corsage trop grand habille ses jeunes ailes,
Et pourtant quand elle courre sur celles de son terrain,
C’est un cœur d’amazone qui cogne à sa poitrine de coccinelle.
Photo, Bertrand Labourdette
18:57 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
19.10.2009
Noyés au paradis...
Il y a les noyades exquises,
Les immersions affectives,
Les submersions d’émotion,
Les ondes au bonheur,
Les vagues au paradis…
Et puis tu as les naufrages pagailles,
Les échouages en eau large,
Les envasements en flot vif,
Les engloutissements en abysses…
Narbonne 32 Grenoble 0
Photo, Laurent Theillet
19:29 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
16.10.2009
Carte de visite.
Carte de visite posée !
Sans rien avoir à vendre ni même à donner,
Carte pour tout prendre, pour tout emporter,
Pour tout manger, pour tout avaler.
L’espace,
Le large,
L’envie,
La vie,
La liberté…
Image de Pascal, généreusement transmise comme une passe vrillée. Vous pouvez le visiter ici : http://deguingois.blogspot.com/
PS: Il faudra bien qu'un jour quelqu'un me dise comment il faut faire pour activer le lien rien qu'en cliquant sur le nom du dit lien....Je sais! Je suis nul...
19:58 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
15.10.2009
Au nom du Père du Fils et du Saint Esprit!
Le rugby depuis toujours est une grande et belle histoire de famille. Les filiations, fratries et autres dynasties légendaires foisonnent dans la genèse ovale. On naît au rugby chargé de tous les stigmates que trimbalait déjà son grand-père. Je connais des familles d’arrières qui se transmettent de père en fils un coup de chausson à décrocher la lune même quand elle est pleine. Et je ne vous parle pas des lignées de pilars qui lèguent au bord des jougs et des comptoirs confessionnaux à leur progéniture arc-boutante les secrets d’une mêlée antisismique… Ce foutu héritage est sacrément injuste ! A part que, et malgré tout ça, le rugbyman ne tolère pas de passe-droit. T’as beau être le fils du seigneur, et avoir dans ton ADN, la feinte de passe de ton pépé, le coup de casque de son frangin et le coup de rein du facteur…Il faut quand même que tu passes par la case départ !
On n’a jamais vu un frêle cadet, la carte de visite de son popa serrées entre les dents, pour officier en équipe Première. Et il n’enfilera jamais le maillot frappé du coq sous prétexte que c’est celui de son créateur. Je croyais depuis 2000 ans, et surtout depuis ma communion solennelle, qu’il n’y avait que Dieu le père et son crucifié de fils qui avaient seuls le droit de se confondre… Mais depuis quelques jours, je commence à croire que le messie est de retour…
Au nom du Père du fils et du Saint Esprit !
20:00 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
13.10.2009
Alice au pays des merveilles...
Alice était maintenant sur une vaste clairière à l’herbe rase, dont les cotés géométriques, découpés à angles droits, rendaient le lieu presque irréel. Et chose extravagante, quasi miraculeuse. Des arbres, sortes de sapins aux branches animées et sanguines, surgissaient du sol par groupes de deux ou trois, pour se disputer avec acharnement, un étrange arc en ciel météore qui traversait le ciel en un éclair…
Photo d’Alice que vous pouvez visiter ici : http://petiteailiere.blogspot.com/
19:15 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
08.10.2009
CAC Ovale en dégringolade...
Au Pays Basque, depuis toujours, on fait sécher les piments sur les façades des villages. Depuis peu, on achève les mamies dans des maisons glauques. Mais le basque a des valeurs, des principes, du savoir vivre, et malgré tout ça, il peut faire encore mieux!
