25.01.2012
Prise d'élan
17.01.2012
En même temps que la jeunesse
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Le cadeau que m’a fait mon fils pour Noel. La BD de Jean Harambat « En même temps que la jeunesse » Aux éditions Actes Sud, format 16.5x22.5, 160 pages.
Un petit régal de tranches de rugby. Sorte de carnet de voyage, de carnet de vie en ovale, de carnet d’amitié sur le pré. De petits bouts de rien à l’autre bord du monde où les vestiaires et les bières sont toujours les mêmes. Le trait spontané, quasi naïf, et les couleurs sans lumière renforcent le sentiment d’instantané éternel. J’ai beaucoup aimé…
06.01.2012
Ta mère talenquère
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C’est accroché au cou de ta mère talenquère que tout commence.
Cette vision demi-poucet qui te révèle la queue du taureau ou les cornes en mêlée.
Alors tu grimpes sur la pointe de ton nez pour attraper les flâneries de la muleta ou les voyages en chistéra.
Et de ton cœur gros mais pourtant pas très haut, tu rêves déjà, de tes premières passes taurines ou oblongues
Photo trouvée ici.
29.12.2011
Les voeux gueux en rouge et bleu
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Voilà. Je me remets aux mots. Quelques mois que mon clavier n’a pas souri aux joies innocentes d’une victoire en rouge et bleu. Quelques longues semaines où ma libido en berne n’a pas pu honorer une pourtant belle foison d’essais. Et ce, malgré les efforts redoublés et tenaces de ma moitié s’offrant volontaire et nue sur le haut de la rampe d’un classement érectile et lumineux. Serait-ce l’âge ? Le manque d’hormone ? Ou la perte de foi en un jeu que j’imaginais divin ?
Si je devais répondre à ces interrogations, je vous avouerais, sans forfanteries, que je n’ai pour l’instant, et ce malgré mon âge avancé, aucun besoin de la précieuse pilule bleue qui rend aux jockeys déprimés en mal de victoire un moral quasi chevalin. Mes hormones grimpent encore aux arbres comme les jeunes filles en fleurs sur le pommier de ce cher Adam.
Je crois bien que c’est le côté divin qui a fui mon âme déçue. Depuis un certain 2 juillet, la croyance céleste en ma religion Rugby en a pris un coup. Depuis ce fameux jour où le Nikon vital de mon ami Peppino a cessé de photographier l’objet de mes convictions, mon amour pour l’ovale évangile s’est un peu assombri…
Bien sûr, je viens toujours au stade. Bien sûr que comme les vielles bigotes, je trempe mes mains décaties dans le sempiternel bénitier aux eaux sanctifiées. Certainement que je romps le saucisson et que je partage les bières. Assurément que je refais la messe, réécris les sermons, et m’extasie sur les belles homélies. Mais il manque aujourd’hui à ma foi un petit souffle de vie…
Alors en cette fin d’année, comme à mon habitude je ne vous souhaiterai rien. Pas de santé débonnaire. Pas de sous trébuchants ou de gloires certaines. Je n’aime toujours pas les vœux qui se font des nœuds et étranglent sans vergogne le triste destin des amis recevant…
Je n’aime pas les vœux, je conchie cette maladroite pratique qui vous enterre dans l’année les plus belles amitiés.
Je n’aime pas les vœux, je préfère à ces gueux le sourire juvénile des jolies espérances.
J’imagine alors que l’autofocus affectif de mon cher sicilien, celui là même qui savait si bien saisir les effrois marmousets et les rires des poussins, que cet œil lumineux, complice et paternel qui accrochait à son grand cœur en couleur toutes les trognes des gamins en devenir. J’imagine et j’espère que ce souffle qui nous a été enlevé, se retrouvera magnifié et conquérant dans les formidables jambes et la belle rage d’un Lucas Dupont et que celui-ci saura avec ses complices de jeu, rendre à notre éternel photographe tout le penchant qu’il avait pour eux.
Il se pourrait alors que le F.C.Grenoble penche vers le Top 14.
25.12.2011
Mon Sapin à Noel...
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Il est toujours planté mon Sapin à Noel,
Sans les branches de ses bras fourbus,
Sans les boas de ses guirlandes clinquantes,
Il est toujours planté mon Sapin à Noel,
Sans la star de son faîte écimé,
Sans le fatras des présents à son pied,
Il est toujours planté mon Sapin à Noel,
Toujours pareil !
Comme pour mon tout premier Noel…
13.12.2011
Mort aus bigoudis!