Mathieu Maillard est arrivé à Bayonne en 2008, en provenance d’Albi. Une kyrielle de blessures ont blanchi quasiment sa saison. Au début du mois de juin dernier, il est en plein footing. Coup de téléphone de son épouse, son fils Lilian, 2 ans, vient de faire un malaise. Une saloperie de souffle au cœur… Et pendant une dizaine de nuits blanches, tout sera tenté pour sauver le petit. En vain ! Deux jours plus tard, il est inhumé à Saint-georges dans le Tarn et Garonne. A l’enterrement pas le moindre dirigeant Bayonnais, pas le plus petit gouvernant, administrateur ou autre plénipotentiaire. Non ! Il n’y avait qu’une triste, sombre et banale gerbe élégamment envoyée par l'entremise de la très efficace société interflora…
Là, vous me direz que ces braves garçons avaient fait leur maximum, qu’il étaient déjà magnifiques dans la muflerie. Qu’aux jeux Olympiques de la goujaterie nos lascars ne devraient pas être loin du podium ! Hélas, c’est la médaille d’or que nos champions voulaient décrocher. Ils le firent…
Quatre jours après la douloureuse cérémonie, le grand, l’incontournable manager général du bel Aviron, convoque le pauvre Maillard. En un quart d’heure, le généralissime gestionnaire, fait comprendre à son ouvreur en désespérance, que son départ négocié à l’amiable arrangerait le club… Qu’il ne rentre plus dans les plans. Que sa place est là bas, près de la tombe de son fils… Le Mathieu abattu, a baissé la tête, et puis il est parti. Pas la force de se battre. Pas l’énergie pour crier.
Et bien moi tout d’un coup, en lisant cette histoire dans le midol de ce lundi, je réalisai que ce coup là, même Didier Lombard n’aurait pas osé le faire… Que pas une seule Entreprise en France, n’aurait osé demander à un de ses employés, dans la situation de Mathieu, de gentiment sans aller dans l’intérêt supérieur de la société. Je réalisai aussi que, parfois, des gars désespérés, peuvent sauter d’un viaduc pour moins que ça…
Et depuis lundi, je me dis aussi, qu’après avoir lu cette histoire, je ne regarderai plus jamais le derby Basque de la même manière, depuis toujours mon cœur penche du côté des besogneux, des sans grades en ciel et blanc. J’aime la grinta des joueurs et la ferveur de leur public. Et j’imagine que le jour où leur barque se mettra à tanguer et leurs avirons à se briser sur la houle du top 14, je n’aurais pas même un regard, pas même une pensée, pas même l’envie de leur tendre de nouvelles rames…
Je me disais encore, en repliant mes pages jaunes, que décidément nos bonnes vieilles cotations se cassaient la gueule. Que le CAC Ovale avait sacrément du plomb dans l’aile sur l’échelle de nos valeurs !
06.10.2009
Quand Margaux...
Margaux, en oubli de Brassens,
Goûte à son ovale de coeur.
Margaux maligne et adroite,
Lance la balle du bonheur,
Margaux toujours à droite,
Est pile pour son talonneur.
Dimanche j’ai vu les filles de Sassenage perdre un matche où tout était possible. J’ai vu des nanas au cœur gros durant tout le temps et le même palpitant un peu las à la fin… Des points envolés, des essais ratés, des occasions perdues. Mais jamais je n’ai vu les bras s’abattre et les volontés s’envoler.
Bravo les filles !
Rugby Sassenage Isère / Montpellier 6 / 18
Photo de l’excellent Mak Boubeker.
19:44 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
04.10.2009
Autofocus...
Quelquefois les gestes, les mots, les flatulences et autres bruits organiques, dépassent la pensée, l’idée, voire l’esprit ou le niveau sonore et pestilentiel que l’on pourrait qualifier d’acceptable… Souvent nous en sommes dérangés. Mais après quelques explications ou excuses sincères, la bonne éducation nous oblige à absoudre ou à rire de tout cela… Seul l’exercice de la photographie échappe à la règle. Dans la conception d’une image, l’erreur, l’étourderie ou la bêtise et même l’incompétence, ne sont jamais excusées, ni pardonnées. Bien au contraire, souvent, celles-ci renforcent ou détournent magnifiquement l’idée première de l’auteur distrait…
Mais alors que dire, des doigts tendus à l’honneur fragile, et des « auvergnats » stigmatisés par les pontifes républicains porteurs et garants (en principe) de la droiture de nos « mœurs » libres, égalitaires et fraternelles…
Est-ce de la mauvaise éducation ou un autofocus fétide?