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Casque d’or en débord de heaume,
Cheveux en cascade,
Tresse en culbute,
Mèches en fuite,
Mort aux bigoudis !
La fille est au rugby…
Photo, Alain Meyer
01.12.2011
C'est beau un stade le jour!
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Un soleil d’horizon qui patine sur les strass d’un stade, et les monts par-dessus qui se mirent dans les glaces de sa glisse.
Au ciel, rien qu’une mer bleue et entière pour chavirer les étoiles, et dedans, au creux, au fond, vingt mille cœurs pour emplir de sang quelque espérance imaginée.
Photo, Eric Blanco
20.11.2011
Aux brumes de l'enfance
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Il était un petit bandit de grand terrain,
Un tire-laine aux mille pelotes dérobées.
Il était de ces cravateurs sans bords à reluire,
De la race des rosses à peignées.
Il était de ces destins sans poignées,
De ces mâles que personne ne réclame.
Il était de ces vies sans fil à couturer,
De tout un tas de petits comptes sans clôtures.
Mais lorsque son soleil était au plus noir,
C’est aux brumes de l’enfance qu’il aimait à se voir…
Photo, Christophe Couffinhal
16.11.2011
Moi mon pays
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Moi mon pays, c’est un drôle de pays où les frontières sont franches et doivent leur rectitude poétique à la prose géométrique et anguleuse de ce bon sieur Pythagore.
Moi mon pays, c’est un tout petit ciel où les enfants s’accrochent à un drôle de soleil pour décrocher quelques rêves qui trempent dans les jolis espoirs de tous leurs temps forts.
Moi mon pays, c’est un étrange port où quatre misaines à l’ancre font voyager l’instant que l’on voudrait voir durer encore.
Moi mon pays, c’est cocagne ! Les montagnes s’y castagnent, les cœurs s’entre-corps alors que les bras s’en alarment tout en se mêlant très fort.
Moi mon pays, c’est un pays cocasse, ce sont les Présidents qui en restent aux bords. Alors qu’il ne faut aucuns droits de passage, pas même une carte identitaire pour tenter quelques jets qui ne seront pas toujours vains et morts.
Moi mon pays, c’est un drôle de pays, ce sont les poches qui s’endettent et le sourire des filles qui remboursent bien plus fort. Et les soirs de victoires, les nuits de liesse, les heures de fieste on verse encore…
Mon pays n’est en déficit de rien, il n’y a pas de Banquiers de Marchés ou quelques autres Agences « notifaires » Il y a juste un tableau de marque où je dois bien l’avouer, mes défauts de paiement furent, quelquefois, bien plus abyssaux que la dette européenne…
03.11.2011
Le bon lait du pré
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Moi je connais des piliers en maternité,
Des ouvreurs procréateurs,
Des arrières bonnes mères,
Des mamans ovales nourrissant leurs tendres marmailles au bon lait du pré !
Photo, Sébastien Pultrone (l’aide précieux, de la dame ci-dessus, dans la réalisation de leur admirable dessein, assis avec elle)
01.11.2011
Les Kiwis sont enfin gavés...
Ultime nouvelle d’Auckland !
Après 24 ans de disette et une terre tremblante d’inanition, les kiwis sont enfin gavés… Promis ! On ne leur mangera pas le foie
Photo, Guy Pachoud
30.10.2011
Black idea in Auckland...
Il y a comme ça, un drôle de pays du bout du monde, où pour ne plus avoir d’idée Black en tête, on déshabille les filles…
Photo, Guy Pachoud
24.10.2011
Le coeur de Dusautoir.
A croire que Dusautoir n’aura pas voulu faire pleurer les fougères sur les joues de quelques enfants…
Photo, Guy Pachoud
18.10.2011
Miracle à l'Eden...
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Entre les moments de gloire et les sales moutards,
Entre les essais sublimés et les drôles de l’histoire,
Entre les rais de quelques lumières et le deuil de leur flair,
Entre le bleu de leur devoir et le noir de leurs tortionnaires,
Il faudra des tripes,
Un peu plus que de la simple colère,
S’inventer un Haka,
Croire en quelque Déesse,
Imaginer un jeu,
Et pisser sur l’enjeu,
Hurler à la mort,
Tout en restant vivants,
Et alors, peut-être !
Le miracle se produira…
02.10.2011
Faites le!