Photo: Philippe Durand
10:53 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
30.09.2009
Two years!
Voilà ! Cela fait two years. Deux années écoulées où mes délires subliminaux ovales encombrent les pages de cet esprit en mêlée. Peu nombreuses sont les âmes à avoir laissé une trace lapidaire à la suite des vues et des mots posés ici…Serait-ce de la timidité ? De l’ennui ? Ou bien même une sainte indifférence aux chemins empruntés par mes affections et émotions engendrées par les belles et passionnelles pagelles d’un terrain de rugby …Alors, sans que cela ne soit obligatoire. J’aimerais beaucoup, pour une fois, que les visiteurs anonymes laissent leur emprunte dans le vestiaire oblong et modeste de ce blog.
NB : Depuis cette semaine, pierrot la tombal est l’heureux locataire d’une minute de poésie dans le magazine « Terre de Rugby » sur Télégrenoble. Dans le même esprit qu’ici même, je dirai un texte sur une photographie. Ruck’n’roll a débuté la série, vous pouvez visionner cette instant fugace en cliquant ici :
http://www.telegrenoble.net/?id=1
Puis vous sélectionnez « Terre de Rugby » vous poussez le curseur jusqu’à 42,47 et vous aurez l’indicible honneur d’entendre ma voix suave vous murmurer à l’oreille. Et si vous êtes bien gentils, vous pourrez même m’entr’apercevoir…
19:05 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
29.09.2009
Petite "nalyse" lourde et réchauffée...
Décidément même le rugby est gagné par la surcharge pondérale. Tout devient pesant. Tout s’alourdit, les hommes et les maux, voire même les mots… L’ovale n’échappe pas à la règle. Les deux stades avaient un classico aux jambes bien lourdes, le cabas était bien chargé, les espaces engoncés et les débordements quelque peu adipeux. L’artiste Vincent avait revêtu le gilet fluo des ouvriers qui entretiennent les ponts et balaient les chaussées. En bord d’autoroute, assis sur sa glissière, il regardait les gros bahuts caramboler leurs essieux et renverser leurs remorques. Des toulousains empesés, orphelins de leur magie, laissèrent aux parisiens sans music-hall, le loisir de devenir surtout, des vedettes de barricades…
Et pendant ce temps là, Des grenoblois à l’envie bien trempée, laissaient échapper un matche en terre agenaise. Serait-ce le manque d’ambition ? La mauvaise chance ? La fatalité ? Mais je suis sûr, que l’ami Landreau, tout au fond de ses tripes accrocheuses, ne peut se contenter de ce point de bonus défensif. Décidément, ce lascar me plait de plus en plus…
19:57 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : petite "nalyse" lourde et réchauffée...
24.09.2009
Éthylique utopie...
Je ne peux m’en empêcher. Comme un alcoolique trimbale sa bouteille, mes vieilles utopies s’accrochent à mes veines…Je ne croirai jamais que les beaux joueurs se fabriquent sous les charges décérébrées des chambres froides de musculation. Moi je préfère croire que les grands destins fabriquent leur futur, dans les rêves magnifiés d’un marmouset en manque d’ovale…
Photo de l’immense et regretté Willy Ronis…
20:25 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
21.09.2009
Sextoy!
Quand Wilko prend son pied,
Ce sont les pagelles qui frissonnent.
Quand Mayol se lève et frémit,
C’est encore lui qui érectionne.
La patte de Johnny,
Erogènise la rade.
Le drop de Wilky, sonne!
Et fait mouiller Mourad…
18:08 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
17.09.2009
"Poignées d'amour"...
Il y a des soirs humides et froids où les anciens rugbymans semblent hypnotisés par la balle promise…Ou peut-être alors, est-ce le sourire et les atours lumineux d’une belle donzelle perdue sur le bord les lignes vieillissantes d’un match de birbes immortels…Ou plus sûrement, l’inexpérience d’un talonneur pourtant flétri, possédant un étayage de jeune pucelle, et prenant les testicules de son sauteur pour des poignées de levage.
Photo, Philippe Durand
19:37 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