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Un peu marre de voir des types glabres et bien « customisés » s’afficher en pleine ou demi-page pour des réclames de Dim, de toc et d’escroc. Marre de voir et d’entendre les discours bien policés des tops et des modèles qui ne vaudront bientôt pas plus cher que l’élastique de leurs slips pourtant bien ajustés. Loin de moi l’idée de tirer sur l’ambulance. Pas mon genre de flinguer les gaziers déjà touchés. Pas ma tasse de pisser dans le thé délavé de quelques pékins sans âmes. Je suis un tout petit vieux rugbyman. Je suis un gamin de ces cours sacrées où le rugby était la seule et dernière matière vitale enseignée. J’ai encore le sang de Jean-Pierre Rives qui tache mon maillot. J’ai encore la voix de Couderc dans le ciboulot.
Alors messieurs je vous en conjure, foutez un coup de pied au cul de vos agents qui ne sont même pas de police, et ne vous veulent que le bien que vous leur apporterez… Déchirez-moi touts vos contrats mirifiques ! Balancez-moi par-dessus bord toutes vos fausses contraintes inutiles. Rassemblez-vous en meute. Mordez dans la chance que vous avez. Faites moi quelques razzias de comptoirs. Balancez-vous à la gueule quelques bonnes vérités.
Serrez-vous !
Embrassez-vous !
Morniflez-vous !
Faites quelque chose…
Et après, peut-être que vous irez retremper vos mimines et votre sueur dans la terre que vous avez pourtant oubliée…
29.09.2011
4 ans!
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Voilà, cela fait maintenant quatre ans que ce blog existe. Quatre années à divaguer au fil de mon esprit, sur et à travers la chose ovale. En ce jour anniversaire, je publie à nouveau le texte qui est un peu à l’origine de la création de cet « Esprit en mêlée »
Passe croisée...
La passe pour les alcôves, trottoirs humides ou autre bois sombre parisien est très souvent payante…Au rugby bien que tout aussi intéressée, la passe est toujours offerte !
La passe ovale est un don, une offrande de soi même. Une obole répétée dans la quête dominicale des jubilations sportives…D’ailleurs sur le pré la passe est changeante. Elle peut-être tour à tour, dans l’axe, à hauteur en profondeur, voire vrillée ou même…sautée, ce qui nous amène par inadvertance à croiser notre passe avec la susdite initiale et payante…
Du reste au rugby, la passe n’est pas éjaculatoire, ce n’est pas un but, une fin. Elle est tout simplement la continuité d’une action, d’un mouvement, le prolongement de soi-même…Seule la transmission est importante, qu’importent les sacrifices, quels que soient les tourments, la Passe doit ricocher, rebondir et continuer jusqu’à atteindre le lieu divin et espéré de l’entre pagelles…
Comme quoi l’écart n’est pas si grand entre la passe sportive vertueuse et celle moins athlétique et glorieuse dispensée dans des « stades » aux tribunes moins garnies…
Photo, Philippe Durand
26.09.2011
Les dents des regards.
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Il y a des terreaux où les culs-terreux mangent la terre avec les dents de leur regard.
Drôle de mine, où la même pépite anime toujours les mêmes fards…
Photo, Peter Bush. (Découvert par l’entremise de Sophie)
18.09.2011
Les Elans in New Zealand.
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Tu sais, il y a comme ça des ciels où je voudrais être.
Un nuage sous lequel j’aurais aimé être douché.
Sentir mon sang aux antipodes battre.
Renverser mon cœur vers ces îles inversées.
Partir là bas rien que pour seulement pouvoir y courir.
Y aller simplement pour continuer à jouer…
Mais je n’y suis pas et je dois me contenter de rêver tout cela. Rêver ou regarder mes frangins aux vieilles aiguilles, me tricoter sur le pré ou sur les zincs malfamés l’histoire d’une belle tournée. On a toujours de bonnes raisons pour ne pas faire les choses que l’on désire pourtant vivre… Aujourd’hui, ces prétextes me semblent quelque peu futiles. Je vous livre donc ces photos sur lesquelles je voudrais pouvoir rajouter ma face, et être tout à côté de mon ami Ross(le premier en bas à gauche, sur la première photo) qui a su si bien recevoir mes vieux, mes gras, et Gros Élans.
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13.09.2011
Les Contes à la Coupe...
Avec mon ami Salvi.
Comme l’équipe de France.
je serai, modestement, un peu, moi aussi à Napier ce week-end…
05.09.2011
KAPPA.BLE
K
A
P
P
A
B
L
E
Des fois la réussite ne tient qu’à une seule syllabe…En même temps, quand c’est à :
G
R
E
N
O
B
L
E
Cela devrait être un peu plus facile !
Photo, Matthieu


